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 angoisse.

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postblue

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MessageSujet: angoisse.   Ven 9 Sep 2016 - 20:24

Angoisse, donc.
Je crois que c'est ce qui s'applique le plus à ce que je ressens en ce moment.

Genre le ventre qui se serre à mort 36 fois par jour, difficultés à respirer, des vertiges parfois quand ça devient vraiment intense.

Les causes. Bon.
La rentrée, clairement. Y a une semaine. J'entâme une deuxième année de prépa littéraire (pour ceux qui connaissent pas je précise que l'ambiance est hard vu que ça prépare à des concours difficiles... que j'ai pas plus envie que ça de passer)
donc déjà, j'ai une grooosse crise du sens de mes études, en mode un "qu'est-ce que je fous là" permanent.
sachant que j'ai trop kiffé ma première année (qui ne m'a flippé qu'à la fin), ce qui m'a motivé à continuer au départ, + désir d'éviter la fac car moi je crois les gens qui disent avec mépris que c'est de la merde, parce que j'suis une intello petite bourge. (alors oui grosse culpabilité de classe en ce moment aussi)

bon s'ajoute à ce bordel ci le gros vide que me laisse la fin du mouvement anti loi travail (non je pense pas qu'il y aura grand monde le 15) qui avait rythmé ma vie l'an dernier, en me coupant délicieusement de moi-même je crois...

et l'impression que les gens m'échappent de toutes parts aussi, exagérée par rapport à la réalité mais présente, et avec des fondements, tout de même

ajoutons à ça le choc de revenir à paris après trois mois idylliques paumée dans la montagne avec une amie et sa famille (qui sont devenus en quelque sorte mes amis aussi), c'était pas rose tout le temps non plus mais ce sentiment d'être en parfait accord avec moi et le monde... perdu

ajoutons à ça un retour du refoulé (de vielles culpabilités que je ne tiens pas à détailler ici)

et donc cette angoisse diffuse constante qui me prend par pique parfois

je suis bien entourée j'ai des parents super
un frère et une soeur adorable
au moins deux amies qui m'écoutent et me comprennent
et pas envie d'aller chez des psys

mais voilà, c'est hard.
ça fait que une semaine, mais c'est hard (sinon j'serai pas là)
et j'comprends pas trop pourquoi ça l'est autant en fait

j'ai jamais fait face à ce genre de sentiments en fait.
enfin j'ai toujours été angoissée, mais pas comme ça. parce qu'en fait avant j'crois que ça se crystallisait pas sur des choses concrêtes (exemple les cours), c'était une angoisse disons purement métaphysique, et très méchante mais pas autant je crois.
Alors bien sur ça semble peut être plus "facile" de traiter un probleme "concret"
mais faut savoir que je suis quelqu'un qu'est pas à l'aise dans le concret DU TOUT (ouais, faudrait que ça change).

M'arrête là c'est déjà long.
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Sophie5698

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MessageSujet: Re: angoisse.   Ven 9 Sep 2016 - 23:38

Tu as essayer des trucs pour te detendre et ainsi moins ressentir ces sentiments "hard" ?
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Voilà

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MessageSujet: Re: angoisse.   Ven 9 Sep 2016 - 23:54

je dirai pareil que sophie5698, extériorisé tes angoisse est plutot une bonne solution.
Ou essayer de faire de nouvelles choses, changer ton quotidien devrai te permettre de mieux comprendre tes angoisses
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postblue

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MessageSujet: Re: angoisse.   Dim 11 Sep 2016 - 12:44

ouais vous avez raison j'pense. j'essaie des trucs effectivement genre j'me remets à la guitare, je commence à peindre (c'est galère).
en fait c'est des trucs que je veux faire depuis longtemps donc d'un certain côté... je remercie mon psychisme d'emprunter des chemins houleux et de me forcer à réagir.

Enfin, là j'écris ça parce que ça va et que je peux faire ces choses. J'observe par ailleurs une mutation du problème, l'angoisse devient secondaire, je deviens surtout déprimée là.
Parce que j'ai aussi des phases plus préoccupantes, où je végète juste sur mon lit avec, je crois, un certain masochisme qui consiste à m'autodétruire psychologiquement ce qui n'est pas des plus malins, j'en conviens. (c'est des phases de 0 self estim où je peux passer plus d'une heure (je trouve ça un peu longuet) à trouver les sobriquets les plus dégradants pour me qualifier en très gros)
Bon la question que je me pose c'est:
dans quelle mesure j'ai le choix (dans quelle mesure dans ces moments là je pourrais me lever, aller causer à des gens, essayer de faire cesser la spirale infernale, ouh)
et donc dans quelle mesure je préfère me laisser couler, en gros.

parce que rétrospectivement j'me sens tellement ridicule,
dernièrement mes plus gros pétages de câbles ont été causé par des galères administratives par exemple (par pétages de cables j'entends sentiment de désespoir et surtout d'incapacité totale, particulièrement exagérés vu la situation).

Parce que je dois constater une chose.
quand je commence à aller mal, en général ce qui me motive dans la life c'est pas de me dire que ça va aller mieux, c'est plutôt de fantasmer diverses façons de toucher le fond du fond du fond du fond (alors après je ne mets pas en pratique ça va, mais bon quand même ça me dérange un peeeu).
donc voilà. je sais pas si c'est par lâcheté d'affronter mes problèmes où si c'est parce que j'ai des moments où-j'ai-envie-qu'on-s'occupe-de-moi-car-je-vais-mal-bouhouhou.
En des temps plus joyeux je ne pense pas du tout en ces termes (déjà parce que je ne manque pas particulièrement d'affection, ensuite parce qu'alors je sais que j'ai pas besoin de souffrir pour qu'on me donne)
mais quand ça se gâte, ouhlala, j'ai l'impression que mon psychisme régresse à 12 ans d'âge (et encore à 12 ans il me semble que j'étais moins... hum. disons moins "faible" que maintenant)


je mets des guillemets parce que si quelqu'un d'autre que moi m'exposait des pbs similaires je lui dirais certainement pas que c'est un faible et un lâche qui veut attirer l'attention et être assisté dans sa vie .
mais quand il s'agit de moi, hum, je suis plus partiale.


haha, on peut aussi parler de cette BONNE VIEILLE sensation de n'avoir aucune raison d'aller mal et de faire chier son monde pour rien.
idem je sais que c'est le fait d'aller mal qui me fait raisonner ainsi; je le sais mais je le sens pas.

bon, voilà. voilà.
après la plus part du temps j'me dis quand même que tout ça va passer;
c'est dire que mon état n'est pas bien grave, j'en suis pas au stade où cette impression qu'il n'y a pas d'issue devient omniprésente.
mais quand même. impression que mon psychisme est un terrain miné. que peu importe ce à quoi je pene y aura un truc douloureux qui viendra peut être me submerger un temps....


un dernier truc où ça m'intéresserait de savoir si qqun a vécu des trucs similaires.
j'ai beaucooup l'impression que j'adopte des attitudes mentales en mimant des symptomes (de dépression par ex)
je sais par par exemple je suis pas queqlu'un de particulièrement portée sur l'idée du suicide. mais des fois j'ai l'impression d'inflechir ma pensée vers ça en mode hop! tu déprimes? c'est par là qu'il faut aller.
... je sais pas si c'est très clair mais je ne saurais pas l'être plus, désolée.
mais une impression de fausseté. comme si je jouais. faisais semblant.
pas de souffrir, mais comme si je donnais à ma souffrance des apparences connues (par le biais d'autres personnes, de textes que j'ai lu...), l'apparence d'une dépression par exemple
(je précise que je n'ai jamais été en dépression à proprement parler).
bon dites moi si c'est pas clair, j'essairai de reformuler, ça me tient pas mal à coeur d'avoir des retours sur ça.
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postblue

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MessageSujet: Re: angoisse.   Mer 14 Sep 2016 - 10:53

Je constate que ça va mieux, l'angoisse, la déprime. Depuis lundi pas eu de crises. Je supporte même la solitude.


Et puis...
Demain y a cette manif.
Ou peut être y aura personne.
Ou peut être y aura du monde, du monde en noir devant pour faire bouger les lignes, ce monde que j'aimais suivre sans vraiment m'y fondre, pulser avec eux. Cortège de tête.

Mais demain, je serai en cours
parce que "je suis trop une esclave" comme l'a dit ce type un jour en se barrant d'un rassemblement sauvage parce qu'il voulait pas se faire choper, travaillant le landemain.

De toute façon j'ai jamais eu la force de prendre des risques. Oh j'ai raté beaucoup de cours pour traîner de-ci de-là en essayant de faire mienne cette grande pulsation qui existait, parfois, en manif, et mis en péril mon passage en khâgne mais j'étais bonne je savais au fond qu'ils me garderaient. Ces chiens de bourgeois qui instaurent une hiérarchie écrasante, et après nous font des cours qui expriment clairement leurs opinions "de gauche".
Si j'étais intègre je me barrerai maintenant. Où j'irai je sais pas . Pas ici. Pas ici dans mon apart à taper sur mon ordi. Pas ici dans ma case de petite bourgeoise. Trahir sa classe. ça m'obsède.


"Si rien ne change c'est parce ce que quand vous rentrez chez vous y a de l'eau qui coule du robinet." Sans doute le seul truc intéressant que j'ai entendu à Nuit Debout.
est-ce qu'il faut vraiment qu'on perdre notre confort pour arrêter d'avoir peur.

est-ce que c'est mal de souhaiter que tout le monde perde son bon petit confort plein de sang et de larmes. Non. je ne pense pas.

est-ce qu'un jour. est-ce qu'un jour on rompra l'isolement.
est-ce qu'un jour j'aurais la force de refuser.

probablement pas.

Après on me dit arrête de culpabiliser. HAHA. Dès que j'achète un truc y a de la souffrance derrière, dès que j'achète un truc. De la souffrance.

Parfois je sens un peu le monde en moi. Des siècles d'opression. Un peu. C'est vertigineux et désespérant.

Et en même temps jamais eu autant d'espoir que depuis que j'ai acquis ce degré de présence là à ce qui m'entoure.
Parce que c'est dur. Dur de sentir tout ça. (mais c'est la moindre des choses.) jamais eu autant d'espoir cependant, donc. parce que, cette rage que ça change, ce truc qui brûle en moi, cette conviction absolue qu'autre chose est possible, de plus beau, et donc ce beau qui existe déjà un peu en moi, si seulement je pouvais le jeter à l'extérieur.
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Vanish

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MessageSujet: Re: angoisse.   Mer 14 Sep 2016 - 23:05

Hello, je vais relever une série de contradictions apparentes ou possibles parce que je suis un sadique qui aime te torturer l'esprit. Mais à toi d'en retirer quelque chose ou pas (ouais, j'ai décidé de faire une intro sympatoche comme ça voila, on pourra pas dire que j'avais pas prévenu).

postblue a écrit:
De toute façon j'ai jamais eu la force de prendre des risques.

