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 Une question comme ça

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MessageSujet: Une question comme ça   Jeu 18 Avr 2013 - 15:46

Que je refuse de me considérer comme handicapé / malade psychique c'est nier mon état ou m'ouvrir toutes les possibilités ?

Je sais c'est pas évident d'y répondre quand on ne me connais pas, mais d'une manière générale ?

(Handicapé ou malade, comme vous voulez. Pour ma part je suis pas handicapé, faut pas déconner, j'ai croisé des gens en lambeaux, à côté j'ai l'air normale).



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Gbrl



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MessageSujet: Re: Une question comme ça   Jeu 18 Avr 2013 - 15:56

Ne pas se considérer comme malade ou handicapé c'est, selon moi, s'ouvrir des possibilité ou, au moins, ne pas s'imposer plus de barrières. En même temps, si ne pas se considérer malade implique nier ses limites, là c'est autre chose.

Sans être malade ou handicapé, tout le monde a ses limites, les tiennes sont juste différentes.

Il y a une différence entre "Je peux pas, je suis malade psy, j'y arriverai jamais" et "Oh là. On va le faire, lentement mais surement selon mes limites. On va mettre des stratégies en place pour palier/dépasser mes limites."
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Lilith



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MessageSujet: Re: Une question comme ça   Jeu 18 Avr 2013 - 16:23

Je suis d'accord avec Gbrl.

Tant que ne pas te considérer malade/handicapée n'impose pas de nier tes limites et d'essayer constamment d'aller au delà, je ne pense pas que ce soit problématique. Au contraire, je vois ça d'un oeil plutôt positif.
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Trash Khan



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MessageSujet: Re: Une question comme ça   Jeu 18 Avr 2013 - 17:18

Et en même temps, ne pas se reconnaître malade , c'est ne jamais guérir. C'est aussi vouloir se comporter comme la plupart des gens et se planter régulièrement même pour des détails insignifiants comme se lever à heure fixe, manger trois fois par jour, prendre le bus ou regarder son courrier. Les gestes ne sont plus banals et chaque chose "normale" que l'on accomplit est tellement peu évident parfois que l'on peut ressentir légitimement un plaisir que donne un effort victorieux. On est parfois si mal que rien, absolument rien, n'est de la routine.

Avec les maladies psychiques, le quotidien devient un défi constant.


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Implo



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MessageSujet: Re: Une question comme ça   Jeu 18 Avr 2013 - 17:21

maladie ou état
je préfère état

________________
Il faudra peut être un jour que j'admette que je vais mal, mais peut être qu'à ce moment là, je pourrais le dire parce que j'irais mieux.

j'écris comme mon cerveau découpe
sans ponctuation pas d’intonation
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Trash Khan



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MessageSujet: Re: Une question comme ça   Jeu 18 Avr 2013 - 17:37

Je préfère maladie. Un état est une donnée, une maladie est un processus, une transformation et une lutte entre un état pathologique et un état plus sain, et parfois plus sain encore que l'état initial.

Pour mobiliser des forces, il faut entrer en guerre. Et dire "je suis malade" est une déclaration de guerre lancée à la face de ce qui t'empêche d'être toi même.

Sinon ça pourrait être comme ça "vous avez la grippe". Et la personne dit "oui" sans chercher à se battre, comme dans ces mauvais rêves où l'on voit un monstre approcher de soi et qu'on est complètement conscient mais paralysé.


Dernière édition par Trash Khan le Jeu 18 Avr 2013 - 17:39, édité 1 fois
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Implo



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MessageSujet: Re: Une question comme ça   Jeu 18 Avr 2013 - 17:39

ton
choix
de te battre
derrière le mot
maladie
un état est quelque
chose de changeant
mais qui ne se change pas
forcément
tout
seul
aussi
un état entraine aussi
de se bouger

________________
Il faudra peut être un jour que j'admette que je vais mal, mais peut être qu'à ce moment là, je pourrais le dire parce que j'irais mieux.

j'écris comme mon cerveau découpe
sans ponctuation pas d’intonation
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Gbrl



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MessageSujet: Re: Une question comme ça   Jeu 18 Avr 2013 - 18:52

Trash Khan a écrit:
Et en même temps, ne pas se reconnaître malade , c'est ne jamais guérir. .

En même temps, se dire "je suis malade" et qu'à chaque fois qu'un effort doit être fait, la première chose qui revient c'est "bouhouhouh, pas capable, tu comprends pas, je suis malade", y'a rien de constructif là dedans.

Tu dis que ne pas se reconnaitre malade c'est de vouloir fitter dans la normalité. Se reconnaitre malade, ne serait-ce pas vouloir fitter dans la petite case du pseudo-psy obnubilé par son DSM? La manière dont est fait le DSM, c'est pour et par les psychiatres et financé par les compagnies pharmaceutiques. Avec des critères diagnostiques de plus en plus vagues et larges, à ce rythme là, tout le monde est malade.

État, maladie, handicap, pathologie... Tout ça c'est de l'enculage de mouche. Tout le monde a des limites, c'est jusque certains ont des limites qui fittent dans une case du DSM. Si ce n'est pas le cas, attendez la prochaine édition.


Dernière édition par Gbrl le Jeu 18 Avr 2013 - 19:54, édité 1 fois
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'Soren'



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MessageSujet: Re: Une question comme ça   Jeu 18 Avr 2013 - 18:59

Le truc c'est pas tant de se considérer ceci ou cela mais plutôt de savoir se positionner face à ça, qu'on soit truc ( ou la version négative "qu'on ne le soit pas " ) dans tout les cas ce qui importe c'est de réussir à se mouvoir si la condition actuelle ne nous convient pas.

Pour les mots "états" VS "maladies", même rengaine, question de placement, par rapport à l'un, l'autre ou les deux.

Les périodes ( pas si lointaines ) où je me sentais "malade" j'ai mis le temps mais j'ai fais des choses pour réagir contre, ces états qui me déplaisaient et m'oppressaient, maintenant je suis mieux même si y a encore des trucs qui vont pas.

Tant que te sentir malade ( ou ne pas te sentir la cas échéant ) te donne pas de mauvaise excuse pour tourner en rond dans le caca, ne te prend pas la tête avec ( ou mieux : profites de ta capacité à te bouger pour sentir le vent sur ta peau ).
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anaam



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MessageSujet: Re: Une question comme ça   Jeu 18 Avr 2013 - 20:31

Personnellement, je pense qu'il faut reconnaitre sa maladie, comme ses peurs, comme tout en fait. Faut se le dire : "je suis malade MAIS je ne vais pas me cacher derrière ça, je vais pas faire de cette maladie la seule chose qui me définira, je ne vais pas laisser cette maladie devenir mon identité, je vais pas faire comme si j'étais pas malade parce que c'est faux, mais je ne vais pas me cacher derrière celle-ci."

Je pense qu'accepter le fait qu'on soit malade peut soulager, peut nous faire prendre conscience que on a peut-être pas le même rythme qu'un autre, mais cela doit nous pousser à nous battre, à nous surpasser et pas à dégainer cette maladie à tout-bout-de-champs.

J'ai longtemps nié ce que j'avais, et au fond, je comprenais pas pourquoi j'y arrivais jamais, je voulais faire aussi bien que quelqu'un qui n'était pas malade, aussi vite, sans efforts... Ben ça marche pas comme ça malheureusement.

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kelkun_kelkepart



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MessageSujet: Re: Une question comme ça   Jeu 18 Avr 2013 - 21:32

mouai... ça montre encore une fois que la maladie psychiatrique est taboue...

quand t'a la grippe, la gastro, un cancer, un souci cardiaque etc tu te pose pas la question de savoir si tu est malade: tu a bien pigé que tu est malade

alors pourquoi quand on te pond une dépression, un trouble alimentaire, bipolaire, borderline etc c'est si compliqué de poser le nom de maladie la dessus?

après ouai on peu débattre pendant des lustres sur le DSM et ses abus mais y'a pas que le DSM comme référence meme s'il est de loins le plus connu

et puis comme pour un rhume on peu virer limite hypocondriaque et se trouver une pneumonie les maladies psy ouvrent un champ infini d'imagination, DSM ou pas prendre un peu de recul c'est cool aussi!
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Gbrl



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MessageSujet: Re: Une question comme ça   Jeu 18 Avr 2013 - 22:14

Pour avoir vécu les deux côtés de la médaille, autant physique que psy, il faut bien différencier le fait de nier la maladie, de vivre et composer avec, et ceux qui se cache derrière. Ça s'applique autant pour les pathos psy que physique.

