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 Spleen ?

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LittleLady



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MessageSujet: Spleen ?    Dim 6 Mar 2016 - 1:22

Bonjour,

j'ai vraiment besoin de savoir ce qu'il se passe, j'ai besoin de réponses, ou en tout cas d'avis.

Depuis toute petite, aussi loin qu je me souvienne, vers 5-6 ans, j'étais déjà dépressive. Je me sentais déjà mal dans ma peau, différente, pas comme tout le monde. J'étais déjà négative, à me poser un tas de questions, j'ai toujours eu l'impression de ne pas voir le monde de la même façon, de ne pas savoir apprécier la vie.
Je crois que mes idées noires ont commencé très tôt, dans mes souvenirs, il m'est arrivé de m'allonger sur la route en attendant qu'une potentielle voiture vienne m'écraser, ou de toucher les fils électriques qui se trouvent dans les champs. C'est vraiment glauque, je ne l'ai raconté à personne.

Quand l'adolescence à pointé le bout de son nez, les choses ont empirées, vers 14 ans je pensais tout le temps à mourir, je me sentais complètement ailleurs, toujours différente. 1 an après j'ai commencé l'AM. Sans vraiment m'arrêter depuis. J'ai voulu mourir plusieurs fois, sans jamais vraiment passé à l'acte jusque il y à 1 an. J'ai fais une dépression assez sévère, j'avais des crises d'angoisses, les symptômes habituels, j'étais vraiment devenu un légume comme les personnes tétraplégiques ou dans le comas, mais j'avais constamment "mal" dans tous mon corps. Je souffrais littéralement. C'est une sensation atroce que je ne veux plus jamais ressentir. Je pouvais passer à l'acte en une seconde. Ça s'est terminé en passage à l'acte. Je voulais vraiment mourir, disparaître. Le temps à passé, j'ai cru que ça allait aller mieux, mais ça n'est pas le cas. Il y à peu de temps je me suis demandé si la dépression ne revenait pas petit à petit, mais je crois que ça va plus loin que ça.

J'ai vraiment l'impression qu'il y à quelque chose que je n'arrive pas à expliquer mais qui pourrait expliquer pourquoi je suis si mélancolique depuis petite. C'est handicapant au quotidien parce que je n'arrive pas à être heureuse, ça ne vient pas d'un manque de motivation, de relativiser, ou tout ça. C'est autre chose. Et je voudrais comprendre quoi. Parce que je n'arrive plus à vivre comme ça, ce n'est pas une vie.

Je me demande si l'explication n'est pas forcément psychologique, mais biologique, si des examens, quels qu'ils soient pourraient montrer du doigt ce qu'il y à, quelque chose...

Je sais que je suis pas folle, et j'ai mis longtemps à me dire que c'était pas juste un manque de volonté de ma part, mais qu'il y à quelque chose qui ne colle pas...
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Break & the legs



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MessageSujet: Re: Spleen ?    Dim 6 Mar 2016 - 10:17

Alors, j'imagine qu'avec ta première dépression sévère à l'adolescence (chouette période pour accentuer ce genre de merde, vraiment! lol) tu as déjà été suivit -ou pas, en fait...). Est ce que tu es suivit (par un(e) psychiatre, un psychologue etc etc) à l'heure actuelle?
Si oui, as tu déjà parlé de ca avec il(s)/elle(s)?
Es tu sous traitement? (AD et/ou anxio)
Est ce que tes phases de dépression on une certaines fréquences assez rythmé dans l'année? (genre, tout les hivers, ou tout les deux mois, etc)

C'est des questions bateau mais ça peut déjà aidé les réponses suivantes à y voir plus clair ^^

Il existe plusieurs formes de dépression.
Les post-traumatiques, les sévères, les ceci, les celà (en fait je me rapelle plus de tout les noms donc j'abrège hihi).

