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 Incapable de travailler

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Ziel

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MessageSujet: Incapable de travailler   Jeu 4 Oct 2012 - 2:51

Désolée du roman...
Je me sens triste.
Et angoissée.

Présentement, je ne travaille pas.
Ça fait trop longtemps que j'ai pas travailler dans mon domaine.
Depuis que j'ai eu mon premier enfant en 2009.
L'informatique bouge trop vite.
Donc, je suis dépasser.
Et j'ai pas du tout envie de me mettre à jour.
Ça fait longtemps que je n'aime plus ça.
J'en est fait un gros burn-out en 2007.
Ça avec d'autre chose qui m'a valu l'HP durant 10 jours.
Ça n'est pas une job pour une mère de famille.
Trop de pression, de délais.
Les heures supplémentaires...
Non, vraiment pas pour moi.

Depuis, j'ai essayer d'autres choses.
Comme une formation pour travailler en crèche (CPE au Québec).
Pas pour moi non plus.

Je fais une formation pour être secrétaire.
Mais j'arrive pas a avancer.
C'est une formation a domicile.
Pas sur que je vais aimer ça...

Je ne sais vraiment pas quoi faire.
J'ai pas de motivations à travailler.
Pas du tout envie.
Je suis bien à la maison...
Juste de penser à travailler, j'angoisse.
Malgré les projets.
Je voudrais une maison.
Un 3e enfant d'ici 2014...

Je peux pas travailler avant février.
Pour des raisons techniques.
Trop long a expliquer.
Mais février approche...
Et je ne sais pas quoi faire.

Ce qui n'aide pas non plus.
C'est que je ne veux pas bosser de soir.
Ni les week-end.
Je veux profiter de ma famille.
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abigail

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MessageSujet: Re: Incapable de travailler   Jeu 4 Oct 2012 - 5:07

pourquoi vouloir travailler?
dit comme ca, ca a l air con .
mais je veux dire cote $ ok le travail c est un plus et cote sociale aussi. mais si tu est bien a la maison et que tu veux profiter de tes enfents le travail est'il obligatoir?
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Ziel

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MessageSujet: Re: Incapable de travailler   Jeu 4 Oct 2012 - 18:32

Mes enfants vont à la crèche (CPE au Québec).
Je suis incapable de les garder avec moi.
Pas quand je suis seule.
Ça fait plus de 4 ans que je dors pas la nuit.
J'ai pas des gros dormeur...
Je suis totalement épuiser.
Je suis a peine capable de me faire a manger le midi.
J'arrive a prévoir et préparer une partie pour les soupers.
Mon conjoint cuisine le soir.
J'y arrive pas avec les 2 enfants.
Du moins, pas plus de 2-3 jours.

Ça n'a juste pas de sens de pas en être capable...
Les 2 ensembles, c'est l'enfer.
Je gère pas en ce moment.
Je les prend chacun leur journée par semaine.
De toute façon.
Impossible d'aller jouer dehors avec les deux.
Le p'tit se sauve dès qu'on tourne la tête 3 secondes.
Le grand réclame de l'attention.
Les 2 vont dans 2 directions opposer!

Cet été.
J'ai demander à ma soeur de surveiller le petit.
Le temps d'aller au toilette 30 sec top chrono.
Elle a été déconcentrer par le grand qui était au toilette aussi.
Je sort de la toilette, le petit est disparu!
Il était parti vers le parc!
Juste a coté d'une rue très passante!
Mon coeur a lâcher.
J'y arrive pas toute seule...

Coté $$ justement.
On en a pas beaucoup.
On est a la gorge tous les mois.
C'est vraiment difficile.
Les enfants manquent de rien.
Mais nous, oui.
J'ai des vêtements neufs parce que mes parents m'en payent à ma fête.
Je les usent a la corde.
Peut pas en avoir beaucoup à la fois.
L'école va commencer l'an prochain pour le grand.
On peut pas payer ça sans que je travail aussi.
Mon conjoint tombe malade et on est pratiquement dans la rue.
C'est trop de pression sur ses épaules a lui seul.