Le déni c'est tout simplement de se dire «LA LA LA, JE SUIS PAS MALADE». D'un bord comme de l'autre, c'est pas souhaitable.

Vivre et composer avec la maladie, c'est de dire: «Ok, fine, je suis malade. Maintenant, qu'est-ce que je fais pour vivre avec et avoir la meilleure qualité de vie possible? Quelles stratégies/traitements/thérapies/autres peuvent m'aider? Comment je peux faire pour aller mieux?.» D'arriver à respecter ses limites tout en tentant de les repousser, d'aller un peu plus loin. Que ça ne soit qu'un détail comme un autre de qui nous sommes, sans toutefois nous définir.

Se cacher derrière c'est de se définir par sa maladie. De s'empêcher de vivre à cause d'elle. Qu'à chaque questions la réponse soit «Pas capable, suis [Patho XYZ]». Un peu plus et c'est la maladie qui se présente «Bonjour, je suis [patho XYZ], voici mon hôte Gertrude».

La même chose s’applique du côté physique. Je pourrais nier que je suis asthmatique: «JE SUIS PAS ASTHMATIQUE, je peux pas respirer mais JE NE SUIS SURTOUT PAS ASTHMATIQUE». Autant que je pourrais me cacher derrière et qu'à chaque fois que quelqu'un me propose quelque chose: «Peux pas, asthmatique!» «Pas capable, asthmatique».

Il faut doser entre les deux. Quand ça va moins bien on ajuste en conséquence. Quand ça va mieux, on en profite pour aller plus loin. On cherche des solutions.
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Caramel



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MessageSujet: Re: Une question comme ça   Jeu 18 Avr 2013 - 22:26

Perso, comme Implo, j'aime beaucoup mieux le terme "état", ou "comportement", ou "situation", ou "fonctionnement", que "maladie".

"Maladie" implique pour moi une notion "extérieure à moi". Un truc qui "m'impose sa volonté". Je suis officiellement diagnostiquée (ou plutot "diagnosticable") borderline. So What ?!
Pour moi, derrière ce terme, il y a un ensemble de merdes, de fonctionnements foireux, de trucs construits un peu bancalement.
Si je voyais ca comme une "maladie", je dirais "Je ne peux rien y faire". Alors que non. Je peux y faire qqch. Et j'y ai fait qqch, d'ailleurs, dans la mesure où une bonne partie des comportements merdiques que j'ai pu avoir (hyper-controle, crises de colère, viandage, picole, angoisse paralysante sur des trucs administratifs, tout ca) sont soit derrière moi, soit largement moindre que par le passé. Parce que j'ai décrété que ces machins faisaient partie de moi, et que donc je pouvais agir dessus.

Alors oui, ca ne veut pas dire tomber dans le "non non non je n'ai pas de problème". Oui, j'ai des trucs foireux. Oui, je veux qu'ils changent. Donc je me donne les moyens qu'ils changent.