Les dépressions lié en partie à la génétique:
Personnellement, je suis fondamentallement convaincue que la dépression intergénérationnelle (ou transgénérationnelle) existe. Les débats là dessus sont encore long et personne n'est encore vraiment d'accord, et pour le coup, je suis du côté qui croit qu'elle existe. Au même titre que certain cas de bipolarité ou de schizophrénie sont liés à la génétique, descendance en déscendance.

Les dépressions saisonniales, qui font que ton morale fait une chute libre entre le mois de janvier et d'avrile, alors que le reste de l'année tout va bien.

Bref, il existe pliens de type de dépression et de facteurs qui l'entraine. Donc, pour ma part, à ta question sur le fait que ta dépression soit peut être en partie lié à la génétique... bah je répondrais, peut être.
Je ne suis pas médecin, psychologue ou psychiatre, en aucun cas je ne pourrais t'affirmer quoi que ce soit, et encore moins via l'intermédiaire d'un forum. D'ailleurs, personne ne le peut je pense.
Ce qui n'empêche que si tu recherches des témoignages, sache que pour ma part, je répondrais à un peut être. Bien sûr, cela dépend aussi de ton quotidien, ta situation, tes traitements et en parties les questions que je t'ai posé en tout début de poste...

BREF
Répond déjà à ce petit pavé, peut être que les réponses qui suivront seront plus amènent à poursuivre le "débat". ^^
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anaam



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MessageSujet: Re: Spleen ?    Dim 6 Mar 2016 - 11:23

Il faut savoir que le psychisme et le corps sont intimement liés.

La dépression, pour rendre ça très schématique, du point de vue du corps, c'est un défaut de transmission au niveau des synapses. En gros, dans ton cerveau, un molécule est sécrétée qui est la molécule de la joie/du bonheur etc. Et il semblerait que le cerveau n'arrive plus à l'assimiler lors d'une dépression (je t'explique très rapidement ça parce que je suis pas scientifique).

Cependant, est-ce que la dépression vient de là ou est-ce que l'environnement agit sur les neurones et fait qu'on n'assimile plus ces molécules et donc qu'on devient dépressif ?

Pour ma part, je suis très psychanalyste dans ma façon de voir les choses. Pour moi, surtout quand la dépression survient jeune, elle est dû à un événement passé dans l'enfance, ou à un secret générationnel etc. Pour ma part, pour se soigner il faut étudier son passé en passant par une thérapie psychanalytique.

Ma dépression est comme toi survenue quand j'étais très jeune et de même pour l'AM. Et ce comportement a pris fin après six mois de thérapie analytique à raison de deux rendez-vous d'une demi-heure par semaine.

Pour autant, je pense que je reste et resterai à tendance dépressive toute ma vie. Parce que c'est devenu mon mécanisme de défense face à ce que j'ai vécu quand j'étais gamine.

Bref, la dépression est dû à plusieurs éléments qui pour moi sont : la personnalité de la personne, son vécu, la biologie, les événements extérieurs, la période de l'année et les antécédents familiaux.
Mais elle puise son explication, en ce qui me concerne, dans l'enfance voire la petite enfance.

Mais il existe aussi des dépressions saisonnières, celles-ci sont dû au manque de soleil qui joue justement sur ces molécules de bonheur et qui peuvent entraîner une dépression. Celle-ci est la plus simple à soigner.
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Break & the legs



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MessageSujet: Re: Spleen ?    Dim 6 Mar 2016 - 12:14

anaam a écrit:

Mais il existe aussi des dépressions saisonnières, celles-ci sont dû au manque de soleil qui joue justement sur ces molécules de bonheur et qui peuvent entraîner une dépression. Celle-ci est la plus simple à soigner.
Foutu vitamine D et sérotonine :p
Un coup mon médecin m'avait parlé de la luminothérapie. J'avais envie de lui coller ma table lumineuse sous le pif pour lui faire comprendre que c'était pas que de la vitamine D dont je manquais, ni de lumière Razz
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LittleLady



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MessageSujet: Re: Spleen ?    Dim 6 Mar 2016 - 16:36

Je vous remercie pour vos réponses.


