Forum AM-Entraide

Ce forum est notamment consacré à l\'entraide autour des problèmes d\'automutilation.
 
AccueilRechercherS'enregistrerConnexion

Partagez | 
 

 On m'impose une limite

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas 
AuteurMessage
Peach



Nombre de messages : 26
Age : 28
Date d'inscription : 02/12/2016

MessageSujet: On m'impose une limite   Ven 2 Déc 2016 - 6:12

Voilà ..

J'ai toujours eu des tendances anorexiques, depuis mes 14 ans (donc depuis treize ans environ).
Jusqu'à présent, ça passait, j'étais maigre certes, mais on me laissait tranquille, je gérais.

J'ai été hospitalisée le mois dernier pour une intoxication médicamenteuse, dans le même hôpital où je suis suivie depuis un an pour mon poids. Et depuis ce dernier séjour, mon médecin m'impose un poids-limite en dessous il m'hospitalisera contre mon gré (il n'a jamais officiellement levée l'hospitalisation à la demande d'un tiers, ce qui veut dire que je "dois" obéir).

Sauf voilà .. Je sais qu'on ne doit pas parler de son poids ici. Mais je me trouve très bien comme je suis, j'ai un IMC un peu en-dessous de la norme, mais rien d'alarmant. Mon médecin a décidé de fixer cette limite au poids que je fais actuellement (alors qu'il m'a connu avec pas mal de kilos en moins).

Le problème est que je suis très stressée en ce moment. Je dors très peu et très mal et je n'ai absolument pas d'appétit. Je vois mon médecin chaque semaine et il me pèse systématiquement. Il ne prend pas en compte le facteur "stress", seulement mes antécédents. Et vu que j'ai eu des variations .. extrêmes .. de poids depuis un an, il me met une pression supplémentaire. C'est comme une menace qui traîne dans ma tête et qui me noue l'estomac. J'ai des nausées dès que je commence à manger un truc, ça plus les troubles digestifs qui vont avec le stress. Je sais que je suis en train de perdre, mais cette fois, c'est comme si c'était mon corps qui se révoltait contre toute cette bouffe  No

Je me bats contre, j'essaye de manger. Mais je suis épuisée physiquement et moralement, j'ai la menace de l'hôpital dans mon esprit. Bref, je suis super sur les nerfs.. et j'ai toujours perdu du poids quand j'ai été dans cet état.

J'ai enfin retrouvé du travail et je ne peux pas me permettre de me faire arrêter alors que je n'ai même pas commencée (mon contrat débute d'ici deux semaines). Mais comme je n'arrive pas à dormir malgré une forte dose de somnifères (ou alors des réveils à 4 heures du matin et impossible de me rendormir), je rajoute une couche de stress en me répétant sans cesse que si je n'arrive pas à enfin dormir, je ne tiendrai jamais le coup pour un travail.

J'ai fait trois séjours en psy pour un "gavage forcé" en moins de onze mois et j'en garde un souvenir atroce et humiliant.  pale  Je n'en parle pas à mon mari car je ne veux pas qu'il me mette une pression supplémentaire, même si ça part d'un bon fond. Et puis je ne veux pas le stresser à mon tour.

Je me sens comme une bête de foire qu'on pèse semaine après semaine, rajoutez les rdv avec les infirmières, la thérapeute, bref, on me parle de ma maladie, de mon poids, maladie, poids, jour après jour.

Le travail me permettrait de sortir du cadre de la "maladie". Mais j'ai peur de ne pas être à la hauteur, d'être arrêtée dès le début. C'est un CDD assez court donc je dois faire 'profil bas' pour avoir une chance d'être renouvelée.


Je ne sais pas ce que j'attends de ce post  Neutral
J'avais besoin d'en parler sans qu'on me stigmatise ou qu'on me classe derrière un diagnostic.
Embarassed
Revenir en haut Aller en bas
Vanish

avatar

Nombre de messages : 648
Age : 31
Date d'inscription : 11/09/2014

MessageSujet: Re: On m'impose une limite   Ven 2 Déc 2016 - 20:26

Plutôt normal d'avoir besoin d'en parler... Je pense que le premier pas serait d'avoir cette discussion avec ton médecin. S'il ne lèvera pas nécessairement la "menace" d'une hospitalisation (ce qui au vu tes antécédents, reste difficile à blâmer sans se dire qu'il prenne le risque d'être total irresponsable), peut-être peut-il t'aider à relativiser ce que tu vis comme une pression, te donner des conseils pour que le stress ne se traduise pas automatiquement par un poids en chute libre...

Il n'y a pas à avoir peur de "stresser" ton médecin. Enfin, même s'il est sympathique au demeurant (j'en sais rien, tu me diras ^^), il n'y a pas de lien affectif, le gars fait juste son job du mieux qu'il peut, et dans ce cas-ci, tu as bien conscience que ça part d'une bonne intention, à savoir garder une sécurité par rapport à ton poids.