Ceci est contradictoire avec ce que tu dis juste après, sécher des cours, etc. etc. pour des convictions, un sentiment de nécessité impérieux. Ne pas prendre de risque, c'aurait été rester sagement dans un parcours normatif "parfait" sans absence. Donc non.

postblue a écrit:
Si j'étais intègre je me barrerai maintenant. Où j'irai je sais pas . Pas ici.

Je peux comprendre dans une certaine mesure, mais un moment y'a quand même un principe de réalité et un certain pragmatisme à adopter pour survivre sans s'overmarginaliser "gratos". Tu peux dire fuck à tes études et au monde et partir avec un sac à dos élever des chèvres dans le Larzac, mais
1. so cliché
2. la société Chavroux voudra tourner des pubs avec toi pour vendre ton authenticité et tu trouveras le procédé tout aussi vomitif avant de te dire qu'il n'y a aucun espoir et de mettre fin à tes jours quand même
3. les chèvres, ça pue, tu sais ?
4. la personne qui te répond a un peu trop d'imagination et raconte de la merde en barre
5. y'a quand même une certaine nuance entre être intègre et être kamikazement intègre, à part ça.

D'ailleurs, pour verser dans la philo de comptoir (on est plus à ça près dans la médiocrité), j'en appellerai à ta signature pour appuyer cette nuance. "Ce qui est réel est ce qui résiste". Ok. Si tu en si intimement convaincue, penses-tu qu'élever des chèvres dans le Larzac (ouais, j'ai de la suite dans les idées) soit un acte de résistance qui change profondément le monde et oppose une résistance quelconque à l'ordre en marche? Tu crois pas que la résistance, réelle, c'est celle qui s'oppose envers et contre tous les trucs qui la font gerber, mais en y étant pleinement inscrite, pour savoir POURQUOI ça révolte, comment, et quel mode de résistance va bouleverser (ou pas) les certitudes en face pour opposer une idée contraire ? Ce qui résiste réellement, c'est ce qui garde un pied dans le réel, pas un idéal fantasmé romantique d'intégrité suprême déconnecté des réalités et de l'actualité.

Après, toute intégrée que tu sois au réel ou pas, essaie aussi de te souvenir que tu n'es pas Che Guevara, et que si tu as des espérances révolutionnaires de cet acabit, tu risques de passer ton existence à t'autoflageller de ne pas parvenir aux mêmes résultats d'ampleur. Tu peux le faire si tu veux, mais c'est juste complètement vain et ça révolutionnera rien de plus de t'en vouloir pour un truc sur lequel tu ne peux pas avoir pleinement prise. Let it go, comme chantent les morveux.

Je repense aussi à une citation qui de mémoire disait environ ceci : "ce n'est pas désagréable d'être là où on est. C'est seulement désagréable de penser qu'on voudrait être ailleurs." J'me dis que ça te parlera peut-être comme ça m'a "heurté" et fait cogiter en son temps aussi.

postblue a écrit:
est-ce qu'il faut vraiment qu'on perdre notre confort pour arrêter d'avoir peur.

Euh... c'est pas quand le monde perd son confort qu'il commence à avoir peur, justement ?
Est qu'avoir peur est un confort tellement c'est quelque chose d'installé et de banalisé ?
Est-ce que perdre le confort d'avoir peur, c'est arrêter d'avoir peur ? Ben oui, elle est con cette question. CQFD ou c'était très loin de ton raisonnement à la base ?
(Est-ce que la rhétorique vide les mots de leur sens et tue la réflexion dans l’œuf, à suivre au prochain épisode, je me sens sophiste charlatan marchand de tournures de questions foireuses juste pour le plaisir d'être tordu)

postblue a écrit:
est-ce qu'un jour j'aurais la force de refuser.

probablement pas.

Tu n'en as pas l'air franchement consciente, mais tu es déjà dans le refus. Le refus ne se limite pas aux chèvres dans le Larzac (c'est so cliché, remember).

postblue a écrit:
Après on me dit arrête de culpabiliser. HAHA. Dès que j'achète un truc y a de la souffrance derrière, dès que j'achète un truc. De la souffrance.

Parfois je sens un peu le monde en moi. Des siècles d'opression. Un peu. C'est vertigineux et désespérant.

Je ne vais pas te dire d'arrêter de culpabiliser, c'est ton droit le plus strict et + probablement un truc que tu ne commandes pas nécessairement, mais cette souffrance est-elle bien nécessaire pour te donner "bonne conscience" d'être dans une forme de refus qui ne soit pas assez remplie de chèvres du Larzac (aka "action", pour ceux qui ne suivent pas, concentrez vous bon sang, c'est pourtant simple) ?  

postblue a écrit:
Et en même temps jamais eu autant d'espoir que depuis que j'ai acquis ce degré de présence là à ce qui m'entoure.
Parce que c'est dur. Dur de sentir tout ça. (mais c'est la moindre des choses.) jamais eu autant d'espoir cependant, donc. parce que, cette rage que ça change, ce truc qui brûle en moi, cette conviction absolue qu'autre chose est possible, de plus beau, et donc ce beau qui existe déjà un peu en moi, si seulement je pouvais le jeter à l'extérieur.

Dans quelle mesure est-ce que cet inconfort ne serait pas un réconfort ? (le retour des paradoxes qui puent des pieds, haha !)

Tu peux résister sans souffrir, sans chèvres aussi. Vivre en sous-marin, dans un monde qui te surprendra et t'horrifiera souvent, mais un monde que tu pourras apprendre à maîtriser, détourner, transformer en terrain de jeux et d'expériences de résistance à échelles plus insidieuses et moins clichés que le Larzac.