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Profil partie de Loup Garou :

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Description physique : Taille moyenne, cheveux bruns avec parfois des reflets verdâtres, yeux globuleux
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Profession : vendeur itinérant
Particularités : Refuse obstinément d'évoquer son enfance, sa famille et sa ville natale. Vit au village par intermittence, en raison de son métier

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kelkun_kelkepart



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MessageSujet: Re: Une question comme ça   Ven 19 Avr 2013 - 9:21

cara "maladie ne veux pas dire que tu n'y peux rien!

quand t'a le rhume tu peux choisir de rester cloitrer au fond de ton lit ou prendre un aspirine et faire le minimum vital malgré ton nez bouché ta toux et ta fatigue!

idem pour toutes les maladies physiques...

effectivement les problèmes psy comportent une part exterieure contre laquelle tu ne peux pas faire grand choses (au meme titre qu'il ne suffit pas de gueuler un coup pour mettre à la porte les virus, bactéries et autres joyeusetés qui pourrissent ton corps)

physique ou mentales les maladies impliquent un choix pour guérrir/gerer/composer au quotidien avec pour vivre le mieux possible

chez toi on appelle ça borderline mais on peux tout à fait apeler ça glurk ça impliquera le meme genre d'implication au quotidien pour pouvoir gerer les choses!

_____________

j'aime bien la notion de limites en fait, comme il à été dit on a tous des limites (malades ou pas) diagnostique ou pas, respecter ses limites permet d'avancer... ces limites font parties de nous, composer avec c'est aussi SE respecter

par exemple: je suis autiste asperger... ça implique entre autre d'avoir une grosse fatigabilité...
et bien ces dernières années j'ai appris à gerer ce paramètre...
ça veux pas dire "nan je fais rien sinon je vais rentrer chez moi je vais m'éffondrer" ça veux dire que ba je mesure l'énergie que me prend chaque activité, organise les RDV dans la semaines pour que ça ne finisse pas en overdose et autre épuisement à la fin de la journée...
ça implique d'anticiper certaines choses pour éviter le stress, l'angoisse, le bruit, les stimulations sensorielles qui fatiguent aussi beaucoup...

tout ça n'empèche pas la fatigue, voir l'épuisement à la fin de la journée mais au moins je fini ma journée et je peux redémarer la suivante du bon pied; ce qui serais impossible si je ne prenais pas en compte cette limite

qu'on apelle ça syndrome d'asperger ou shmoll à la limite je m'en fout! ce qui m'importe c'est que au quotidien j'arriver à négocier les choses de sorte à ce que je tienne vaguement debout à la fin de la journée!
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Aloysius



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MessageSujet: Re: Une question comme ça   Ven 19 Avr 2013 - 10:42

Je trouve le terme maladie gênant. La maladie c'est quelque chose qui te tombe sur la gueule. Les limites psychiques, les états, les fonctionnements, ce sont des choses qui font partie de nous. Hormis des maladies grave, la maladie ne change pas qui je suis. La psychée, c'est autre chose.

Limite ? État ? Oui, sans aucun doute. J'aime bien le terme fonctionnement pour ma part. Parce qu'un fonctionnement peut être merdique ou bon, et ce, indépendamment du fait qu'il ne soit pas le plus courant. C'est un fonctionnement courant de vivre la vie qu'on n'a pas pu avoir au travers de ses enfants. Pour autant, c'est malsain. C'est un fonctionnement rare que d'être Asperger. Ça ne l'est pas.

Fonctionnement, ça permet aussi d'éviter le fatalisme qui peut se contenir dans "maladie" ou dans "limite". Un fonctionnement, c'est comme une machine. Ça peut être très complexe et difficile à modifier, mais c'est faisable. Il y a mille rouage, ok, c'est le bordel. Ça n'empêche pas qu'on peut faire quelque chose. On ne peut pas se dire "c'est comme ça et puis c'est tout". Mais on peut se dire "ok, là pour l'instant, ça me bloque."

Le fonctionnement entraîne des limites, mais il met plus l'accent sur le fait que ces limites sont conséquences et peuvent donc être modifiées. J'ai un fonctionnement qui implique des limites. Si je change ce fonctionnement, je change mes limites. Alors que j'ai des limites... ben, voilà, terminé.
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kelkun_kelkepart



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MessageSujet: Re: Une question comme ça   Ven 19 Avr 2013 - 11:09

parce que tu choisi toi d'avoir une depression, un trouble alimentaire, etre borderline et autres?

je ne pense pas, ça te tombe dessus au meme titre qu'une crève ou qu'un cancer...