Dans 10 ans, notre loyer va couter trop cher pour nous.
On rêve d'une maison.
Mais c'est pas achetable!
Surtout si je travail pas.
On a rien du tout de coté.
J'aurais pas de sous quand je vais être vieille.
Puisque je travail pas pour cotiser et avoir un min.
On pourra pas aider les enfants dans leurs études plus tard.
Je sais pas en Europe, mais ici faut payer cher l'université.
Vous avez sans doute entendu parler de la grève étudiante.
Ça règle rien encore.
Et même si la hausse a été annuler par le nouveau gouvernement.
Bah ça reste trop cher à la base.
Et il risque de sauté dans 2 ans le gouvernement en place.


Moi je m'en fou du social.
C'est pas pour ça que je vais travailler.
J'en fais jamais du social quand je travail.
Je rentre, fais ma job et part.
C'est juste pour les $$$.
C'est juste parce que c'est une nécessité pour vivre.
Sinon, c'est sur que j'y retournerais jamais.

Bref...
Je commence à me faire a l'idée...
Ça me prendrait surement des anxio.
Mais c'est pas possible ça non plus.

On m'a dit que je m'enligne de plus en plus vers la phobie social.
Le psychiatre que j'ai vu lors de ma TS en 2007.
Il avait raison je crois.
Plus j'attends pour retourner travailler.
Plus l'angoisse monte.
Et plus c'est difficile...
Moi j'ai confiance en moi.
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Caramel

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MessageSujet: Re: Incapable de travailler   Ven 5 Oct 2012 - 17:02

Humpf.

C'est pas mal ce genre de scénario là que je craignais, et qui m'avait fait te secouer la face (trop vertement ? Faut croire vu que tu étais partie suite à ça) quand tu as eu ton premier enfant.

J'ai pas le sentiment que quoi que ce soit ne soit réglé dans tes merdes à toi. J'ai vachement eu le sentiment que tu imaginais que le fait d'être mère allait magiquement régler ça, à l'époque, et c'est en ça que je tirais pas mal l'alarme. Ca ne règle rien. Ou du moins pas tout. Ou du moins pas en profondeur.

Et là, je suis pas mal "choquée" (ou inquiète, au choix, ou les deux) de te voir parler de 3ème enfant alors que tu peines vachement à gérer les deux que tu as djà...

Je suis pas mal perplexe du message sécurisant que tu peux donner à tes enfants s'ils te voient à moitié incapable de les gérer, épuisée, à bout.
J'ai pas mal de questionnements sur quelle "confiance en la vie" une mère phobique sociale peut transmettre à ses enfants. A part en faire des flippés de la vie parce qu'ils sentent que leur mère voit le monde comme un truc dangereux...
A voir, le premier n'est pas exactement un modèle d'équilibre déjà (à ce que tu en dis, quoi). Et - à ne pas voir comme de la culpabilisation, parce que je ne doute pas que tu lui donnes le maximum que tu peux - je n'en suis pas particulièrement étonnée vu le contexte, quoi...

Franchement, j'ai vachement le sentiment qu'avoir un 3ème enfant là (enfin, d'ici un an, vu l'objectif que tu poses) serait le prototype de la mauvaise idée.

Je pense sincèrement que c'est une priorité que tu te fasses aider. Que tu règles TES merdes à toi. Avant toute autre chose.

________________
Profil partie de Loup Garou :

Nom : Johnny "Caramel" Waite
Age : 40 ans
Description physique : Taille moyenne, cheveux bruns avec parfois des reflets verdâtres, yeux globuleux
Origine : Insmouth, Massachusetts
Profession : vendeur itinérant
Particularités : Refuse obstinément d'évoquer son enfance, sa famille et sa ville natale. Vit au village par intermittence, en raison de son métier

-----

 

Caramel dit : Je peux faire Caca en paix ?