(Si tout se passe bien, c'est à ce moment que le topic peut partir en flamewar.)

musique mentale illustrative :

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postblue

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MessageSujet: Re: angoisse.   Ven 16 Sep 2016 - 17:46

Merci pour ce message. Je vois pas trop de raison de partir en flamme t'inquiète..., je sais juste pas comment répondre. Je garde ça en tête (ça fait mouche). J'y reviendrai peut être plus tard.
Smile
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postblue

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MessageSujet: Re: angoisse.   Sam 17 Sep 2016 - 14:56

"Euh... c'est pas quand le monde perd son confort qu'il commence à avoir peur, justement ?
Est qu'avoir peur est un confort tellement c'est quelque chose d'installé et de banalisé ?
Est-ce que perdre le confort d'avoir peur, c'est arrêter d'avoir peur ? Ben oui, elle est con cette question. CQFD ou c'était très loin de ton raisonnement à la base ?
(Est-ce que la rhétorique vide les mots de leur sens et tue la réflexion dans l’œuf, à suivre au prochain épisode, je me sens sophiste charlatan marchand de tournures de questions foireuses juste pour le plaisir d'être tordu)"

C'était très loin de mon raisonnement (qui n'en était pas vraiment un) à la base.
Je ne faisais qu'exposer le sentiment vague que mon confort, que le fait de m'y accorcher (d'avoir peur de le perdre) m'empêche d'agir.
Il est, évidemment, possible que ce soit faux.
D'ailleurs ça n'est pas destiné à être vrai ou faux,
je n'ai pas écris mon précédent message comme j'aurais partagé des réflexions ou des pensées me semblant digne d'intérêts mais surtout pour évacuer un certain nombre de sentiments emmerdants, qui peut-être ne recouvrent rien de bien réel finalement, mais avec lesquels je suis assez souvent aux prises.
bon je sens que j'ai du mal à m'exprimer mais en gros je... SAIS qu'élever des chèvres dans le Larzac est une sorte de fantasme pas réel qui ne changera de fait rien en vérité, je suis pas complètement naïve ou bêtement exaltée je crois.

cependant
je me suis un peu sentie comme une gamine qui a honte lorsqu'elle se fait gronder en te lisant
donc
donc
j'ai quelque chose à en retirer


bon & j'pense que la rhétorique tue la réflexion quand elle fait mine de ne pas en être, simplement.
tu n'as pas trop à t'inquiéter à ce niveau je crois
je n'ai pas eu l'impression que tu étais un tordu en tout cas
tu as raté ton effet de grand méchant Wink


profondément je ne sais toujours pas trop quoi dire en fait
je suis déroutée mais c'est cool
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Brise-patte

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MessageSujet: Re: angoisse.   Lun 19 Sep 2016 - 17:25

hum je voulais répondre à ce sujet depuis un bail parce que ça me fait écho ++ tout ça.


Et heu... Vanish a répondu à peu près tout ce que je pensais sans arriver à bien le formuler.

Je comprend aussi vraiment bien ce que tu explique parce ce sentiment vertigineux, et puis la culpabilisation, ou la colère à peu près dès que tu croises un écran de télé, dès que tu entend un propos qui rajoute du sucre sur le dos de tel ou tel minorité, dès que tu achètes un produit etc etc...

Et heu c'est tellement obsessionnel pour ma part que j'essaie juste de fermer les écoutilles et au lieux de penser à tout ce qui ne va pas, ce qu'il faudrait faire etc etc... je pense à tout ce que je fais au quotidien, tout ce qui est fait au quotidien (et pas que par moi hien, je sais que mon discours est très égocentrique dsl ^^").

C'est des goutes d'eau mais c'est le seul truc sur lequel on a de l'emprise.
J'aime bien la phrase de Vanish : "ce n'est pas désagréable d'être là où on est. C'est seulement désagréable de penser qu'on voudrait être ailleurs."
Si on remplace les lieux par des actions dans cette phrase, ça prend tout autant de sens.
Et c'est pas dégueulasse pour relativiser, aller de l'avant.


Ca n'a pas l'air mais il y a tout pleins de militant d'un peu tout les sujets sur ce forum, même si ce ne transparait pas des masses ici (enfin je crois). Et je pense que ce que tu partages est un sentiment qui fais plus d'écho qu'il n'y parait au vu du nombre de membre t'ayant répondu haha.
Pour ma part: c'est juste parce que j'ai pas de réponse et que le problème me concerne encore maintenant haha.




Voila, c'était le post inutile par excellence et assez versé sur le "moi je" donc je (encore?!) suis désolé et je vais juste te poser une main virtuel sur l'épaule.

Ah et merci Vanish pour ta réponse parce qu'elle m'a aussi servit ^^
-bisous-
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Stana

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MessageSujet: Re: angoisse.   Jeu 22 Sep 2016 - 15:32