Je vais déjà répondre à tes questions :
Brise-patte a écrit:
Alors, j'imagine qu'avec ta première dépression sévère à l'adolescence (chouette période pour accentuer ce genre de merde, vraiment! lol) tu as déjà été suivit -ou pas, en fait...). Est ce que tu es suivit (par un(e) psychiatre, un psychologue etc etc) à l'heure actuelle?
Si oui, as tu déjà parlé de ca avec il(s)/elle(s)?
Es tu sous traitement? (AD et/ou anxio)
Est ce que tes phases de dépression on une certaines fréquences assez rythmé dans l'année? (genre, tout les hivers, ou tout les deux mois, etc)


Ma dépression est arrivée l'année dernière où j'avais encore 20 ans, et c'était assez violent.
J'ai eu des AD et des anxiolitiques pas réellement efficaces, et après ma TS j'ai arrêté les traitements. Je n'ai pas eu de place dans les CMP, je devais attendre plusieurs mois et les psy en cabinet privé étant assez chers je n'ai rien entrepris mais je compte bien le faire dès que j'aurais ramassé un peu d'argent. Mes parents ont refusé 2 fois dans mon adolescence de me payer un psy. La deuxième fois je voyais que ça les saoulait de payer donc j'ai arrêté (ma psy était nulle aussi hein, ça aide pas, enfin elle me convenait pas du tout), et bien qu'ils sachent que certains événements qui sont arrivés dans mon adolescence ont expliqué pourquoi je faisais une dépression, ils ne m'ont pas reparler de l'éventualité de voir un psy. Je sais que l'argent est un problème et que je ne peux pas vraiment compter sur eux là dessus.

Je n'ai aucun suivi ni traitement depuis. Et quand j'ai vu des psy je n'ai jamais parlé de ça parce qu'à vrai dire j'ai compris pas mal de choses que récemment. J'ai toujours cru que c'était moi qui ne faisait pas d'efforts pour être bien.

Je ne sais pas si j'arriverai à dire la fréquence de cette "mélancolie", j'ai quand même des moments de bonheur dans ma vie, ou au quotidien quand je n'y pense pas,mais elle est toujours là. Tous les mois, c'est certain que je suis dans un sale état, c'est permanent. Depuis petite.
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soap474



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MessageSujet: Re: Spleen ?    Dim 6 Mar 2016 - 21:01

Salut !
Par rapport au coût (très élevé) des consultations psy, il faut savoir que le psychiatre, qui est un médecin qui est allé en fac de médecine et c'est par la suite spécialiser dans la psychologie au contraire des différents psychologue, psychanalyste et autres qui eux on suivi un "simple" cursus de psychologie, est remboursé par la sécurité sociale, à 100% ou presque me semble t'il sauf dépassement d'honoraires. Voilà pour ces quelques informations que tu avait peut être déjà, que sais-je ?
En tout cas j'espère que tu iras mieux un jour =)
Au plaisir d'échanger avec toi.
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Break & the legs



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MessageSujet: Re: Spleen ?    Dim 13 Mar 2016 - 0:40

On y pense pas mais un médecin généraliste peu aussi t'écouter (à sa manière certes, mais tout de même) tout comme être en mesure de pouvoir te prescrire un traitement adapté (anxio et AD) pour une dépression.
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LittleLady



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MessageSujet: Re: Spleen ?    Mer 16 Mar 2016 - 11:43

Ou un psychiatre pourrait il plus savoir ce que j'ai ?
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Tatie Lem



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MessageSujet: Re: Spleen ?    Mer 16 Mar 2016 - 18:44

En fait, seul le psychiatre est habilité à poser un diagnostic médical ("dépression", "épisode dépressif majeur", "trouble bipolaire type 1", "schizophrénie", "psychose hallucinatoire chronique", etc...) et à prescrire des médicaments. Il ne saura pas forcément "plus" ou "mieux" ce que tu as qu'un autre professionnel. Les psychologues aussi peuvent avoir une très bonne compréhension de leur patient. Comme les psychiatres, les psychologues ont souvent une orientation théorique (psychanalytique, comportementaliste pour citer les deux qui sont traditionnellement opposées mais il y en a d'autres), s'appuient sur certains modèles pour observer, analyser, classer les symptômes de leur patient et entreprendre un soin. Toutes ne conviennent pas à tout le monde.
Les psychiatres ne proposent pas forcément de thérapie, certains se contentent de prescrire des médicaments et d'orienter vers d'autres pro de la santé mentale.