Ronge tes barreaux avec les dents
Le soleil est là qui t'attend
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Ziel

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MessageSujet: Re: Incapable de travailler   Sam 6 Oct 2012 - 3:58

Non, c'est pas suite à ça.
C'était suite à votre soirée alcooliser.
Et certaines choses qui était arriver à ce moment.
C'était pas toi en tant que tel.
Et le blessure que j'ai ressenti m'appartenais à moi seule.
J'ai juste mal réagit de me retrouver "dégradé" a membre.
Alors que c'était Chap qui jouait avec ton compte.
Bref, ça n'a pas d'importance.
Je me suis surtout éloigner pour éviter d'avoir mal.
Me protégrer de moi-même.
Penser juste à moi.
Bref.


J'en est bien conscience que c'est pas une bonne idée.
Du moins présentement, coté bébé.

Ça allait beaucoup mieux ses dernières années.
Juste que cette année tout mon tombe dessus.
Les problèmes financiers (on a du faire faillite).
Le faut que j'ai perdu mon job enceinte du 2e.
Et rien trouver depuis.
Que je me cherche, veux me réorienté.
Mais dans quoi?
Ça démotive.

En plus, on est en octobre.
Ça va être ma fête bientôt.
C'est le mois de ma TS et de l'HP...
Chaque année je suis plus "fragile" à cette période.
Là, ça s'ajoute au reste.

Je ne prétend pas du tout que d'avoir eu des enfants m'a "sauver".
Ça m'a surtout botter les fesses pour arrêter de déconner.
Responsabiliser.

J'ai fais des tonnes de démarche avec des psy.
Reste que j'ai toujours ce bon vieux fond d'angoisse en moi.
Ça se ressent peut-être?
J'y peux pas grand chose de plus.
Mais jamais je vais paniquer ou autre devant mes enfants.
Je garde tout en dedans et ça sort quand je suis seul.
Kit a me rouler en boule et pleurer à en avoir mal.
Ce qui est arriver rarement.
Mes enfants me voient avec le sourire.
De la patience.
De l'amour.
De l'humour.
Une écoute attentive de leur besoin et de ce qu'ils ont a me dire.
Je ne suis pas parfaite, mais je crois être une assez bonne mère.

Je crois que tu as mal compris un peu la situation.
Je me suis encore mal exprimer sur le coup de l'angoisse.
J'ai jamais été bonne pour décrire les choses.
Si j'ai tant de mal a les gérer les 2 seule.
C'est que, en plus de la fatigue (parce que bébé se réveil encore 3-4 fois par nuit), mon grand est vraiment intense.

On a une travailleuse social qui vient à la maison.
On est en attente d'évaluation.
Il fait des crise difficile a décrire et surtout très long a expliquer.
Je suis surtout épuisée et complètement perdu dans tout ça.
J'ai mal pour lui et j'ai peur.

Mais en dehors de tout ça.
J'ai que des bons commentaire coté capacité parental.
J'en fait énormément pour mes enfants.
Mais je m'oublie, comme toujours.
On me dit souvent que ça parait que mes enfants sont aimer.
Qu'ils sont intelligent et éveiller.
Qu'ils sont bien stimuler.
Autonome.
Je m'assure qu'ils manquent de rien.
Je suit leur développe et travail ce qui est plus difficile.

Mais bon, après 4 ans à vivre a un rythme d'enfer.
À pas dormir parce qu'ils sont pas des dormeur.
Mon grand qui a fait ses nuits a 2 ans et 2 mois.
Mon plus jeune qui est né 2 mois plus tard.
Il dormait a peine 27 minutes par jours, pas coller.
Dormait pas s'il y avait la moindre stilumation (lumière, bruit).
A commencer à domir plus de 3h30 en ligne la nuit, a 17 mois (il en a 21).
Se réveil encore parfois 3-4 fois par nuit.
Ajoute les cauchemars, douleurs de croissance et pipi au lit du grand...
Je pense bien être en droit d'être épuisée hein Wink
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Amande

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MessageSujet: Re: Incapable de travailler   Sam 6 Oct 2012 - 10:59

Attention, Laurence n'a remis en doute nul part le fait que tu aimes tes enfants et que tu fais tout ton possible pour être à ton max avec eux hein !