Postblue, je pense que je peux comprendre ce que tu ressens. La société de consommation, le gaspillage à plus ou moindre grande échelle, l'égoïsme des gens, le fait qu'ils ne veulent pas, par commodité, voire au-delà de leur petit confort, m'exaspère moi aussi, m'indignent même par moment. Cela dit il ne sers à rien de se morfondre en y pensant, il y a beaucoup d'injustices, d'inégalités dans ce monde, y compris dans notre pays, d'un côté ceux qui ont tout et qui gaspillent, de l'autre côté ceux qui n'ont pas grand chose; on ne peux pas changer le monde.
 Le fait d'avoir la lucidité et la sensibilité de voire ces choses-c'est loin d'être le cas de tout le monde-peux permettre de mieux voire-"mieux" dans le sens de plus équitablement, en évitant par exemple tout ce qui relève du gaspillage et de la banalisation-même à une toute petite èchelle, ce qu'il convient de faire ou non.
 Si nous renoncions (par solidarité?) au confort auquel nous avons droit, ça n'aiderait personne. Une "solidarité" non active est plutôt une perte de temps, un moyen de se donner bonne conscience à bas prix. Personnelement je suis dans une situation plutôt précaire, et je me réjouis de toutes ces "petites" choses qu'on banalise tellement: avoir, justement, l'eau chaude et courante à volonté, pouvoir manger tous les jours à ma faim, avoir quatre murs autour de moi et le toit qui vas avec lol avoir une porte blindée qui ferme à double-tour, un lit, m'offrir quelques petits plaisirs simples etc etc tout le monde n'a pas cette chance, aux yeux de gens vraiment dans la misère ce sont des privilèges-et ç'en serait plus encore dans certains pays. Pour le coup si quelqu'un se privait à cause de moi, c'est moi qui culpabiliserais.
 Tu n'as aucune raison de culpabiliser de profiter du confort, c'est un droit; encore une fois, si tu gère toutes ces choses raisonnablement, tu agis à ton èchelle. Et si tu as l'aspiration d'aller plus loin, manifestations ou associations pourraient t'aider à te sentir utile, avec le sentiment justifié de faire de ton mieux.
 Je pense que tu as besoin d'un idéal, d'une "juste cause" à défendre, d'un but dans la vie...peut-être même d'une raison de vivre. Si c'est bien employé, sans exagèration, ça peut être bien-pour d'autres, et aussi pour toi. Ca peux faire un peu reculé ta déprime.
 
 Que tu veuille mettre des noms (même inappropriés, ou peu appropriés) à ton mal-être, comme "dépression" est compréhensible aussi: plutôt que d'être toujours dans le flou-ce qui est inconfortable moralement^^-pouvoir nommer donne un côté tangible, plus précis de ce que tu ressens. Comme tu sais faire la part des choses, je ne vois rien d'alarmant là-dedans. Tu es suffisament détachée pour voire quand c'est exessif.
 
 Penser au pire, y compris au suicide, est peut-être une façon pour toi de te défouler moralement, de "vivre" l'acte en imagination, de "faire comme si" tu l'envisageais ou le vivais vraiment-comme moi quand je regarde des scènes de suicides ou autres trucs disons trash Neutral  il ne faut pourtant pas que ce soit trop souvent, il faut garder contact avec la réalité et ce que nous voulons vraiment.

 C'est bien que tu ai des activités. Même si tu dois te forcer, dans un premier temps, des fois il suffit de s'y mettre, après ça suis plus naturellement...et même quand ce n'est pas le cas, au moins tu fais cet effort, une partie de toi a la volonté d'aller mieux.

 Je ne sais pas si je vais beaucoup t'aider, mais voilà mes impressions, d'après mon expèrience et ce que tu décris.
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postblue

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MessageSujet: Re: angoisse.   Lun 10 Oct 2016 - 22:07

Merci pour vos réponses. Ça m'a franchement fait du bien de.les.lire. Depuis mon dernier message j'ai rencontré des gens avec qui des possibilités d'actions (légales hahaha ) se dessinent, alors à ce niveau, ça va mieux.
Sinon, impression ppersistante d'une absurdité totale. De ma.vie actuelle. Une difficulté à faire des.compromission, à accepter qu'il faudra bien dans ma vie que je fasse des trucs qui'n'auront pas de sens pour moi et qu'il faudra surtout que je réduire le non sens au lieu de.le.faire disparaître.
En fait le sentiment de déprime est parfois vraiment intense, mais j'ai aussi souvent de vrais bons moments (c'est à dire que je ne les perçois pas.comme du répit)

Bisous tout l'monde
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postblue

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MessageSujet: Re: angoisse.   Lun 10 Oct 2016 - 22:32

Bon. Désolée pour le double pOst mais j'pense que j'ai besoin de développer un peu ce que je ressenS.
Grosse fatigue. Peur d'être en dépression. Idées suicidaires de plus en plus récurrentes et de plus en plus précises, qui restent néanmoins à disance raisonnable (en fait, j'ai pas envie d'me tuer, mais ça vire un.peu à lobsessionmel quand même).
J'ai un.peu honte de.l'écrire, j'en avais déjà parlé ici y a peut-être un an,mais le.fantasme (il s'agit bien de ça) le plus récurrent reste un séjour à l'hosto suite à un ratage, histoire de me.démettre de ma.vie présente sans pour autant perdre toute possibilité d'en changer.
Pour ce qui est de.ce.qui va pas.dans ma.vie présente, j'avoue que je mets pas.trop le doigt dessus. Bon mes études me.conviennent clairement pas (ça me demande trop de temps et d'énergie que j'estime gâché), mais je.compte en chanter, plus fondamentalement jme sens perdue niveau orientation mais jcrois que c'est le cas de bcp à mon âge (j'ai 19 ans). Je me sens assez seule, y a une personne qui comble ça assez merveilleusement cependant nais sans.elle, bon, n'y pensons paS. Jme sens assez stressée par.le.cadre de.vie parisien aussi je.crois. En même temps j'aime beaucoup parIs.Bref. Tout ça c'est bien joli. Mais ça ne recouvre tellement pas ce qui en moi souffre vraiment d'un cuisant manque de sens qui me.donne franchement envie de tout fouTre en l'air.
Y a quelque chose, quelque chose qui bouffe mes.force, de plus en plus.

jpense de plus en plus à voir un psy nais pour pas mal de raison j'en ai aucune envie. Je développerai plus tard si j'ai la.foi pour l'instant je.vais dormir.