Je pense que la limite "au-dessus" est aussi une stratégie... parce que s'il doit te rattraper alors que tu as déjà perdu davantage, les mauvais réflexes risquent d'être déjà trop installés... Et en soi, je ne pense qu'il ait complètement tort de poser des gardes-fous.

Aurais-tu l'occasion de lui en parler ? Si ça te stresse trop, le lui écrire (ou imprimer ce que tu as mis dans le sujet, ça me parait honnête) ?
Revenir en haut Aller en bas
Peach



Nombre de messages : 26
Age : 28
Date d'inscription : 02/12/2016

MessageSujet: Re: On m'impose une limite   Sam 3 Déc 2016 - 7:36

J'ai un lien "spécial" avec ce médecin. Il me suit depuis 2013 alors que je venais de frôler la mort. Il a été le seul à pouvoir me faire parler et à ne jamais me lâcher (Avant, j'avais l'habitude des psys qui me revoyaient entre eux comme un ballon, en disant qu'ils avaient tout essayés). Il me connaît, il m'a connu en isolement, il m'a suivi pendant les deux années où ça allait mieux. Et puis il a assisté à la chute libre en essayant de me faire raisonner.

Mon mari me répète souvent que si désormais j'ai peur en y allant, ce serait le moment de demander au CMP d'en changer de psy. Mais je ne veux pas, je me dis peut être que c'est passager, peut être qu'il y aura enfin à nouveau une période de "mieux".

Je l'ai vu il y a deux semaines. Pendant la semaine qui précédait le rdv j'avais pris du poids et quand les infirmières m'ont pesé, il m'a dit que c'etait "bon". J'espèrais qu'il me laisserai tranquille si j'avais un poids acceptable et résultat, pendant les deux dernières semaines il n'a pas contrôlé ! Sauf jeudi dernier, avant-hier .. Inutile de dire que j'avais reperdu tout ce que j'avais prise à un kilo près.


Je lui parle de mes craintes. J'ai écrit une sorte "d'histoire", une auto-analyse de mon rapport à la bouffe depuis que je suis gamine. Je voulais le faire pour la thérapeute (je fais le plus gros boulot avec elle, je la vois jusqu'à 4 fois par semaine) pour qu'elle me comprenne mieux. Et parce que je n'arrive pas à en parler. Le document fait quand même 10 pages ordinateur donc je ne pense pas que je vais le montrer à mon médecin (le psy)

Mais je bloque totalement No Je vois mon psy dans deux semaines et je stresse déjà parce qu'il va comparer le chiffre à celui d'il y à jeudi et avant. Rien que penser "manger" me mets dans un état de stress pas possible. Je sais que mon psy a le pouvoir de me renvoyer en cet endroit tant détésté, j'aimerais juste qu'il .. Je ne sais pas, qu'il essaye de comprendre que sa façon de faire est contra-productive.

A vrai dire en ce moment je place mon espoir en ma thérapeute. Même si elle fait des sous-entendus sur mon poids, elle ne m'a jamais menacée mais essaye au contraire de me redonner goût aux choses.

Bref, je me sens paumée No
Revenir en haut Aller en bas
Peach



Nombre de messages : 26
Age : 28
Date d'inscription : 02/12/2016

MessageSujet: Re: On m'impose une limite   Mar 6 Déc 2016 - 7:22

J'ai vu ma thérapeute hier .. Elle m'a dit que c'était comme si je m'auto-sabotais dès qu'il y avait ne ouverture de "mieux" (le travail). Elle m'a parlé comme si c'était un caprice en me disant que les insomnies peuvent venir de la bouffe, elle m'a dit que je ne tiendrai pas le coup si je ne me reprenais pas en mains.

Ca m'a énérvée. Je suis en colère contre moi-même. Je veux ce travail, et mon corps se met en mode "stand by" sans que je n'arrive à lutter contre. La moindre bouchée de nourriture m'écoeure, plus rien ne me donne envie. J'ai l'impression que je mange assez mais quand je dis mes repas à ma thérapeute, elle me dit que c'est complètement insuffisant.

Ca me fait chier No Je ne veux pas perdre de poids. J'en ai marre de ces problèmes de bouffe qui reviennent sans cesse. Mon médecin me dit que c'est un symptome de ma maladie, comme si ce n'était pas une anorexie mais une addiction au "vide". Avant, je choississais de ne pas manger. Maintenant, je n'y arrive plus.

