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 Coup de blues...

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Synapse

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MessageSujet: Coup de blues...   Dim 20 Aoû 2017 - 22:16

Bonsoir,
je sais pas bien pourquoi mais ce soir j'ai besoin d'en parler, ou au moins de l'écrire, quelque part où quelqu'un puisse l'entendre ou le lire.
Ça remonte bientôt à dix ans... J'en avais 16 ou 17... Des années de problèmes dans ma famille, trop de souffrance à supporter, l'enfer tous les jours.. J'ai du survivre, expier la douleur par la douleur... Je suis couvert de cicatrices aujourd'hui, torse, épaules, bras, jambes..
Je me bat pour m'en sortir, sérieusement, j'ai arrêté l'héroïne, le subutex et la méthadone depuis plus d'un an. Je fais tout pour remonter la pente, je me répète sans cesse que la vie est un combat a mort contre le monde entier ainsi que contre soit même pour me donner du courage, jusqu’à présent ça marche bien, j'étais obèse, je ne le suis plus, j'étais toxico, je ne le suis plus, j'étais déscolarisé, je rentre cette année dans un très bon master dans un domaine qui me plait.
Pourtant...
J'ai l'impression de pas avoir survécu à mon histoire, je suis devenu solitaire, je supporte pas de baisser ma garde devant qui que ce soit, j'ai peur de m'attacher au gens... J'ai l'impression de porter une immense blessure qui m'a tué à petit feu pendant toute ces années, j'avais tellement mal fallait que je trouve un moyen pour pas me foutre en l'air et pas laisser mes frères seuls dans la galère... Résultat je peux même plus me mettre en short quand il fait 35°C, la piscine on oublie, et toute ma vie j'aurais peur de retomber sur un opiacé par hasard car je sais que j'aurais envie de me l'envoyer dans les veines.
J'ai beau tout faire, du sport, des études, me relever du mieux que je peux, fonctionner (a peu près correctement) j'ai peur.
Oui, j'ai peur.
Je met des compresse de dermoval sur les cicatrices, elles réduisent, mais faut dire ce qu'il y est, même en dix ans ça se voit, et beaucoup.
J'ai peur qu'on me voit comme ça, j'en ai même perdu l'envie de retrouver quelqu'un à aimer dans la peur de me mettre nu..
J'ai personne à qui en parler, les psychiatres ne m'on vraiment pas aidés, j'ai peur d'eux autant que j'ai le vertige aujourd'hui, et les gens qui me connaissent me trouvent fort aussi bien dans ma tête que physiquement depuis que j'ai perdu le surpoids que m'avait donné la méthadone en l'arrêtant si bien que pour eux c'est impensable que je sois fragile... Je sais plus comment faire pour parler de ce qui m'a détruit quand j'étais plus jeune, j'ai plus les mots qui viennent car j'ai peur de me montrer vulnérable même en face de gens envers qui j'ai toute confiance.
J'aimerais voir a nouveau le monde avec insouciance.
Comment dire à quelqu'un qu'on s'est injecté tout et n'importe quoi pendant près de 7 ans, comment dire qu'on s'est tellement entaillé la chair qu'on aura probablement des cicatrices à vie un peu partout, comment expliquer tout ça, comment faire pour arriver à se montrer tel qu'on est en réalité, pas seulement un type souriant et riant toujours ? Je sais plus comment faire
Ça me tue de me montrer en permanence aussi fort que je dois l'être pour reconstruire ma vie sans pouvoir faire autrement par peur d'être vulnérable, ça me tue de savoir que je fuirais toujours les miroir en sortant de la douche pour pas avoir à me souvenir.
Comment faire après tant d'années quand on voit que lentement mais surement on s'enferme dans la solitude, incapable de faire autrement ?
Et pourquoi après tant d'années la souffrance se fait toujours sentir, sourde et lancinante au fond de soi...
Bon dieu que c'est dur de vivre et pourtant je ferais tout pour
Au fond il y a des plaies qui ne cicatrisent pas
Je sais très bien que je n'ai rien à demander a personne, après tout, personne ne me doit rien, je jette juste cette bouteille à la mer, et en profite pour dire à tout ceux qui ont dû se taillader pour échapper à la douleur de tenir bon, de la part de quelqu'un qui ne vous connais pas mais qui sait ce que c'est que d'avoir mal, l'esprit s'adapte à tout tant qu'on tient bon, même si le temps paraît bien long...
Bonne soirée
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Synapse

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MessageSujet: Re: Coup de blues...   Mer 6 Sep 2017 - 18:24

J'ai les chocottes pour mon rendez-vous de demain.

Bonsoir le monde, bonsoir internet, bonsoir le néant de l’existence, ce soir j'écrit pour passer le temps et essayer de me calmer.
Demain matin est pour moi un jours inquiétant, un jours ou je vais devoir refaire face a mon passé.
Un jour ou j'affronterais mon avenir.
Pourquoi ?
Parce que depuis que je suis sorti de désintoxication il y a un peu plus d'un an, je ne suis plus retourné voir un toubib.
J'ai même plus de médecin traitant.
Pour bien débuter mon master j'ai décidé de me mettre un coup de pied au cul, de chopper google et de lui faire cracher quelque numéros de téléphone.
J'ai pris RdV avec un médecin au pif. Une femme, comme ça j'aurais moins de mal à parler qu'avec un homme.
Je suis peut-être sexiste, qu'est-ce que j'en sais...
Depuis lundi j'angoisse.
Je vais devoir refaire le tour de mon passé médical qui est franchement lourd pour mon âge.
Va falloir reparler de tout.
Je vais devoir expliquer avec honte qu'il ne faudra jamais, au grand jamais me prescrire certains médicaments.
Pas d'opiacés. Pas ce fameux hypnotique dont je tairais le nom, très facile à obtenir, et qui une fois injecté fait l'effet d'une bombe, une drogue sur-puissante qui fait passer de normal à "mec le plus bourré de la terre en 5 secondes" avec des hallus en prime.
Je vais devoir expliquer pourquoi.
Je m'en suis injecté des dizaines de ces comprimés, et quand j'avais plus de veines en état de marche, dans les artères du poignet, j'ai failli perdre trois doigts.
Et j'ai fait pire.
Ne trouvant plus de veine je m'en était même injecté dans le sexe. Heureusement que c'est une grosse veine assez solide parce que sinon...

Va falloir reparler de la clinique psychiatrique.
Des coups de rasoir.

Je vais mettre en avant le fait que depuis un an j'ai été un bon ptit soldat, j'ai tout fait comme il faut, quasiment pris aucune drogue, légale ou non, fait du sport régulièrement, pris soin de mon alimentation...
J'espère que ça l’empêchera de me juger sur le reste.

Ou du moins que ça contrebalancera son jugement.
J'ai une peur bleue du domaine médical depuis qu'il y a 4 ans un pharmacien m'a traité de "sale drogué", très distinctement, dans sa pharmacie qui était BONDÉE, quand je suis venu avec une ordonnance pour un chevauchement sur du subutex.
Depuis que j'ai vu un nombre pas croyable de professionnel de santé me regarder tout à coup de haut, ou pire, bien pire, baisser les yeux.
Comment va réagir la toubib demain ?

Je suis bien obligé de faire un check up. Parce que jusqu’à présent j'ai fait l'autruche. J'ai jamais fait de test pour le vih ou l'hépatite c. Je sais que mon foie avait ramassé et que je commençait a avoir du cholestérol. Sur ce dernier a mon avis j'ai plus rien parce que je suis même plus en surpoids. Tous ces kilos perdus, est-ce du à mon changement radical d'hygiène de vie ? Je l'espère, sinon...
L'hépatite C ou le VIH, ça c'est une autre histoire.
Demain je vais entreprendre les démarches me permettant de savoir si mon passé de "sale drogué" aura ma peau sur le long terme.
Demain je vais devoir enlever mon T-shirt.
J'espère que la toubib sera compréhensive.
Par pitié faites que mon système sanguin se soit un peu remis et que les prises de sang ne nécessitent pas 10 infirmières, 2h et 36 tentatives.
Que ce moment soit le plus court possible.