et puis oui une maladie physique ça change ta façon de voir la vie, je parle pas d'une crève hein mais un cancer, une maladie chronique, un accident, ou une simple jambe cassée et c'est tout un tas de choses que tu doit réorganiser...


perso j'essaye de faire la nuance entre les difficulté de mon SA et les difficultés que tout le monde peut rencontrer, je suis toujours émerveillée de voir lamultitude de personnalités d'envies, de passions qu'ont les gens atteints de ce trouble...

alors oui j'ai un trouble autistique, oui cela influe sur ma vie quotidienne, ma façon d'etre et de penser... mais ça ne m'empeche pas d'avoir une personnalté propre et meme parfois de m'accorder des moments de reculs et de ne pas me poser la question de savoir à quoi je doit faire gaffe pour me ménager...

SA ou pas je suis moi, le SA fait partie de moi (entre autres) comme la dépressiona fait partie de moi, comme pour certain le cancer, la jambe cassé fait partie d'eux... toujours entres autres choses évidament!!

parfois on guéris, parfois non, dans tous les cas cela fait partie de notre histoire et pour un temps il a fallu s'adapter à une vie différente, des idéos et des valeurs différentes ou accentué, des limites, un parcours plus ou moins difficile...

une maladie forge notre personnalité au meme titre que les rencontres, les passions, les déménagements, la météo, les décès, les naissances, les aléas de la vie...
c'est à nous de voir par la suite quelle place on lui donne "trop" ou "pas assez" "le juste millieu" oui cette place des évenement finalement c'est un choix, les limites que ça impose par contre ce n'est pas un choix
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Aloysius



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MessageSujet: Re: Une question comme ça   Ven 19 Avr 2013 - 11:41

Sauf que je SUIS bordeline. Je n'ai pas le borderline. Avoir des TCA, ça procède de mon être. C'est mon être qui agit sur mon corps. Je ne trouve pas, justement, qu'avoir des TCA soit comme d'avoir une crève ou un cancer.
Comme je l'ai dit, "sauf maladie grave", ça ne change pas ce que je suis. Avoir la crève ne me change pas. Être paranoïaque, c'est moi. Je n'aime pas du tout l'idée de parler de guérison non plus d'ailleurs. Comme je le disais, fatalisme, tout ça.
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Trash Khan



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MessageSujet: Re: Une question comme ça   Ven 19 Avr 2013 - 15:11

Si je faisais le distinguo entre état et maladie, ce qu'état est une donnée et une maladie est un processus. J'ai la grippe, j'ai la fièvre. La grippe est une maladie, la fièvre est un état. Les deux sont heureusement passagers, certes, mais quand on dit "j'ai la fièvre", on ne voit pas de possibilité d'évolution ni dans un sens ni dans l'autre.

Par contre, le distinguo entre être et corps est moisi, vu qu'on est un corps.

Et... avoir la crève te change... tu es nettement plus irritable, amorphe, tu vas hésiter à sortir dehors, tout ça. Il y a des répercussions dans ton corps ce qui implique des changements momentanés ou définitifs dans ta manière de vivre.

Être dépressif est considéré par les psys comme un état, ceci dit. Est-ce que parce que cette donnée peut résulter de maladies psychiques?

Pourquoi hésite t on à dire "je suis malade", au juste? Politiquement correct? mal-entendant, mal-pensant ou même bientôt, on peut rêver, parlera-t-on des extrémistes de droite comme mal-votants?

Parce que la vie repose essentiellement sur un déni de réalité?

Parce qu'on est viscéralement étanche à toute forme de changement?

Bref, je proclame haut et fort que je suis malade et je ne m'en porte que mieux.
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Gbrl



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MessageSujet: Re: Une question comme ça   Ven 19 Avr 2013 - 15:25

ET le déni de réalité, il va pas dans l'autre sens aussi?

Toujours proclamer être malade, c'est de nier que ça peut aller mieux. S'empêcher de vivre parce que «peux pas, malade» c'est de nier qu'on peut se mobiliser pour améliorer la situation.
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Trash Khan



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MessageSujet: Re: Une question comme ça   Ven 19 Avr 2013 - 15:53

Pour moi, malade veut dire qu'on ne renonce pas à la vie, mais qu'il faut trouver autre chose pour contourner les gênes et les impossibilités définitives ou temporaires de la maladie. La maladie est un processus qui mène à la mort, et qu'il faut combattre. Comme la maladie n'est pas un état mais un processus, la guérison l'est aussi. Mais pour entamer des processus de guérison, il faut admettre, avant tout, que l'on est malade.

Il y a des maladies incurables, et certains cyniques disent que la vie en fait partie, mais il y en a d'autres, strictement au hasard l'asthme ou le diabète, qui représentent des gênes quotidiennes et sont sources de danger si l'on n'a pas certaines précautions... Souffrir de ces maladies-là ou pire encore, de maladies dégénératives incurables n’admettent pas qu'on se voile la face et l'on doit se battre, non pas pour guérir, ce qui là, est impossible, mais pour garder une certaine qualité de vie, avec... moins de possibilités de faire des excès.

Quelqu'un atteint de cancer de la peau va éviter le soleil, par exemple, même si sa maladie a peu de chances d'être complètement guérie. Une personne qui a un pacemaker va éviter de se balader près des centrales électriques, quelqu'un qui a un souffle au cœur va faire des activités sportives, pour ne pas laisser la machine rouiller, mais modérées.

Dire qu'on est malade, et se le dire, n'est pas un retranchement sur un symptôme ou un état mais se préserver d'un côté, en entamant d'autre part des démarches pour ralentir, enrayer ou inverser le processus quand c'est possible.
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Caramel



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MessageSujet: Re: Une question comme ça   Ven 19 Avr 2013 - 17:04

Ce qui m agace ds le débat c est le côté : Il FAUT reconnaître les problèmes psy comme une maladie sinon c est du déni de réalité.

La merde psy c est pas un virus extérieur qui nous attaque, c est le cerveau qui se met à fonctionner bizarre suite à des événements de la vie et surtout à nos propres pensées, réactions, conceptions face à ceux ci. Que ça soit un viol, des merdes familiales, un accident traumatisant ou quoi que ce soit d autre.

Je serais ok pour parler de maladie si le lien de cause à effet était clair et obligatoire : viol = telle conséquence sur le psychisme. comme on peut dire "chute de 3 mètres sur le tibia = fracture". c est pas le cas. des gens s en sortent plus ou moins bien. d autres sombrent. donc pour moi on a tjs une responsabilité ( je n ai pas dit culpabilité, que personne ne me déchire la face merci) dans le.fait d aller mal. dans le sens : on n a pas trouvé la bonne approche /méthode pour aller bien. C est pas un reproche ni une culpabilisation. Mais ça empêche pas de continuer à la chercher. et à modifier bout par bout les schémas qui nous tiennent la gueule sous l eau.

après, c est MA vision des choses. je peux concevoir qu elle ne soit pas partagée par tous et que pour certains se dire "malades" soit un bon point de départ pour se deculpabiliser de ce qu ils n arrivent pas à faire à cause de leurs merdes psy. parce que culpabiliser ne sert clairement à rien.

mais pour autant entendre dire que c est du déni de réalité : juste non.

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kelkun_kelkepart



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MessageSujet: Re: Une question comme ça   Ven 19 Avr 2013 - 20:20

TOUTES les chutes de 3 mètres n'impliquent pas une fracture! (genre combien de gus se sont amusés à sauter du premier étage et en sont sortis en un seul morceau?)

le cancer, le diabète par exemple ce ne sont pas des virus ou des bactérie, c'est aussi des organes qui se dérèglent

quand aux potentiels traitement/méthode/façon de s'en sortir il sont aussi variables dans les nmaladies physiques: pour un rhume tu peux préférer fonctionner au ralenti, prendre une aspirine, de la vitamine C, un grog, du sirop, tout ça en meme temps...


