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 S'occuper, quitte à se faire du mal

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Ide

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MessageSujet: S'occuper, quitte à se faire du mal   Jeu 2 Oct 2014 - 10:30

Y a pas longtemps, j'ai entendu des bribes d'une émission sur la méditation à la radio où on rapportait une expérience qui m'a paru intéressante, du coup j'ai eu envie de la partager.

En gros (malheureusement je ne peux fournir aucune référence), des volontaires avaient le choix entre ne rien faire et s'infliger des décharges électriques désagréables, et au final les deux tiers des hommes et un quart des femmes, de ce que j'ai retenu des statistiques, préféraient se faire du mal que de rester désœuvrés, tellement ils étaient stressés.

En entendant ça, je me suis demandé s'il y avait des situations dans ma vie de tous les jours où je me "poussais" à aller mal et à angoisser plutôt que de ne rien faire du tout. Vous en pensez quoi ? Est-ce que le stress encourage l'autoflagellation ?
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Trash Khan

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MessageSujet: Re: S'occuper, quitte à se faire du mal   Jeu 2 Oct 2014 - 11:23

Pour moi, le stress est de l'autoflagellation par essence. On est en même temps le cheval et le jockey qui le cravache. Maintenant, ça peut être positif comme négatif, mais, biologiquement parlant, c'est une décharge de cortisone qui va produire du sucre permettant un surcroît temporaire d'énergie.

Le problème? C'est que cette réponse corporelle, qui va bien lors de problèmes où la force physique est nécessaire, l'est moins lors de troubles psychiques (quoique le cerveau a AUSSI besoin de glucose!).

Et la plupart des difficultés actuelles dans la vie de l'homo occidentalus piéton urbain moyen est de l'ordre du psychique.

Dans le cas que tu décris, la souffrance permet de se concentrer sur quelque chose de concret, de physique, au lieu d'avoir un vague à l'âme sur des sentiments qui foutent le camp dans tous les sens.

Un mal pour un bien?

Le rapport de l'homme face à la douleur?

La question, sur ce forum en tout cas, est centrale.
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Tatie Lem

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MessageSujet: Re: S'occuper, quitte à se faire du mal   Jeu 2 Oct 2014 - 19:35

Ce qu'il y a de sûr, c'est que l'inaction est stressante à divers degrés pour pas mal de monde, et sur divers plans. Agir est une manière de répondre aux perceptions et aux états somatiques provoqués par des situations, des stimulations internes ou externes, c'est aussi un moyen de maintenir le sentiment, l'impression d'une cohérence interne en créant le moyen de se percevoir soi-même dans un mouvement qui apporte son lot de sensations, en occulte d'autres... ce que peut aussi procurer la douleur.

Dans l'étude, les sujets ont un choix binaire : inaction ou action. Il se trouve que l'action est associée à la douleur ou à l'inconfort, mais s'ils avaient eu comme alternative une action qualitativement neutre ou positive au niveau perceptif, j'imagine qu'ils auraient choisi celle-là. S'auto-câliner plutôt que s'auto-flageller.

En fait, on n'est pas fichu pour vivre dans le stress permanent qui est parfait pour répondre aux situations d'urgence.
Perso, je ne fais pas de distinction entre une mise en jeu à dominante psychique ou corporelle, les deux mobilisent beaucoup de ressources et épuisent +++, qu'il s'agisse d'attraper ton gamin pour sortir de la maison en mode TGV pendant un tremblement de terre ou faire un choix de vie ou de mort concernant son avenir (expériences que j'ai pu observer aux premières loges).

Le problème se situe quand le stress atteint un niveau inutile par rapport à la situation (stress à partir d'un seuil anormalement bas = "ne rien faire" par exemple, réponses disproportionnées dans l'action ou l'inaction, etc...) bouffe tout sur son passage, et surtout quand il se renforce de l'appréhension du vécu d'un état de stress avant, en anticipation d'une situation future potentiellement stressante. Dans ce cas, c'est clairement de l'auto-flagellation.

Un autre problème se situe dans la mauvaise perception de l'urgence d'une situation. Sauf grosses grosses catastrophes vitales (qu'on ne connaît plus tellement dans nos sociétés), le temps, on l'a. Y compris de s'auto-câliner suffisamment pour faire redescendre le niveau de stress et relativiser l'enjeu. Si y a moyen d'éviter de passer par l'auto-flagellation qui aurait tendance à entretenir le stress sur le long terme, c'est pas plus mal.
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Ide

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MessageSujet: Re: S'occuper, quitte à se faire du mal   Lun 6 Oct 2014 - 20:27

Merci pour vos réponses.
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MessageSujet: Re: S'occuper, quitte à se faire du mal   

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