Effectivement, un médecin généraliste peut aussi t'écouter et te prescrire des médicaments. Cependant, ils ne sont pas spécialistes, donc pas forcément très forts pour entrer dans les détails ou être précis dans leurs prescriptions.  

Sinon, certains symptômes dépressifs ont des causes biologiques ou peuvent être des complications assez directes de problèmes biologiques (par exemple, l'hypothyroïdie ou certaines lésions cérébrales). Il peut être intéressant pour toi de commencer par voir un généraliste, en ne passant aucun symptôme corporel comme psy sous silence, sans a priori sur leur origine ou leur lien avec d'autres, ça lui permettra de faire le point sur ta situation, de te prescrire des examens et de t'orienter vers des spécialistes s'il juge cela nécessaire.
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Stana



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MessageSujet: Re: Spleen ?    Ven 18 Mar 2016 - 11:07

Bonjours LittleLady.
Ta dépression semble presque innée...ou en tout cas elle remonte à très loin. Tu dis que tu t'es toujours sentie différente...je me demande si c'est cette "différence" qui a provoqué cette dépression, ou si c'est la dépression qui t'as toujours donné cette impression d'être à part. L'éternelle question: qu'est-ce-qui vient en premier? L'oeuf ou la poule? scratch ce n'est peut-être pas le plus important mais tout a une origine.
Tu devrais essayer de creuser tout ça avec un professionnel, il pourrait t'aider à comprendre les vraies raisons de ton état dépressif. Connaître le pourquoi, le comment devrait t'aider à avancer. Il n'y a rien de pire que le flou dans ce domaine comme dans tans d'autres.
Pour ce qui est d'établir un diagnostique précis, seul un psychiatre y est habilité. Là encore, mettre des mots sur tes maux pourrait t'aider, même si les "mots" peuvent être difficiles à accepter dans un premier temps. Il vaut toujours mieux une vérité, même...pas très agréable, que l'incertitude. C'est aussi comme ça qu'on pourra voire quelle thérapie et, éventuellement, quel traîtement spécifique seront les mieux adaptés.

Je ne sais pas si la dépression peut être génétique; bien sûr il peut y avoir un facteur héréditaire mais je n'en sais pas plus. Un médecin pourrait certainement te le dire.
Un suivis psychologique peut être très efficace et apporter un réél soulagement-si tu tombe sur la bonne personne, ce qui peux se trouver Smile dans le cas contraire tu pourras te tourner vers quelqu'un d'autre.
Si tu dis tout, sans réserve, à un professionnel, il pourra creuser dans ton passé; il n'est pas exclu que tu ai vécu, dans ta toute petite-enfance, un évènement traumatisant que ton cerveau a choisis d'occulter pour te protèger. Mais notre subconscient n'oublie jamais rien et ce peut être une piste...ça peux prendre du temps et te demander beaucoup de patience et de ténacité, mais ça vaut le coup d'essayer si tu veux vraiment aller mieux.
Après je ne suis pas psy lol mais dans ce genre de situation il y a plus d'une possibilité.

Les douleurs physiques que tu décris paraissent être un symptome de ta dépression, le psychisme/physique étant étroitement liés. Quand l'un vas mal, il n'est pas rare que l'autre suive. Tu peux quand même en parler à un médecin traîtant.

Si tu es ici ce n'est pas par hasard: une partie de toi, la meilleure partie, a envie d'aller mieux, de garder la tête hors de l'eau, tu ne te complais pas dans cette souffrance intèrieure, donc c'est déjà du positif. Je te conseil d'utiliser ces forces de vie pour t'ouvrir à quelqu'un de plus qualifié qui pourra t'aider à y voire plus clair.