tu peux dire "j'ai pas la grippe, je tousse, je suis fatiguée, mal partout", "je suis pas dépressif, je suis triste tout le temps, chiale, du mal à me lever le matin, cogite le soir, idées noires"

n'empeche pour la médecine tu est malade: tu a la grippe ou une dépréssion

après effectivement se dire "je tousse, je suis fatiguée, j'a mal partout" au lieu de dire "j'ai la grippe" n'empeche pas d'aller voir un médecin, de prendre un médicament et/ou un remède de grand mère...

comme dire"je suis triste tout le temps, chiale, du mal à me lever le matin, cogite le soir, idées noires" n'empeche pas de chercher des solutions et de les mettre en oeuvre
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MessageSujet: Re: Une question comme ça   Ven 19 Avr 2013 - 20:24

Je suis entièrement d'accord avec, à la fois, Gbrl et kelkun_kelkepart.

En fait si vraiment il faut mettre un nom là dessus, je choisirais "avec".
Dans un documentaire super bien foutu à propos de l'autisme Asperger ("le cerveau d'Hugo"), ils choisissent de parler de "neurotypique" pour désigner les "normaux", et, pour les autistes, de personne "avec autisme".
Donc je dirais que je suis qq avec borderline. Ça ne le nie pas, ça n'en fais pas ma personnalité (parce que malgré le nom Trouble de la Personnalité Borderline j'ai évidemment ma personnalité propre).

J'ai arrêté mon traitement parce que je n'en pouvais plus de prendre chaque matin des médicaments en me disant que j'allais me guérir d'être moi-même. J'ai une maladie, je refuse d'être malade. Pour moi ça fait une différence énorme.

'Soren' a écrit:
( ou mieux : profites de ta capacité à te bouger pour sentir le vent sur ta peau ).
*sourire*

Spleen a écrit:
"sauf maladie grave", ça ne change pas ce que je suis.
Je considère la dépression comme un message envoyé à l'individu : il y a des choses qui ne vont pas du tout dans ta vie, ça ne te convient pas de vivre comme ça, tu ne peux plus continuer ainsi. Des gens qui se sortent de la dépression vont changer de carrière, revoir leurs priorités, voir changer de mode de vie ; ils en sortiront enrichis par une nouvelle capacité, celle de profiter de la vie vraiment, car en y trouvant un sens, car ils en connaissent le prix. Comment cela pourrait-il ne rien changer ?

Caramel a écrit:
La merde psy c est pas un virus extérieur qui nous attaque, c est le cerveau qui se met à fonctionner bizarre suite à des événements de la vie et surtout à nos propres pensées, réactions, conceptions face à ceux ci.
En fait, pas toujours.
Il fonctionne déjà différemment (par ex être plus sensible que les autres) et l'arrivée de traumatismes va déclencher le trouble.
Et puis, dans certains cas, pour certaines maladies, l'origine biologique semble être la cause principale. Alors des traumatismes vont aggraver le truc, mais dès le départ y avait de grosses prédispositions.

Gbrl a écrit:
Sans être malade ou handicapé, tout le monde a ses limites, les tiennes sont juste différentes.

Il y a une différence entre "Je peux pas, je suis malade psy, j'y arriverai jamais" et "Oh là. On va le faire, lentement mais surement selon mes limites. On va mettre des stratégies en place pour palier/dépasser mes limites."
Merci beaucoup, je pense que ça va m'aider.



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Aloysius



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MessageSujet: Re: Une question comme ça   Ven 19 Avr 2013 - 20:32

Je disais justement que la maladie ne change pas qui je suis (sauf maladie grave) donc je ne considère pas la dépression comme une maladie. Un état, un fonctionnement, oui. Une maladie, non.
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MessageSujet: Re: Une question comme ça   Ven 19 Avr 2013 - 20:50

Au fond, on s'en fout non ? Ça ne change pas la réalité de millions de personnes.
(C'est une maladie quand même, ne serait-ce que physiquement : ralentissement général, fatigue, sommeil modifié, appétit modifié, etc... c'est pas pour ça qu'on ne peut rien y faire, il faut trouver un juste milieu).
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MessageSujet: Re: Une question comme ça   Aujourd'hui à 11:47

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