Après, je suis clairement d'accord avec elle (et je te l'avais exprimé à l'époque), les bébés n'arrangent pas tout. J'ai l'impression, à toi de me dire si je me trompe ou pas, que quand ils sont bébés, ça va. tu gères, ils ont grandement besoin de toi donc plus facilement pardonnables de pas dormir ou autre. En grandissant, bah t'as moins de patience, etc. Parce que bon, dans le fond, t'es pas conne, tu sais très bien qu'avoir un troisième dans la situation actuelle serait une belle connerie. Financièrement, psychologiquement, niveau fatigue, etc. D,où ma question si tu ne cherches pas encore quelque chose en la notion de nourrisson.

Ton possible diagnostique de phobie sociale, à voir. Dans le sens où beaucoup de choses ont changées depuis 2007. Tu n'es plus la même, n'a plus la même approche, etc.

Donc ouais, la case psy -chiatre ou -chologue est pas mal nécessaire pour moi. Et / ou peut-être avant médecin de famille. Pas forcément pour des anxio mais pour des trucs qui t'aideront à dormir. Parce que l'angoisse vient aussi du fait de pas te reposer. Donc peut-être que de te reposer, tu serai moins angoissée.

Sinon, question boulot, t'as pas parlé de l'herboristerie? Ça en est ou? Tout arrêter?
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Tatie Lem

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MessageSujet: Re: Incapable de travailler   Sam 6 Oct 2012 - 13:19

Juste, sur un point particulier : à te lire, mais peut-être que je me trompe, j'ai l'impression qu'il ne faudrait absolument pas montrer à tes enfants que tu fatigues ou que tu angoisses.
Sauf qu'ils sont capables de le sentir au delà de la patience, de l'humour... qui n'ont par pour rôle de masquer des sentiments négatifs, ou de se tendre au maximum vers un idéal parfois un peu éloigné de soi.

Je n'ai pas d'enfant, certes, je n'ai pas cette expérience.
Mais je me dis que plus tard, si j'en ai, que je suis fatiguée et angoissée, à cause d'eux ou pas, que ça provoque ou non de la colère, de l'indisponibilité, ou n'importe quelle autre réaction de ma part, je préférerais le leur expliquer, leur dire, mettre des mots sur l'éventuelle tension qu'ils peuvent ressentir venant de moi ou de la situation, l'essentiel étant d'offrir la possibilité de comprendre et l'assurance que ça ne change rien au fait que je les aime. Sans forcément rentrer dans les causes ou les détails, juste reprendre la qualité et l'intensité particulière des émotions, des échanges et des comportements. Je me dis que ce sera peut-être plus facile à vivre...

Ça n'empêche pas les comportements maternels adéquats ni l'amour, à mon sens.
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Caramel

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MessageSujet: Re: Incapable de travailler   Sam 6 Oct 2012 - 20:49

Clairement, je ne remets pas, comme l'a relevé Amande, en question tes qualités de mère, et encore moins ton amour pour tes enfants, hein.

Par contre, urgh, déformation professionnelle, tu me donnes un peu la sensation de "te remplir" avec les grossesses. Chose qui est passablement courante. Et passablement destructrice à terme, tant pour la mère que pour les enfants que pour l'ensemble de la famille.

Et comme le dit LEM, l'angoisse, même si elle n'explose pas devant les enfants, elle se ressent. Vraiment. Et elle donne lieu à des comportements WTF des enfants. Ca m'est arrivé (au taf, là), d'être pas mal angoissée (soucis persos à ce moment là). Je faisais la nuit ce soir là, et à 22h, alors pourtant que j'étais très loin d'avoir craqué devant les enfants (je faisais mon taf comme d'habitude, je faisais des jeux avec eux, je regardais un film avec eux), j'ai fini par appeler une collègue pour qu'elle me remplace. Parce que mon angoisse, ils la sentaient, clairement, et devenaient de plus en plus agités au fur et à mesure que la soirée passait. Et que je sentais clairement que c'était en lien avec ma propre angoisse, qui le désecurisait.