Et tu sais, il n'y a aucune honte à se sentir, à tort ou à raison, "différent". Tout le monde l'est plus ou moins, certains...un peu plus que d'autres, c'est tout. Ca ne doit pas empêcher d'être sois-même et de profiter de la vie de la manière qui te conviens, ou plutôt te conviendra un jour.

Tiens-nous au courant Smile
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LittleLady



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MessageSujet: Re: Spleen ?    Mar 22 Mar 2016 - 13:09

Merci beaucoup d'avoir pris le temps de me répondre.

Je pense que je n'ai plus trop le choix à savoir passer par la case diagnostic d'un médecin. Je ne sais pas qui aller voir, comment expliquer, et j'avoue que ça me fait peur. J'ai lu que dans le cas des troubles de l'humeur le traitement peut être maintenu des années quand ça fait très longtemps que la personne est comme ça, et ce qui se passe dans mon cerveau ressemble beaucoup à un trouble de l'humeur. Sachant que j'ai toujours été dans cette situation depuis petite ça m'angoisse de savoir qu'il est possible que même avec une psychothérapie et éventuellement un traitement médical, je dois surveiller mon état toute ma vie.
J'ai peur d'expliquer pourquoi je viens consulter, ce que j'ai dis ici je ne suis pas sûre de pouvoir le dire à quelqu'un en face.
J'ai peur qu'on me prenne pour une folle mais c'est important que je sache ce qu'il y à. Pour arrêter de penser que j'en "fais exprès'', que je me complais dans là-dedans.
Je n'ai pas trop les moyens de payer un psychologue en cabinet privé, j'attends d'avoir assez d'argent de côté pour le faire et il est hors de question que je retourne dans un CMP vu la manière dont j'ai été reçue la dernière fois, seulement si je vais voir quelqu'un, j'ai un peu peur qu'ils ne me laissent pas ressortir sans être sûr que je sois prise en charge et je ne veux pas qu'on me force la main.
Et puis le peu de psychologues que j'ai vu (à part des infirmières spécialisées), je les ai trouvés froid, distants, c'est insupportable de pleurer à torrents à force de parler et que la personne vous regarde comme ça pendant des minutes entières.
Ma première psy que j'ai vu ne m'a pas recontacté quand j'ai voulu reprendre rdv, elle m'a carrément oublié malgré mes appels, c'était très bizarre, la deuxième attendait que je parle elle ne disait rien, et puis au bout de 30 min la séance était finie, c'est sûr que 56€ pour 30 min c'est rentable, alors que la séance aurait dû durer plus que ça, une fois au bout de 20 minutes on avait terminé, cette blague...

L'année dernière quand j'ai compris que ça commençait à vraiment déconné, je suis allée voir en premier une psychologue au planning familial, pour déjà parler un peu, seulement c'était très difficile, c'est compliqué de parler quand on à la gorge serrée, elle à été vraiment froide, elle comprenait pas pourquoi je venais (?), j'ai l'impression qu'elle en avait un peu rien à foutre et elle ne m'a pas demandé si je voulais revenir une autre fois. Je suis vraiment dégoûtée du personnel médical (en plus de mon expérience avec le CMP), je suis allée aussi à l'accueil d'un service hospitalier (l'année passée également) pour savoir comment ça se passe pour une hospitalisation, j'essayais de me prendre en charge du mieux que je pouvais parce que j'étais au fond du trou, les deux personnes qui m'ont reçues ont été assez correctes, le seul truc que j'ai pas apprécié quand j'expliquais mon état c'est qu'elle est passée par des questions histoire de savoir si j'entendais des voix dans ma tête mais c'était étrange de poser ce genre de questions, genre juste pour voir si j'étais pas un peu barrée dans ma tête, alors qu'au vu de ce que je disais ça se voyait très bien que j'étais lucide et que je savais très bien pourquoi j'étais dans cet état. Bref, ils m'ont quand même laisser dans ma merde alors que j'appelais au secours parce que j'étais plus capable de m'aider toute seule.
Ça me donne pas envie de me lancer dans une démarche telle que j'aurais besoin.
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MessageSujet: Re: Spleen ?    Mar 22 Mar 2016 - 18:06