Les dernières analyses montraient des résultats anormaux concernant mon foie. J'ai pas voulu faire plus d'examen. J'aurais pas pu supporter une mauvaise nouvelle.
Par pitié madame la médecin, considérez moi comme un être humain demain
Je suis pas un monstre
Pas même une menace
Je ne veux plus jamais voir de dégoût venant d'une blouse blanche.

Je suis ridicule. J'ai du noter sur une feuille les points que je dois aborder, la prise de sang, la pommade pour les cicatrices, la démarche pour avoir un médecin traitant, parce que sinon je vais en oublier la moitié tant je serais pressé de partir.
Je me dirais que j'en parlerais une prochaine fois.
Ben non, pas cette fois ci.
Cette fois-ci il va falloir que je fasse face aux conséquences de mes actes.
Ai-je eu de la chance, ne me suis-je jamais trompé de seringue en prenant celle du mec en train de comater a côté de moi, ai-je toujours mis un préservatif ? Aucune idée, trop de trous noirs dans ma tête.
Pitoyable au possible, j'ai peur depuis trois jours pour une bête consultation de 20 minute.
Je crois bien que j'ai plus peur du regard de cette médecin que d'un diagnostique fatal.

Le sort en est désormais jeté.
Bonne soirée l'univers, que votre vie soit clémente
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Brise-patte

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MessageSujet: Re: Coup de blues...   Jeu 7 Sep 2017 - 1:00

Alors, comment c'est passé ton rendez vous du coup?

C'est un peu court comme réponse face à deux pavés aussi chargés que les tiens.
Tu parles d'expériences traumatisante, de ton rapport douloureux aux drogues...
Est ce que tu as déjà pensé à prendre un suivit psy (psychologique ou psychiatrique) pour... bah pour tout ça en fait. Pour parler de ce dont tu parles là, ici.

Tu parles de blessures qui ne se referme pas, d'un quelque chose qui t'as marqué à vie et à beaucoup
influencé ces 7 dernières années. Ca ne me semble pas anodin. Vraiment pas.
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Synapse

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MessageSujet: Re: Coup de blues...   Jeu 7 Sep 2017 - 17:26

Salut, je te remercie de ta réponse.
Navré pour mes "pavés chargés" ce sont en quelque sortes des divagations personnelles.
Je trouve cela assez cathartique de mettre "sur papier" les émotions grises/noires, histoire de les faire lâcher prise.

Que ta réponse soit courte ou pas, aucun problème, toute aide est la bienvenue.
J'ai vu si je ne me trompe pas, 5 psychiatres et psys différents depuis mes 18 ans.
Autant dire qu'avec le recul, les psychiatres et leurs traitements m'ont bien plus enfoncé qu'autre chose.
Les psychologues (deux dont un sophrologue) m'ont eux apportés un soutien notable mais je ne peux plus me permettre d'en voir dans la mesure ou ils ne sont pas remboursés et qu'en tant qu'étudiant c'est la dèche.
Je vais travailler un peu au noir à coté de mes cours cette année, mais ça ne suffira pas.
Avec l'alternance l'année prochaine je pourrais surement réétudier la question, en attendant, malheureusement je ne peux pas consulter de psychologues.
Quand aux psychiatres... De ma vie je ne mettrais plus les pieds dans un de leurs cabinets !
Je m'explique, d'une part c'est pour moi extrêmement dur de m'ouvrir, de parler en face de quelqu'un, sans l'anonymat d'internet, de mon enfance/adolescence chaotique.
Chaque fois que j'ai fourni cet effort, ça a été a perte. J'ai eu droit à un qui s'en fout et qui attendait juste la fin de l'heure pour récupérer son argent, et l'autre, honnête, me disant qu'il ne pensait pas être en mesure de m'aider.
La dernière psychiatre qui m'a poussé à m'ouvrir et à lui faire confiance, c'était fin 2015, peu avant mon sevrage méthadone.
Je ne voulais pas aller en clinique psychiatrique, elle m'a poussé, me disant qu'elle allait m'aider, que ça irait mieux...
Tout ça pour que je ne bénéficie que d'un RdV sur deux de la part de la clinique, pour problèmes divers à chaque fois.
J'allais pas bien du tout, j'ai craqué plusieurs fois.
La première fois, juste avant mon passage du subutex à la méthadone, ou je m'étais injecté le subutex qu'ils me donnaient le matin au levé.
Je dois avouer avoir trahi leur confiance en faisant semblant de le mettre sous ma langue, avant de le recracher, et de me l'envoyer dans les veines.
Je me suis dénoncé tout seul au moment de passer à la méthadone qui elle n'est pas injectable sous forme de sirop.