Jdois quand même.préciser que.globalement je.me.sens pas être dans un état critique.
Bonne soirée .
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anaam

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MessageSujet: Re: angoisse.   Mer 12 Oct 2016 - 16:14

Pour ce qui est ce fantasme, bienvenue au club c'est une idée très récurrente chez moi du "ratage" qui comme miracle règlerait tout, ferait apparaître tout le monde et règlerai tous mes soucis.
Pas de honte à avoir, je pense qu'on est beaucoup dans ce stade quand on ressent encore le désir d'être aidé ou écouté.
Personnellement, je m'inquiétais beaucoup plus quand j'avais réellement envie de ne pas me rater.

Est-ce que ce serait pas une accumulation de choses aussi? parfois on cherche le mal être dans une cause unique qui expliquerait et justifierait tout, mais je pense que c'est rarement le cas.

Prends soin de toi et hésite pas à donner des nouvelles.
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MessageSujet: Re: angoisse.   Mer 12 Oct 2016 - 21:53

Merci de ta réponse. C'est vraiment cool de savoir que j'suis pas seule avec ça dans la tête. Il m'arrive franchement très rarement d'avoir envie de pas me rater; et ça me traverse l'esprit comme de loin, je n'y pense pas sérieusement. Mais y a quand même quelque chose d'obsessionnel dans tout ça, qui est douloureux et me coupe un peu du monde.

Cependant, aujoud'hui a été vraiment une bonne journée. Je suis contente.

J'ai commencé à tenir une sorte de journal perso où je note comment je me sens dans la journée. Comme ça au bout de quelques temps j'aurais une vue d'ensemble sur mon état et je saurais un peu mieux, le cas échéant, comment en parler à un éventuel psy.

Si j'ai peur de retourner voir un psy, c'est parce que je pense que mes anciennes psychothérapies ont collé des concepts sur moi qui étaient inadéquats et qui ont généré chez moi des affects assez terribles, probablement bien plus terribles que ce que me causaient les situations de départ, certes difficiles mais bien moins que ce qu'ils en ont déduit. Je n'ai pas particulièrement envie d'entrer dans les détails de ces histoires, ce serait long et pas forcément utile. Mais déjà qu'à la base j'ai une facheuse tandance à vouloir me foutre dans des cases psychiques ce qui n'a en fait pas grand sens, je pense (& du coup j'ai l'impression que c'est ce que les psys font, je suppose que c'est réducteur), si on plus on commence à me raconter des conneries...
Bien sur, l'erreur est humaine, et la rencoeur que j'éprouve envers ces psys n'est pas justifiée; mais j'ai une méfiance du coup, une sacrée méfiance.
(Je précise que je dis ça après une longue réflexion et diverses prises de conscience au cours des années, ce n'est vraiment pas du déni ou que sais-je.)

Tu as raison aussi pour ce qui est de l'accumulation.

Bisous et merci de ta sollicitude!
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Stana

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MessageSujet: Re: angoisse.   Jeu 13 Oct 2016 - 11:00

Le "fantasme" du suicide est assez récurent pour plusieurs d'entre nous je pense. Le danger peux venir du désir intermittent de véritable passage à l'acte. Le reste du temps, le "vivre" en imagination, y penser, imaginer les moyens, les circonstances...peut être un moyen de décompresser. Je ne dis pas que c'est "bien", très loin de là, c'est juste que c'est un moindre mal, comme pour toute "envie" destructrice; comme il vaut sans aucun doute mieux tuer quelqu'un mille fois en imagination que l'assassiner pour de bon XD
Pour ce qui est du suicide, le danger peut être qu'à force d'y penser, le désir de passage à l'acte peux se faire plus concret. Quand c'est le cas c'est un signal d'alarme, il faut essayer de penser à autre chose, même si ce n'est pas facile. Ca m'est arrivé plusieurs fois cette année, à chaque fois que j'ai sentis le danger j'ai réagi.
Fantasmer c'est une chose, mais tu sais que le passage à l'acte serait irréversible, et terrible pour les personnes que tu aime. D'ailleurs tu as la volonté de vivre puisque tu en parle.
Je suis heureuse de savoir que tu as passé une bonne journée. J'espère pour toi que ça vas durer le plus longtemps possible. N'hésite pas à nous parler.
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MessageSujet: Re: angoisse.   Jeu 13 Oct 2016 - 15:17

Merci pour ta réponse Stana. Tu as réagi comment exactement?

Je vois ce que tu veux dire. Ce n'est pas trop le cas en ce moment mais à une période je me servais vraiment de la pensée du suicide comme refuge (genre, au pire si ça va pas je pourrais le faire), c'est-à-dire que ça m'apaisait vraiment.
Là ce n'est plus trop le cas. Enfin je n'ai pas trop de recul en fait. Aujourd'hui aussi ça va, je suis seule chez moi pour l'aprem et je me sens bien, pas d'apréhension, c'est cool.
Je suis en période d'épreuves pour les cours depuis ce matin (ça n'aura pas trop de conséquences, c'est des concours blancs) et je ne panique pas, c'est cool. Je ne me déprécie pas trop non plus malgré ma difficulté à me concentrer sur les exercices (en général ça m'insupporte, là je me pardonne la chose).
Globalement la question de mes études et de mon orientation ne me plonge plus dans des états insupportables depuis ce début de semaine, ce qui est cool. je crois qu'écrire ici m'aide aussi. après tout c'est déjà une démarche, une réaction (je me sens tellement passive vis-à-vis de ça, en général. Enfin ça reste un problème nouveau pour moi dans le sens où je n'ai eu qu'une phase d'obsession suicidaire avant celle ci, il y a environ un an donc, et c'était passer aux hasards de rencontre que j'avais faite, c'est très positif d'un côté car il m'en avait fallu de "peu", en même temps ça ne venait pas de moi et moi seule je ne sais donc pas trop quoi faire.)