Tu peux déjà aller juste voir un médecin généraliste, tu prépare un peu à l'avance ce que tuvas dire, les points que tu veux aborder:
Tu ne vas pas bien du tout, tu developpes un peu tes symptômes;
Tu expliques que ça vient et rapart par phases, que ça fait plusieurs années que c'est comme ça.
Tu pose les bases de ton parcours (genre, les médocs que t'as déjà eu, les différents psy, l'hopitale etc)
Et ce que tu voudrais à peut près: t'en a mare d'en chier, t'as besoin d'aide, tu veux de l'aide (médocs, suivit etc, hésites pas à demander des conseils sur où s'orienter, les aides financières aussi que tu peux avoir, tout ca tout ça).

Par contre, n'avance pas d'auto diagnostique, c'est un coup à ce que le médecin te souspçonne de t'être juste renseigné sur les maladies et que tu joue la commédie en imitant les simptômes. (true story hien).

Soyons clair, pour peut que tu soit sujette par exemple aux dépressions saisonniales comme une bonne partie de la population, tu sera peut être en effet obligé de te surveiller tout te vie.
Le truc, c'est que tu peux vivre avec. Je ne parle pas de survivre, mais de vraiment vivre.
Je dirais même que ça sera beaucoup plus simple pour toi de vivre avec si tu as vraiment une merde diagnostiquée car ainsi mieux pris en charge au quotidien.
En fait, pas grand chose ne changeront vraiment physiquement, mais mentalement tu n'as franchement rien à perdre (bien au contraire).

PS:
Personne (enfin, si, mais t'aura vraiment pas eu de bole de tomber sur un.e sacré.e connard/connasse) ne vas te dire que tu n'as pas de raison d'aller mal, ne pas te prendre au sérieux. Sauf si tu similes d'aller à merveille et encore...
Perso, je gambadais pliens de bonne onde en Hp (je dis pas que c'était le cas dans ma tête) et pourtant les psychiatres voulaient pas trop me lacher dans la nature. Sont pas cons non plus.

PPS: tu peux être très bien lucide et entendre des voix et toute sorte d'autres hallucinations (visuelles, auditives, etc) ^^
C'est assez rabaissant de traiter de complètement barré les personnes qui sont psychotiques et/ou ont des allucinations. Surtout sur ce forum d'ailleurs. Je te dis ça juste pour info hien Smile

Code:

Ça me donne pas envie de me lancer dans une démarche telle que j'aurais besoin.
Franchement, vu ton parcours psy, oui tout a fait lol
Raison pour laquelle vas falloir y aller autrement, quitte à faire du forcing pour bien faire entendre que t'as besoin d'aide, que t'es justement lucide sur ta situation et que t'as besoin d'aide. Et pas n'importe quoi.

Après, je ne vais pas non plus faire un pavé dessus, mais si tu n'arrives à avoir accès qu'à un suivit psy plutôt bancale et des médocs (heureusement remboursés par la sécu), les soins et thérapies ne se cantonnent pas uniquement aux services psychiatrique et psychologique. Ou médecine reconnue (je fais allusion ici à l'hyppo thérapie, l'art thérapie, changer de vie etc etc... mais c'est un autre et long débat ^^).


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LittleLady



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MessageSujet: Re: Spleen ?    Mar 22 Mar 2016 - 21:46

Bon je vais réfléchir à tout ça alors.

Je voulais juste rebondir sur ma façon d'avoir parler, quand j'ai dis "barré ", je ne voulais pas manquer de respect à qui que ce soit, je ne savais juste pas comment expliquer que sa façon d'avoir demander ça n'était pas très très cool, que n'importe qui l'aurait mal pris.
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MessageSujet: Re: Spleen ?    Aujourd'hui à 7:05

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