Autre exemple, une des mères des enfants du foyer est une nana incroyablement angoissée. Elle diffuse tellement bien son angoisse (même sans crise ni quoi que ce soit) que quand elle est présente au foyer, l'ensemble des gamins du foyer se met à faire nawak, à s'agiter dans tous les sens, à passer en mode "pile électrique". Quand elle part, on met en général bien une demi heure à calmer les enfants.

Pour parler d'un exemple plus personnel : ma mère est une énorme flippée de la vie, voyant "du danger" à peu près partout, me "couvant" vachement pour me protéger de ces dangers qu'elle imaginait. Pour autant, avant la mort de mon père, je ne l'ai jamais vue partir en couille. Elle faisait clairement de son mieux son "boulot" de mère. Sans "faille visible". Mais pour autant, j'ai toujours été une gamine flippée dans mes relations, flippée des autres, me sentant pas mal en "danger" face aux autres enfants. Ce qui s'est vachement ressenti dans mon intégration à l'école, dans mes relations avec les autres enfants, tout ca tout ca.
De même, bien qu'on ne m'ait jamais rien dit, j'avais largement senti que y avait un gros souci avec la santé de mon père (qui avait un cancer qu'on m'a caché).

Les gens sentent ce genre de trucs. Les gamins encore plus je pense, parce qu'ils ont moins de "filtres" rationnels que les adultes.
Et le leur cacher totalement, c'est impossible et à la limite encore plus flippant, vu qu'ils sentent qu'il y a un problème sans pouvoir clairement comprendre ce qui se passe, ce qui augmente la sensation d'être en danger.

Donc bah... Ouais, je pense que régler ça, ca s'impose. Que travailler sur comment tu peux expliquer / verbaliser ça à tes enfants, c'est aussi pas mal nécessaire (et qui sait, peut-être que ca pourrait calmer les "crises difficilement explicables" du premier. Pas certains, mais c'est possible que ça y joue son petit rôle...).

Pour le coup : pourquoi ca serait "impossible" de faire une thérapie ?


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MessageSujet: Re: Incapable de travailler   Sam 6 Oct 2012 - 23:40

Amande a écrit:

Après, je suis clairement d'accord avec elle (et je te l'avais exprimé à l'époque), les bébés n'arrangent pas tout. J'ai l'impression, à toi de me dire si je me trompe ou pas, que quand ils sont bébés, ça va. tu gères, ils ont grandement besoin de toi donc plus facilement pardonnables de pas dormir ou autre. En grandissant, bah t'as moins de patience, etc. Parce que bon, dans le fond, t'es pas conne, tu sais très bien qu'avoir un troisième dans la situation actuelle serait une belle connerie. Financièrement, psychologiquement, niveau fatigue, etc. D,où ma question si tu ne cherches pas encore quelque chose en la notion de nourrisson.
Caramel a écrit:

Par contre, urgh, déformation professionnelle, tu me donnes un peu la sensation de "te remplir" avec les grossesses. Chose qui est passablement courante. Et passablement destructrice à terme, tant pour la mère que pour les enfants que pour l'ensemble de la famille.
Je sais très bien tout ça et ce n'est pas la raison pour laquelle j'aimerais un 3e enfant.
Il y a beaucoup de raisons qui font que j'aimerais en avoir un 3e si c'est possible et dans de bien meilleurs conditions. J'ai parler que dans le meilleurs des mondes ça serait en 2014. Coté équart d'âge. Mais si c'est pas possible, tant pis. Ça sera quand ça sera mieux, ou pas. Mais là j'aurais un deuil à faire.

Ensuite, non très franchement je trippe pas du tout la première année du bébé. Je préfère nettement rendu passer 12 mois.
J'adore être enceinte et accouchée, mais c'est pas pour ça non plus que j'en voudrais un autre.
J'avais aussi beaucoup plus de patience au premier que maintenant. Le manque de sommeil si longtemps est dur sur le corps et la patience et je pense que c'est juste normal.

Amande a écrit:

Ton possible diagnostique de phobie sociale, à voir. Dans le sens où beaucoup de choses ont changées depuis 2007. Tu n'es plus la même, n'a plus la même approche, etc.

En fait, c'est plus un risque qu'un possible diagnostique.
J'ai fais référence à ce que le psychiatre m'a dit en 2007, coté retour au travail (j'étais arrêter à ce moment), juste parce que je vois bien que ça me pose problème d'être très longtemps sans travailler. Je perd l'envie et la motivation, la confiance en moi, etc. C'est pas du tout la même situation qu'en 2007. C'est sur que j'ai changer et que bien des choses ont changer. Mais ça reste quelque chose dont j'ai du mal a faire face.
J'en est parler parce que je commence à me rendre compte que c'est le noeud de mon problème en ce moment. Quelque chose sur quoi je vais devoir travailler.

Amande a écrit:

Donc ouais, la case psy -chiatre ou -chologue est pas mal nécessaire pour moi. Et / ou peut-être avant médecin de famille. Pas forcément pour des anxio mais pour des trucs qui t'aideront à dormir. Parce que l'angoisse vient aussi du fait de pas te reposer. Donc peut-être que de te reposer, tu serai moins angoissée.

C'est pas de dormir mon problème. Je dors et m'endors très bien! lol
Mon problème c'est que les enfants, eux me réveilles 4-5 fois par nuit sinon plus.
Tu as tout a fait raison que mon angoisse vient très certaintement (ou est emplifier) par le manque de sommeil.
Mais ça, j'y peux pas grand chose. D'ici a ce que le plus jeune se décide a arrêter de se réveiller la nuit. Mon grand ça été a 2 ans et 2 mois. Alors on peut souhaiter ou espérer que l'autre sera du même moule ou que ça va se calmer avant.
Il ne veut pas papa, il espère que je l'allaite. On est en sevrage d'allaitement la nuit. Mais c'est du long terme.

Amande a écrit:

Sinon, question boulot, t'as pas parlé de l'herboristerie? Ça en est ou? Tout arrêter?
J'ai arrêter avant même d'avoir accouchée de mon premier. C'était le soir et je finissais les cours (qui étaient après le boulot) tard et arrivait chez mois vers 23h. Ça n'avait pas de sens. En plus de couter une fortune : 150$ par crédit en sachant que certains cours ont 14 crédits...
Et au final, je me suis rendu compte que j'ai horreur des infusions de plantes et que je n'y crois pas vraiment...


LEM a écrit:
Juste, sur un point particulier : à te lire, mais peut-être que je me trompe, j'ai l'impression qu'il ne faudrait absolument pas montrer à tes enfants que tu fatigues ou que tu angoisses.
Sauf qu'ils sont capables de le sentir au delà de la patience, de l'humour... qui n'ont par pour rôle de masquer des sentiments négatifs, ou de se tendre au maximum vers un idéal parfois un peu éloigné de soi.

Je n'ai pas d'enfant, certes, je n'ai pas cette expérience.
Mais je me dis que plus tard, si j'en ai, que je suis fatiguée et angoissée, à cause d'eux ou pas, que ça provoque ou non de la colère, de l'indisponibilité, ou n'importe quelle autre réaction de ma part, je préférerais le leur expliquer, leur dire, mettre des mots sur l'éventuelle tension qu'ils peuvent ressentir venant de moi ou de la situation, l'essentiel étant d'offrir la possibilité de comprendre et l'assurance que ça ne change rien au fait que je les aime. Sans forcément rentrer dans les causes ou les détails, juste reprendre la qualité et l'intensité particulière des émotions, des échanges et des comportements. Je me dis que ce sera peut-être plus facile à vivre...