Merci!
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Stana

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MessageSujet: Re: angoisse.   Jeu 13 Oct 2016 - 17:47

Mais je t'en prie Wink Hé bien en fait, quand j'ai sentis que le danger pouvait être plus concret, je me suis tenue éloignée des personnes, des lieux, des situations potentielles qui m'y faisaient penser. Et lorsqu'il ne s'agissait que de pensées, je détournais mon attention sur autre chose, du positif-ou même quelque chose de triste mais pas à ce point-qui me "distrayait de ces pulsions autodestructrices. Et puis surtout, je pensais aux être qui m'aiment et auraient le cœur brisé si je passais à l'acte, voire même qui croiraient avoir une part de responsabilité. Je sais ce qu'est un deuil, et pour rien au monde je n'infligerais volontairement cette incommensurable souffrance à des personnes innocentes, les dommages collatéraux sont trop graves...quand il s'agit d'un suicide, je n'ose même pas imaginer ce que ce doit être; quand quelqu'un dècède de maladie ou accidentellement, c'est injuste, c'est tout ce qu'on veux, mais une mort prématurée ET choisie, alors que la personne aurait pus, aurait dû vivre encore tans de choses, c'est bien pire encore. On se demande forcément "pourquoi, est-ce-que j'aurais dû voire venir, est-ce-que j'ai bien fait tout ce qu'il faut?" Je ne me sens pas ce droit. Ca aide.
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MessageSujet: Re: angoisse.   Lun 31 Oct 2016 - 22:37

Bonjour à tous,

j'ai pris récemment la décision d'arrêter mes études actuelles (deuxième année de prépa littéraire)car elles sont tout simplement en train de me démolir psychologiquement (ça repose sur des logiques narcissiques horribles, et très violentes pour moi, en gros).
Je suis assez fière de cette décision, mais elle amène son lot d'angoisse.
Ne pouvant raccrocher en fac qu'en janvier je vais avoir une période de vide, ce que j'appréhende (parce que bon, ça ne va pas du tout du tout, je me sens extrêmement mal environ une fois par jour même si ça ne dure pas toujours très longtemps, et le reste du temps c'est bof - cependant il y a toujours, dans une journée, des moments où je me sens bien) . Ce n'est que deux mois et c'est toujours bien mieux que rester là-bas mais tout de même...
Par ailleurs je ne sais absolument pas quoi foutre d'autre; je compte aller en fac (de philo et/ou histoire des arts, je me tâte), mais ça ne mène à rien qui me branche professionnellement et ça ça m'angoisse vraiment énormément (le monde du travail. y passer la majeure partie de sa vie alors que c'est de la contrainte. ça me rend ouf.
bon, j'ai bien un projet de secours qui me convient sans doute pas mal et qui me rassure quand j'y pense (être documentaliste en collège) mais des fois je pars en moment d'angoisse et j'y pense, ben, pas.

Quand je dis qu'il y a des moments où je me sens extrêmement mal c'est que je me sens
loin de tout,
dégoûtée de tout.
tout me semble absurde, et, plus encore que désespérant, presque sale;
et en même temps les choses sont très lointaines.
c'est quelque chose de terrible. je crois que ça ne dure pas très longtemps en général, jamais plus d'une heure (après ça peut arriver plusieurs fois en une journée). mais dans ces moments là je me sens totalement submergée et déconcertée. ça passe quand je parviens à me bouger pour appeler quelqu'un mais ça me semble toujours être un miracle haha...


Là, tout de suite, ça va.
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MessageSujet: Re: angoisse.   Lun 31 Oct 2016 - 23:31

Les problèmes d'orientation, je connais tellement ça ! On dirait moi.

L'année dernière, j'ai arrêté la fac en décembre, et je n'ai trouvé du travail qu'à partir du mois de février. J'ai connu la période à vide, celle où tu ne fais rien de ta vie, à par dormir. Mon conseil : trouve tout de suite quelque chose à faire, du bénévolat, sortir le chien de ta voisine, un travail, juste quelques heures dans la journée, parce que si tu restes sans rien faire, c'est l'enfer.
Je passais mes journées à ressasser, je ne mangeais presque plus, je n'arrivais même plus à me lever, je n'ouvrais plus mes volets, je restais juste dans mon lit, enfermée chez moi.
Quand j'ai été obligé de me lever pour bosser, ça a commencer à aller mieux, parce que tu retrouves un certain rythme de vie. Donc fais quelque chose en attendant la fac.

Pour ce qui ai des débouchés : perso, je ne sais toujours pas quoi faire de ma vie, et ça m'angoisse énormément. Entre les profs, les amis, la famille qui ne parlent que de ça, en te foutant la pression pour choisir "le métier de ta vie", qui parlent de vocation et tout, ça me fait flipper.
Finalement, avec cette année "sabbatique" de fac, j'ai réalisé que ouais, je n'aurais jamais envie de travailler, mais que comme je suis obligé de bosser pour manger, autant choisir un travail pas dégueu, avec des horaires fixes et pas mal de temps libre histoire de s'épanouir ailleurs qu'au boulot. Je finirais sûrement prof d'histoire, j'adore cette matière et enseigner à des ados me branche bien.
Bref, tout ça pour dire que ce n'est pas tellement grave de ne pas savoir quoi faire, essaie juste d'avoir une idée vague, un domaine dans lequel bosser et fais tes études en fonction. Tu découvriras des métiers en fonction de ta licence que tu n'aura peut être jamais envisagé, et ça te plaira peut être.