Bref .. Je me sens nulle. J'en ai marre qu'on essaie de me raisonner en me disant que le froid vient de là. Je le sais déjà. Je me suis démérdée pour trouver un travail et je fous tout en l'air. Et tout ce que je me dis est "que ça va passer" Evil or Very Mad

Pardon, c'est plus un coup de gueule .. J'essaie de me faire réagir. Ca me stresse et j'ai l'impression de ne plus arriver à me raisonner. Je ne trouve des conseils nulle part pour un cas comme ça. J'ai une notion complètement déformée de la bouffe, j'ai l'impression que si je mange plus, je vais gonfler.

J'ai juste besoin de parler sans qu'on me donne l'impression d'être une ratée. Sans qu'on me menace. J'ai juste besoin de parler et qu'on me rassure, peu importe sur quoi ..
Revenir en haut Aller en bas
Zyos

avatar

Nombre de messages : 30
Age : 26
Date d'inscription : 27/11/2016

MessageSujet: Re: On m'impose une limite   Mar 6 Déc 2016 - 19:05

j'ai l'impression que tu as eu de gros soucis avec la nourriture, mais que le problème actuel est ta projection dans ceux-ci : tu y penses en avance. Je pense que ton corps te bloque car tu angoisses par avance. Essaye de demande une sorte de "pause" à ton médecin dans sa menace : pendant un certain temps (disons 1 mois), pu de pesée, pu de calcul, pu de réflexion sur ce que tu manges. Quand on te ressasses sans cesse une chose tu finis par bloquer dessus. On dit que, à force de se répéter un chose, elle finit par devenir vraie (d'où l'intérêt de la méthode couet, se répéter des choses chaque jour), ça entre dans l'inconscient.

Donc, ce mois sans prise de tête, réfléchis à des plats que tu aimes, prépare les avec ton mari, et si tu en veux, manges en. Si tu n'en veux pas, laisse de côté. Quand tu commences à angoisser au sujet de la nourriture, répètes toi "je suis en bonne santé et je mange lorsque j'ai faim".

C'est bête mais je pense que ça peut aider, car j'ai l'impression qu'on te martèle tellement la tête maintenant que tu n'arrives plus à détendre ton corps pour qu'il accepte la nourriture.

Et PS :tu n'es pas nulle. Seulement le cerveau nous joue des sacrés tours !
Revenir en haut Aller en bas
Vanish

avatar

Nombre de messages : 648
Age : 31
Date d'inscription : 11/09/2014

MessageSujet: Re: On m'impose une limite   Mar 6 Déc 2016 - 19:46

Peach a écrit:
Pardon, c'est plus un coup de gueule .. J'essaie de me faire réagir.

Je ne suis habituellement pas un fervent défenseur du corps médical, mais sans vouloir la jouer "avocat du diable", je crois que ta thérapeute a précisément essayé de te faire réagir également... Maladroitement peut-être, mais si tu en tires quelque chose qui te tire en avant, restons-en à "la fin justifie les moyens" si cela te permet de rebondir, non ?
Le message de Zyos est très sensé et je pense que ça pourrait être pas mal de tenter de mettre ça en pratique pour voir où ça t'amène sur un premier mois (ou une période plus courte si la durée amplifie trop le stress et que ça se révèle contre-productif) à "tester" ça...

Tiens-nous au courant !
Revenir en haut Aller en bas
Brise-patte

avatar

Nombre de messages : 5098
Age : 21
Localisation : France - Besançon
Date d'inscription : 21/02/2012

MessageSujet: Re: On m'impose une limite   Mar 6 Déc 2016 - 21:21

Déjà, demander à ce que ton médecin ne te donnes plus les chiffres de ton poids à chaque fois qu'il te demandesde te peser? Parler de se rapport à la balance qui te stresse et est totalement compréhensible.
Il y a  des aliments avec lequel tu es plus à l'aise que d'autres?
Même des liquides sucrées (de l'eau avec du sirop classiquement), généralement  ça passe mieux. Ou cuisiner toi même des plats simples et sains. Controler ce que tu manges, avoir moins la sensation d’écœurement.



En gros je rejoins Vanish et Zyos, blablabla.
Revenir en haut Aller en bas
Peach



Nombre de messages : 26
Age : 28
Date d'inscription : 02/12/2016

MessageSujet: Re: On m'impose une limite   Jeu 8 Déc 2016 - 6:47

Merci pour vos réponses Smile

J'ai toujours mangé les repas avec des piments rouges pour masquer le goût des aliments. Mais j'aimais le cocholat, maintenant, ça ne me dis plus rien. Ma thérapeute m'a demandé hier si quelque chose me donnait envie. J'ai gardé le silence pendant de longues minutes en regardant le bureau en essayant de trouver quelque chose .. en vain.