Je me suis fait engueulé quelque chose de concret. Le visage avenant était devenu un visage colérique.
Je me suis dit que j'aurais mieux fait de fermer ma gueule.
Ensuite, on m'a choppé dans cette même clinique en train de faire des trucs d'adultes (... sans commentaires...) avec une autre patiente.
Second carton jaune.
Sur ces quelques mois passé dans cette institution je n'ai profité que d'environ 40% de mes RdV psychiatre et psychologue. Le psychologue, sur trois-quatre mois j'ai du le voir une fois par semaine, je ne l'ai vu que 3 fois.
La psychiatre, une fois sur deux.
Problème de personnel, patients plus urgents, il y avait toujours une raison.
J'allais de plus en plus mal, je me suis ré-injecté des trucs. Ce fameux somnifère qui défonce, toujours, je l'avoue, après avoir fait semblant de l'avaler.
Je n'ai pas avoué avoir déconné cette fois-ci, je ne voulais pas me faire renvoyer, mais je me suis fait chopper avec une seringue usagée. Résultat, renvoyé de la clinique psychiatrique.
Ouais, j'ai réussi à me faire renvoyer d'un HP.
Je mettrais ça dans mon CV, comme un genre de haut fait.

Bref après je suis entré en cure de désintox qui à duré 5 mois de souffrance pas possible (sérieux, un sevrage de méthadone c'est juste indescriptible comme enfer...).
Dans cette clinique franchement sinistre, j'étais censé voir le psychiatre tous les jours.
Je n'y allait que rarement, j'étais trop mal en point. Mal aux os, jambes qui tirent, mal de dos, mal au ventre, yeux/nez qui coule, chaud et froid en même temps, insomnie totale (genre je passait des semaines à dormir moins d'une heure par jours), nervosité extrême...
Je sais pas comment j'ai tenu, à insister à continuer de baisser le dosage de méthadone de 5mg par semaine jusqu’à arriver à 0.
J'étais à 90mg au début. Aujourd'hui, une telle dose me tuerais, je suis fier de plus être dépendant (en tout cas physiquement ça c'est sur) à quoi que ce soit.
Le truc c'est qu'à ce rythme, j'étais pas loquace, donc le psychiatre à rapidement laissé tomber, et je le voyais 5 minutes par-ci par là, pour réduire les doses.
Je n'ai rien à reprocher à ce psy là.
Je ne peux plus me confier à un psychiatre depuis lors. Impossible. J'ai essayé en septembre cette année, j'ai trop peur d'eux, c'est viscéral. Outre le fait que leurs "médicaments" m'ont tous fait du mal, même en refusant toute prescription, je serais plus rassuré face à un serpent qu'a un psychiatre. Allez baisser votre garde et vous ouvrir dans ces conditions.

Non, ce qui a marqué ma vie de façon si négative n'est pas anodin. Oui, je pense que ces blessures ne se refermeront jamais et je m'y fait, j'apprend a vivre tant bien que mal avec.
Mon histoire à moi, c'est que mon père (avec qui tout va bien aujourd'hui, c'est même lui mon principal soutient), ayant ses propres problèmes, me battait quand j'étais petit. Assistantes sociales et cie.
J'étais turbulent, j'ai été diagnostique dans le haut du spectre autistique. En gros j'ai la chance et l’immense plaisir d'avoir un QI (prononcer kiwi parce que haha c'est drôle) plutôt supérieur à la moyenne, une hypersensibilité émotionnelle, des problèmes d'hyperactivité, une maturation intellectuelle plus rapide et une maturation émotionnelle plus lente.
J'ai appris à maîtrise mes émotions aujourd'hui, mais ça plus ça plus ça...

Surtout que c'était que le début des mes problèmes, j'ai subit par la suite de fortes maltraitance émotionnelles venant de ma mère durant toute mon adolescence. Mes frères étaient pas en reste, mais j'étais l’aîné. On a tous bien ramassé après le divorce.
C'est pour ça que j'ai commencé à me mutiler puis à prendre de l'héroïne.
C'était ça ou le suicide.
J'avais essayé de me suicider à 9 ans, mais le sac en plastique est tombé de ma tête quand je me suis évanoui, et j'ai repris connaissance.
J'ai fait ça par peur de mon père parce que j'avais fait une connerie et que j'allais ramasser. Il me fichait une peur bleue quand j'étais petit.
L'héroïne est un fantastique anti-douleur moral.
J'ai pris de la came pour survivre, protéger mes frères de ma mère du mieux que je pouvais.
Oh oui, ma mère a fait des trucs qu'une mère est pas sensée faire.
Alcool, anxiolytique.
Plusieurs fois j'ai du appeler les pompier parce qu'elle était ingérable, beuglait à poil dans la rue.
Une fois, elle m'a fait des avances, toute nue.
J'avais quoi, 15 ans ?
Après, j'ai eu ma première penne de cœur, et ça a été la descente aux enfers.

Aujourd'hui je déculpabilise, comment vous voulez que ça se termine bien une histoire comme ça ? Je peut m'estimer heureux de pas avoir chuté plus bas, ou du moins d'être arrivé à me relever.
J'aimerais tellement que quelqu'un se rende compte, comprenne ce que j'ai vécu, l'horreur quotidienne pendant des années, la drogue et le rasoir pour seul réconfort.

Ouais, je pense que je m'en remettrait jamais. Je pense que entre ça et les cicatrices, ça va être dur dur de fonder une belle histoire d'amour (pour moi c'est ça le pire). Mais je m'y fait.
Quand la vie te chie sur la gueule en continu pendant des années, tu la regardes, et tu lui tend un majeur en souriant, et tu lui dit "tu vas voir, je vais te montrer, moi, sal*pe".
Alors je vais vivre, tout faire pour être heureux.
Vivre, pour ne pas me suicider, parce que je n'ai PAS LE DROIT de faire ça à mes petits frères.
Etre heureux, POUR mes petits frères.
Ça veut dire un esprit saint dans un corps saint. Pour le corps saint, je verrais demain matin lors de la prise de sang.
Pour l'esprit saint, ben... Ça risque d'être plus long. Je dois me rapprocher de mes amis, sortir de ma solitude.

A ce propos, oui j'ai eu de la chance avec le médecin ce matin, je voyais qu'elle savait pas bien quoi me dire, mais elle était compatissante et ne m'a pas jugé.
Par pitié que plus personne ne me regarde comme si je n'étais pas un être humain à cause de ce que j'ai fait subir à mon corps.
Par pitié.
J'ai eu de la chance. Elle est "anti" médicaments psychotropes, c'est parfait.
Ensuite on verra demain.
Ah, les prises de sang et moi, c'est à chaque fois des moments glorieux. Vu que j'ai pas touché à une seringue depuis plus d'un an, peut-être mes veines seront en meilleur état, sinon ça va encore être la boucherie pendant une heure pour finir par récupérer la moitié du sang nécessaire en utilisant une veine impossible à chopper vers la tranche du pied.
Ouais, c'est du vécu.
Je saurais bientôt comment mon foie s'est remis (ou pas), si j'ai choppé une hépatite ou le sida.
Ça ça m'inquiète je l'avoue.
Pas qu'un peu.
Mais je divague encore, comme je disais. Et j'ai encore pondu un pavé (désolé...). Mais faut dire, en ce moment ça soulage.
Courage, courage, la vie c'est se retrouver a poil dans un champs de ronces et d'orties, la seule chose à faire c'est de faire ce chemin avec le sourire et de donner tort au destin !