Bon courage
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MessageSujet: Re: angoisse.   Mar 1 Nov 2016 - 12:09

Merci pour ton message!

Pendant les mois à venir je compte passer le code en premier lieu, c'est déjà un petit truc. ensuite commencer à apprendre à conduire, sans doute.

Après j'aimerais bien me remettre à faire tout ce que mes études (qui m'ont pas mal bouffé le cerveau en plus de mon temps) m'ont fait arrêter / m'ont empêcher de commencer : rencontrer des gens, découvrir de la musique, aller au musée et au cinéma, lire, reprendre la pratique artistique aussi peut-être...
Bref j'ai pas mal de projets.

Du fait que je vais revenir vivre chez mes parents, j'aimerais aussi me réaproprier la ville (bien que j'y sois allée très régulièrement tout au long de l'année dernière, mon chez moi maintenant c'est Paris, même si je m'y sens en général pas bien). Genre en faisant des promenades, en découvrant les villes autour où y a des trucs cool à faire, tout ça....
Faut aussi que je m'évite de voir ça comme une régression...
Pour moi, c'est stressant, parce que maintenant la plupart de mes ami.es vivent à Paris, et pas ici - c'est à une heure de Paris seulement mais bon.

Voilà voilà.

Rapport au métier j'ai la chance que ma mère soit très pragmatique (elle ne croit pas du tout à la "vocation") et me dise exactement la même chose que toi: " choisir un travail pas dégueu, avec des horaires fixes et pas mal de temps libre histoire de s'épanouir ailleurs qu'au boulot ", à défaut de touver un truc qui me passionne (mais je vois pas comment un TRAVAIL pourrait me passionner, enfin j'ai trop peur de perdre la passion si finalement je fais ce choix là).
Après j'ai la chance d'être intéressée par pas mal de truc dans la vie, mais c'est pas des domaines qui donnent masse de métier à part prof quoi (et j'suis pas sure que ça me branche).
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Rise and Carry on

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MessageSujet: Re: angoisse.   Mar 1 Nov 2016 - 12:15

C'est bien d'avoir des projets, c'est hyper important pour rester active !
Oui, prends le temps de te poser, te ressourcer tout ca Smile

Et non, faut pas le voir comme une régression, dans ma L1, la plupart des gens ont plus de 20 ans .. très peu de gens trouvent une voie qu'ils suivent toute leur étude. C'est presque normal de se tromper et de recommencer.

Profite de ces quelques mois pour faire tout ce que tu as envie de faire !

C'est bien d'avoir une mère comme ca ! Je suis comme toi, très curieuse, et je n'arrive juste pas a me limiter a un domaine, j'ai envie de tout connaitre !
Passe au CIO peut être ? Des fois que tu trouve des débouchés auxquels tu n'avais pas pensé
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MessageSujet: Re: angoisse.   Mar 1 Nov 2016 - 12:20

tu verras, une fois que tu seras lancé sur ce nouveau chemin et que tu auras repris l'uni, tu te poseras plus la question de "la régression", tu avanceras simplement comme tu le dois. J'espère que cette nouvelle voie te plaira!
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MessageSujet: Re: angoisse.   Mar 1 Nov 2016 - 21:24

Déjà tu as beaucoup de projets, de passions, d'envies, donc c'est bien Smile tu as envie de t'activer, et tu as pas mal d'idées à exploiter. Parfois on a la flemme-ou une appréhension quelconque-de s'y mettre, mais tu sais qu'il n'y a, souvent, que le premier pas qui compte. Il suffit de s'y mettre, et si tu es vraiment faite pour telle ou telle activité, tu te laisseras vite prendre au jeu Smile et avoir plusieurs passions permet d'autant mieux de s'occuper agréablement les mains et/ou l'esprit, ce qui a l'avantage de chasser les éventuelles idées noires, ne serait-ce que provisoirement, puis peut-être davantage. Tu as la motivation, il n'y a pas de raison que tu n'y arrive pas^^
Et si tu as la chance de pouvoir choisir un métier qui te plairas, te permettra d'etre plus épanouie en plus de gagner ta vie, ce sera encore un excellente chose. Bien sûr ça demande de la réflexion, justement parce-que ce sera toute une partie de ta vie, ça ne se choisit pas à la lègère. Essaie de te projeter, les prochaines années, exercant telle ou telle activité professionnelle, en te demandant si ça te plairas toujours sur le long terme.
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MessageSujet: Re: angoisse.   Mer 2 Nov 2016 - 5:01

Hello Smile
Tout le monde a donné de très bons conseils je trouve
En lisant tes messages, ça m'a juste fait penser à une chose à laquelle j'ai passé aussi pas mal de temps à réfléchir : tu es impliquée dans des causes qui te tiennent à coeur (Loi du travail, etc.) et en même temps tu as la frustration de te sentir impuissante face à tout ce qu'il y a à changer parfois si j'ai compris (mais l'union fait la force Smile ) et tu te demandes dans quoi t'orienter question métier, peut-être le parfait métier pour toi serait justement un métier à travers lequel tu peux t'engager dans des causes importantes? Je n'ai pas trop d'idées sur quel métier en ce moment mais c'est sûr qu'il y en a...
Bonne chance en tout cas et passe une super journée
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MessageSujet: Re: angoisse.   Mer 2 Nov 2016 - 10:58

C'est une très bonne idée que tu as là 185400aee Smile
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