Je ne bois que de l'eau et du café noir, le sucre m’écœure. En fait je ne veux pas perdre du poids mais dès que je mange, ne serait-ce qu'une pomme, mon inconscient me martèle que ça me ferait grossir. Je l'ai dit hier en essayant de me justifier, qu'il y à des vitamines, du sucre, de bonnes choses quoi. En disant que c'était une grande pomme. c'est comme si avaler un morceau de sucre me donnerait assez d'énergie pour marcher toute la journée sans perdre de poids.

Quand je suis avec mon mari, je me sers un peu moins que lui. Je suis incapable de dire ce qu'est une portion normale. C'est comme si j'étais persuadée que mon métabolisme avait besoin de moins de bouffe que les autres pour rester en forme.

Ce matin, je vois les infirmières pour mon pilulier et la pesée. Je vois mon psy dans deux semaines donc je lui parlerai de cette pause à ce moment là. Ca me rassure parce que j'aurai déjà commencé à travailler (il est absolument contre le fait que je fasse un temps plein mais comme c'était un CDD pour les vacances de noël, j'ai acceptée).

Merci de m'avoir rassurée, je vous tiendrai au courant de comment ça se passe au CMP ce matin pale
Revenir en haut Aller en bas
Zyos

avatar

Nombre de messages : 30
Age : 26
Date d'inscription : 27/11/2016

MessageSujet: Re: On m'impose une limite   Jeu 8 Déc 2016 - 18:50

Merci pour ces précisions.
Et autre piste : l hypnose ? Je vais prochainement essayer pour mes propres soucis Smile
Revenir en haut Aller en bas
Peach



Nombre de messages : 26
Age : 28
Date d'inscription : 02/12/2016

MessageSujet: Re: On m'impose une limite   Ven 9 Déc 2016 - 6:53

J'ai une peur bleue de l'hypnose Laughing
Je suis prête à tout essayer, sauf ça je pense .. (et crois moi, j'ai fait le tour de spécialistes, acupuncteur, médecine chinoise en général, psy même l'ostéopathie pour essayer de décoincer 'un truc'). Tous m'ont juste dit que j'avais le ventre dur, tendu. Comme si toute ma tension se concentrait au niveau de l'estomac.

Bref, là, c'est l'essai d'une thérapie.
Mais j'ai tellement peur de découvrir des choses avec l'hypnose (j'ai régulièrement des flashs dans mes cauchemars) et surtout, vu mon passé, je n'ai pas envie que quelqu'un me questionne sur ce que j'ai vécu ou fait..


Sinon au CMP ben .. c'était décevant. Les deux infirmières qui s'occupent de moi en général étaient occupées donc j'étais avec une que je ne connaissais pas. Elle a juste fait le pilulier. J'ai essayée de me lancer en parlant du manque de sommeil mais j'avais l'impression de parler dans le vide donc j'ai lâché. Bon, point positif, elle ne semblait pas être au courant pour le contrôle de poids donc pas de pesée. Je suis restée 5 minutes top chrono .. Prochain rdv, lundi, ça me laisse un peu de répit Rolling Eyes
Revenir en haut Aller en bas
Zyos

avatar

Nombre de messages : 30
Age : 26
Date d'inscription : 27/11/2016

MessageSujet: Re: On m'impose une limite   Ven 9 Déc 2016 - 12:41

Mh pour l'hypnose (je passe en coup de vent) je comprends très bien ton inquiétude. Je pense qu'il "suffit" de trouver LA personne avec qui tu te sens à l'aise. Perso j'ai rencontré le petit copain d'une amie lors d'une soirée, j'ai appris qu'il était hypnotiseur et je me suis sentie en confiance à l'avance du coup...
Pis c'est pas donné non plus quoi ^^"
Revenir en haut Aller en bas
kelkun_kelkepart

avatar

Nombre de messages : 2888
Age : 29
Date d'inscription : 10/02/2007

MessageSujet: Re: On m'impose une limite   Sam 10 Déc 2016 - 7:59

pour te donner une référence sur la quantité de bouffe essaye de voir ce que manges ton copain ou tes amis quand tu va les voir^^

et puis sur ce qui est de la potentialité de grossir NON tu ne va pas grossir de façon exponantielle et si c'est le cas est ce que c'est vraiment grave?

ouai je sais bien c'est facile à dire mais non tu ne va pas te décomposer sur place si tu revois un peu tes priorités niveau bouffe^^
Revenir en haut Aller en bas
Contenu sponsorisé




MessageSujet: Re: On m'impose une limite   

Revenir en haut Aller en bas
 
On m'impose une limite
Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut 
Page 1 sur 1
 Sujets similaires
-
» [Philo] Les seules limites sont celles que l'on s'impose...
» Etat limite
» Problème inscription date limite
» Nombre limite de tentatives d'entrée
» Magnitude limite en astrophoto

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
Forum AM-Entraide :: Problèmes :: Anorexie, boulimie, troubles alimentaires-
Sauter vers: