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 Automutilation périodique et raisonnée.

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4 participants
AuteurMessage
ThisIsATest




Nombre de messages : 2
Localisation : Toulouse
Date d'inscription : 03/03/2013

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MessageSujet: Automutilation périodique et raisonnée.   Automutilation périodique et raisonnée. Icon_minitimeDim 3 Mar 2013 - 6:36

Bonjour à tous,

Avant toute chose, je voudrais préciser que si les concepts auxquels je vais me rapporter sont traditionnellement reliés à des émotions désagréables, ce n'est pas le cas ici.

Je voudrais apporter un témoignage qui me semble différent de ce que l'on aurait l'habitude de lire.

Cela fait quelques années maintenant que je ne ressens plus les sentiments. La joie, la tristesse, la solitude, la peur ; tout ça, je ne le ressens plus. Ça n'a pas été brusque, doucement je me suis mis à inhiber toutes les choses qui me semblaient irrationnelles, pour ne plus penser qu'à des choses qui étaient réfléchies, et qui ne me semblaient plus inexplicables.

Aujourd'hui, je vis seul, sans aucune attache, et sans jamais être malheureux.

Les relations sociables me demandent énormément d'effort tant les choses ne me paraissent pas innées. Il faut sans cesse que je réfléchisse, que j'analyse ce qu'il se passe, ce qu'il se dit, pour formuler une réponse adaptée et paraître le plus naturel possible. Je n'ai pas d'ami, et je ne cherche pas à en avoir, mais je me retrouve régulièrement dans des situations où il faut que je parle aux gens et que je tisse des relations avec les autres.

Malgré tout, je m'automutile régulièrement depuis 6 ans environ.

Si les causes peuvent différer, le message que j'essaie de me passer en m'automutilant est toujours le même : se souvenir de la douleur, puisque c'est la seule chose qui soit capable de court-circuiter mes pensées.

Pourquoi continuer à faire semblant, pourquoi faire tous ces efforts envers les autres alors que quoiqu'il arrive, ma situation ne changera pas, et je ne serais ni plus heureux, ni plus malheureux ? Quand cette question revient en boucle, je vais m'automutiler, et pendant quelques jours, je me souviendrai à chaque mouvement de la ligne que je me suis décidé à prendre.

Je n'ai pas vraiment idée de ce que les gens pensent de moi. Certaines personnes s'attachent à moi sans que je ne comprenne vraiment ce qui les motive, et globalement les gens m’apprécient, surement parce que dénué de prétention ou d'estime pour moi-même, je suis quelqu'un de très serviable.

Demain continuera comme aujourd'hui, je continuerai ma vie, tentant de paraître normal aux yeux des gens qui j'aurais à côtoyer, sans garder aucune trace de ce que j'aurais fait dans la journée, et ceci recommencera les jours qui suivront.
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Stoic & the Fish

Stoic & the Fish


Nombre de messages : 1283
Age : 38
Date d'inscription : 27/11/2011

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MessageSujet: Re: Automutilation périodique et raisonnée.   Automutilation périodique et raisonnée. Icon_minitimeDim 3 Mar 2013 - 11:40

Citation :
Cela fait quelques années maintenant que je ne ressens plus les sentiments. La joie, la tristesse, la solitude, la peur ; tout ça, je ne le ressens plus. Ça n'a pas été brusque, doucement je me suis mis à inhiber toutes les choses qui me semblaient irrationnelles, pour ne plus penser qu'à des choses qui étaient réfléchies, et qui ne me semblaient plus inexplicables.

Sceptique.
Pas sur la méthode mais sur le résultat.
Réfrener l'expression des émotions,rationaliser +++ et s'en distancier c'est très réalisable,pas mal de monde le fait et à plus forte raison avec les émotions désagréables.Ou celles qui amènent des perturbations importantes ou ou ou enfin on s'en fout.Juste ça n'a rien de wtf comme démarche.
Inhiber ses émotions dans une certaine mesure pourquoi pas mais parvenir à les supprimer totalement j'ai l'impression que c'est se donner bcp de crédit.
A mon avis un leurre.Et plus tot tu l'abandonneras,ça et la systématisation qui va avec plus tot tu pourras recommencer à bosser sur tes émotions sans partir dans une voie de garage.

Citation :
Les relations sociables me demandent énormément d'effort tant les choses ne me paraissent pas innées. Il faut sans cesse que je réfléchisse, que j'analyse ce qu'il se passe, ce qu'il se dit, pour formuler une réponse adaptée et paraître le plus naturel possible. Je n'ai pas d'ami, et je ne cherche pas à en avoir, mais je me retrouve régulièrement dans des situations où il faut que je parle aux gens et que je tisse des relations avec les autres.
Les relations sociales c'est pas inné.Pour personne.Ca demande un travail de compréhension à un moment donné,un travail d'adaptation plus ou moins long en fonction de soi,des autres et des situations rencontrées.
Oh et donner des réponses adaptées(à un contexte,des attentes explicites ou je ne sais pas quoi)ça peut etre très différent d'etre naturel et spontané.

Pas bien compris ce que tu obtiens de l'am.Tu peux reformuler pour un cerveau en économie d'énergie pliz?

Et une dernière question.Sans émotions quelles sont tes raisons de vivre?Quels objectifs tu as bien pu te donner qui te motivent à mettre ton corps en branle le matin?Curiosité.

Si tu peux aller te présenter dans la partie ad hoc c'est pas mal aussi.Il est implicitement convenu que c'est plus sympa de lire qqun aprés un bonjour en bonne et due forme,pas axé sur un problème comportemental,un trouble de l'humeur ou une plaie infectée.Présentation ou tu pourrais par exemple expliquer le machin de chimie que tu utilises comme avatar,donner tes gouts cinéphiliques ou ton parfum de glace préféré.Surtout le 1er qui m'interesse en fait.
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H

H


Nombre de messages : 6633
Date d'inscription : 12/01/2008

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MessageSujet: Re: Automutilation périodique et raisonnée.   Automutilation périodique et raisonnée. Icon_minitimeDim 3 Mar 2013 - 14:05

Sceptique également. Je ne doute pas forcément que tu ne les ressentes plus, mais je pense qu'elles sont probablement encore là (même si tu ne dis pas le contraire, il me semble). Et ça peut te jouer des tours.

Le piège dans lequel il est assez facile de tomber, c'est de "supprimer" la capacité à identifier, mettre en mots et donc ressentir vraiment l'émotion, sans forcément que celle-ci soit absente.

Le fait de te poser des questions, pourquoi continuer à faire semblant etc. et t'automutiler quand tu es dans cette période de questionnements, me fait penser qu'il y a effectivement encore quelque chose. Sinon, je ne vois pas pourquoi tu te poserais des questions.

Je tire ce point de vue de ma propre expérience, donc ça peut être biaisé, mais je reconnais pas mal mon propre fonctionnement dans certaines des choses que tu décris, un peu moins aujourd'hui qu'il y a ne serait-ce que quelques mois, mais le fait de devoir me rendre à l'évidence qu'il restait en fait des émotions même si j'étais incapable de les identifier et de les ressentir autrement que physiquement (alors que psychiquement, rien) a été une étape nécessaire.

Je pense pas forcément que tu doives changer, devenir un pro des relations sociales et renouer complètement avec une vie émotionnelle épanouie et blah blah blah. Parce que je ne pense pas que ce fonctionnement soit forcément pathologique, anormal ou que sais-je. Mais je tenais à dire qu'être capable d'identifier ses émotions n'est pas un inconvénient, c'est un avantage. Bien plus que les mettre au second plan et espérer qu'on ne se fasse pas submerger.

Pour résumer mon message : le fait que parfois tu fasses une amorce de remise en question et recoures à l'AM pour court-circuiter tes pensées et rester dans la ligne que tu t'es construite, me fait penser qu'il y a quand même quelque chose qui pourrait t'être bénéfique à être travaillé. Pas que tu sois malheureux, mais ne pas devoir court-circuiter ses pensées, ça reste bon à prendre.

Une autre question qui change un peu de sujet, mais ça m'intéresse parce que je suis possiblement dans le même cas, que veux-tu dire par "dénué d'estime pour toi-même" ? C'est également une expression que j'utilise pour me qualifier, mais apparemment c'est généralement pris comme "j'ai une très mauvaise estime de moi-même" alors que le sens que j'y donne est littéral, aucune estime, ni positive ni négative. C'est pareil pour toi ou c'était un recours à cet euphémisme bien connu ?
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ThisIsATest




Nombre de messages : 2
Localisation : Toulouse
Date d'inscription : 03/03/2013

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MessageSujet: Re: Automutilation périodique et raisonnée.   Automutilation périodique et raisonnée. Icon_minitimeDim 3 Mar 2013 - 15:05

Citation :
A mon avis un leurre.Et plus tot tu l'abandonneras,ça et la systématisation qui va avec plus tot tu pourras recommencer à bosser sur tes émotions sans partir dans une voie de garage.

Ce qui pouvait demander un travail sur moi-même il y a 3-4 ans se fait sans aucune réflexion aujourd'hui. Je ne ressens plus les choses non plus parce que je les inhibe, mais parce qu'elles ne m'atteignent plus du tout, et je ne pense pas être capable de faire le chemin arrière. Comme un Homme qui se serait coupé les jambes : pendant un temps il continuera de se représenter ce à quoi ressemblait un mouvement, mais au bout d'un moment il aura totalement oublié ce à quoi cela ressemblait, et il lui sera impossible de s'en souvenir.

Citation :
Pas bien compris ce que tu obtiens de l'am.Tu peux reformuler pour un cerveau en économie d'énergie pliz?