Pour mes petits frères.
Merci d'avoir lu si vous avez lu, rien que le compteur de lectures qui grimpe me réconforte.
Merci à vous
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Brise-patte

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MessageSujet: Re: Coup de blues...   Sam 9 Sep 2017 - 17:11

Ne soit pas navré pour tes textes. S'ils sont là tel qu'ils sont, c'est que c'était nécessaire pour toi,
je pense.
Avoir une bulle pour pouvoir parler librement ça a du bon. Comme tu le dis, c'est cathartique.
(et ce n'est pas moi avec mes 4-5 miles postes qui vais dire le contraire xD)


Je lui un peu tout ce qui t'es arrivé en HP. Si j'avais à blâmer quelqu'un, ça serait plus contre le système des HP en générale que ta conduite. Mention pour le renvois, c'était complètement inconscient comme comportement et de l'abus d'autorité gratuite au détriment des soins. Idem pour les engueulades... Merci l’infantilisation des patients quoi...


Tu peux être fière de ton arrêt de la méthadone wai Oo !
Ca à l'air complètement hardcore comme sevrage ^^"

Mais tu n'as pas de suivit pour ton autisme Oo
'enfin, si tu as été diagnostique sur le spectre autistique et HQI... pfffff on est tellement à la ramasse en France sur la prise en charge des personnes autistes... Ca me fout les nerfs ce genre de situation. Idem pour le non suivit suite aux violences que tu as subit. Les trauma ça ne part pas comme ça, et c'est impératif d'être prit en charge rapidement.



Je te répond en mp plus tard (dès que j'ai le temps de me poser en fait) pour le reste. J'ai lu.
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Synapse

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MessageSujet: Re: Coup de blues...   Mar 12 Sep 2017 - 19:40

Salut à toi, et merci pour ta réponse.
Je suis effectivement content d'avoir trouvé cette bulle, ça m'a permit de lâcher un peu de pression quand à mon inquiétude sur mon état de santé (tout va bien d'ailleurs, mon organisme à beaucoup récupéré en un an !).

Pour ce qui est de l'HP je tenais juste à dire que j'étais conscient de mes torts. Cependant je leur en veux beaucoup, même si la sagesse me pousse à dire que si j'en suis arrivé à ou j'en suis c'est aussi à travers ce genre d’expérience négative. En d'autres termes, peut-être qu'en un sens ça m'a permis de trouver la force de me débarrasser d'une addiction aux TSO qui me pourrissaient la vie.
Et oui, déjà que passer de 90mg à 0 en un peu plus de 3 mois c'était un véritable enfer, genre je préfère me péter les deux jambes, crever, tout ce que tu veux plutôt que de repasser par là !
Sérieux, même un sevrage à l'héroïne, franchement affreux comme expérience, c'est simple à côté.
Et encore j'imagine pas ceux qui ont arrêté la métha à la dure, j'ai eu des témoignages c'est quelque chose.
Je veux bien comprendre aujourd'hui pourquoi la grande majorité de ceux qui sont sous TSO le sont à vie.
Pour ce qui est de mon autisme, de mon je sais pas quoi au cerveau... Ben on m'a donné cette info, comme quoi j'étais surement quelque part pas loin d'avoir le syndrome d'asperger très tard, en gros ça me fait une belle jambe. Je sais pas quoi en faire.

Que veux tu me dire qui nécessite de passer par messagerie privée ??
Bonne soirée Wink
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