Il y a ce que je fais, la manière avec laquelle je me comporte, et il y a ce que je pense intérieurement. Si les deux se correspondaient complètement, je me retrouverais à rester seul sans parler à quiconque et ce, indéfiniment. Mais vu que je suis encore étudiant, il faut que je rapproche un minimum des autres, et que je fasse des efforts pour sembler sociable. Quand j'ai l'impression d'aller trop loin dans ce sens, ou quand j'ai gravement raté l'analyse d'une situation ( ce qui arrive périodiquement quand toute relation sociale doit être réfléchie et analysée ), je m'automutile. Une sorte de rappel à l'ordre, un message qui me dit : " Souviens-toi de ce que tu t'es dis à tête reposée ". Et pendant un laps de temps de quelques jours, le temps que les douleurs s'estompent, toute la journée j'aurais ce message en tête, et je vais rapprocher mes actions de ce que ce message me dit. Comme un animal qui aurait tendance à aller un peu trop loin dans les champs. Imaginons qu'il s'entaille une jambe, et ba pendant quelques temps, à chaque pas il se souviendra : " Tu ne dois pas aller là bas ".

Citation :
Et une dernière question.Sans émotions quelles sont tes raisons de vivre?Quels objectifs tu as bien pu te donner qui te motivent à mettre ton corps en branle le matin?Curiosité.

Je n'ai aucune raison de vivre. Mais pour y avoir souvent réfléchis, je me suis interdit de remettre en cause le fait que je vis et que je dois continuer à le faire. Non pas que cela soit rationnel, non pas que cela m'empêche d'y penser régulièrement, mais vu que ma réponse à " Pourquoi je vis " est " Pour rien ", il est préférable de m'imposer une sorte de conjoncture ( au sens mathématique ) : une règle que je ne cherche pas à démontrer ni à remettre en question. Cette règle est : " Tu vis, point. " A partir de là, je laisse les choses se faire et continue de vivre en fonction de ce qui se passe.

Citation :
tu pourrais par exemple expliquer le machin de chimie que tu utilises comme avatar,donner tes gouts cinéphiliques ou ton parfum de glace préféré.Surtout le 1er qui m'interesse en fait.

Je n'ai aucun goût. Je n’apprécie ni le cinéma, ni la musique, ni la nourriture. La Molécule a une structure qui ne m'a jamais semblé intuitive, je me suis donc forcé à apprendre ce qu'elle signifiait et comment elle fonctionnait, un peu comme la manière avec laquelle je vis les choses.

Citation :
Pour résumer mon message : le fait que parfois tu fasses une amorce de remise en question et recoures à l'AM pour court-circuiter tes pensées et rester dans la ligne que tu t'es construite, me fait penser qu'il y a quand même quelque chose qui pourrait t'être bénéfique à être travaillé. Pas que tu sois malheureux, mais ne pas devoir court-circuiter ses pensées, ça reste bon à prendre.

Je suis assez d'accord avec toi. Le fait est que je ne vois pas l’intérêt ni d'arrêter ce que je fais, ni d'essayer de voir ce qui pourrait ne pas aller puisque mon mode de vie me permet d'être pleinement épanoui. Cela fait plus d'un an je pense que je n'ai jamais ressentis de tristesse, autant continuer comme ça.

Citation :
Une autre question qui change un peu de sujet, mais ça m'intéresse parce que je suis possiblement dans le même cas, que veux-tu dire par "dénué d'estime pour toi-même" ? C'est également une expression que j'utilise pour me qualifier, mais apparemment c'est généralement pris comme "j'ai une très mauvaise estime de moi-même" alors que le sens que j'y donne est littéral, aucune estime, ni positive ni négative. C'est pareil pour toi ou c'était un recours à cet euphémisme bien connu ?

Le sens y est littéral, aucune estime, ni positive, ni négative. Je vois mon corps comme un assemblage de systèmes organiques dénué d'âme ou de sens religieux. A mon avis, quelqu'un d’extérieur y verrait un comportement suicidaire, il n'en ai rien. Je module mon temps de sommeil et mes repas comme un esclave le ferait vis à vis de son maître, je ne fais pas attention aux blessures que je pourrais me faire involontairement, etc etc ... Je n'ai juste aucune estime de moi-même, quand je me retrouve à devoir subir les conséquences de mon manque d'égard avec moi-même, je le fais sans broncher et sans me plaindre. Après, contrairement à ce que ce texte pourrait laisser entendre, je ne consomme aucune substance qui pourrait altérer ma vision des choses : pas de drogue, pas de médicament.
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Perceneigeflores




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MessageSujet: Du vécu   Automutilation périodique et raisonnée. Icon_minitimeVen 29 Mar 2013 - 15:37

Après des années de galère, des dépressions pas soignées je suis devenue comme un mur, imperméable, tout le monde me disait que j'avais de la chance d'être comme un canard.
Je m'étais tellement endurci que rien ne m'atteignait, ce que je croyais, par contre ma fille en a terriblement souffert on peut en parler maintenant qu'elle est mariée avec un enfant.
Il m'a fallu descendre au fond du trou, et me relever seule, pour de nouveau avoir des sentiments.
Il ne faut pas rester comme ça car après il faut des années pour se remettre et encore. Je ne suis plus comme avant. Bonne chance
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MessageSujet: Re: Automutilation périodique et raisonnée.   Automutilation périodique et raisonnée. Icon_minitime

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