Ça n'empêche pas les comportements maternels adéquats ni l'amour, à mon sens.
Oui, tu te trompes. Mais c'est parce que je me suis mal exprimer encore une fois.
C'est évidant que ça m'arrive de pleurer, d'être fatiguée (et de leur demander de jouer tout seul), d'avoir peur, d'angoissée, de me fâcher et même de crier devant mes enfants. Je suis humaine.
Mais je leur explique et je sais m'excuser au besoin aussi.
Par contre, je ne vais pas m'arrêter de faire ce que j'ai a faire parce que j'angoisse ou autre. C'est ce que je voulais dire. Ça ne m'endicape pas envers mes enfants et ma vie de famille.
Je ne suis pas non plus angoisser 24/24. Quand je suis avec mes enfants, j'ai même pas le temps d'angoissée (sauf si je dois courire vers la rue après mon plus jeune pendant que je laisse mon grand en équilibre précaire dans un module de jeu parce qu'il a trop peur pour finir de grimper seul et réclame mon aide). J'ai trop de choses à faire pour penser et angoissée. C'est quand je suis seule que ça mon cerveau tourne dans tous les sens et parfois l'angoisse monte. Mais pas tout le temps non plus. Là, suis dans une période difficile.


Caramel a écrit:

Et comme le dit LEM, l'angoisse, même si elle n'explose pas devant les enfants, elle se ressent. Vraiment. Et elle donne lieu à des comportements WTF des enfants. Ca m'est arrivé (au taf, là), d'être pas mal angoissée (soucis persos à ce moment là). Je faisais la nuit ce soir là, et à 22h, alors pourtant que j'étais très loin d'avoir craqué devant les enfants (je faisais mon taf comme d'habitude, je faisais des jeux avec eux, je regardais un film avec eux), j'ai fini par appeler une collègue pour qu'elle me remplace. Parce que mon angoisse, ils la sentaient, clairement, et devenaient de plus en plus agités au fur et à mesure que la soirée passait. Et que je sentais clairement que c'était en lien avec ma propre angoisse, qui le désecurisait.

Autre exemple, une des mères des enfants du foyer est une nana incroyablement angoissée. Elle diffuse tellement bien son angoisse (même sans crise ni quoi que ce soit) que quand elle est présente au foyer, l'ensemble des gamins du foyer se met à faire nawak, à s'agiter dans tous les sens, à passer en mode "pile électrique". Quand elle part, on met en général bien une demi heure à calmer les enfants.
Comme je le disais.
Je m'en doute bien qu'ils doivent quand même le ressentir.
Mais c'est pas non plus 24/24 que j'angoisse et ils n'ont pas non plus des comportements comme tu décris.
Je sais que je dois travailler sur mon angoisse. Et j'y travail.
Je peux pas non plus décider que j'en ressentirais plus jamais en claquant des doigts non plus.


Caramel a écrit:

Pour parler d'un exemple plus personnel : ma mère est une énorme flippée de la vie, voyant "du danger" à peu près partout, me "couvant" vachement pour me protéger de ces dangers qu'elle imaginait. Pour autant, avant la mort de mon père, je ne l'ai jamais vue partir en couille. Elle faisait clairement de son mieux son "boulot" de mère. Sans "faille visible". Mais pour autant, j'ai toujours été une gamine flippée dans mes relations, flippée des autres, me sentant pas mal en "danger" face aux autres enfants. Ce qui s'est vachement ressenti dans mon intégration à l'école, dans mes relations avec les autres enfants, tout ca tout ca.
De même, bien qu'on ne m'ait jamais rien dit, j'avais largement senti que y avait un gros souci avec la santé de mon père (qui avait un cancer qu'on m'a caché).

Les gens sentent ce genre de trucs. Les gamins encore plus je pense, parce qu'ils ont moins de "filtres" rationnels que les adultes.
Et le leur cacher totalement, c'est impossible et à la limite encore plus flippant, vu qu'ils sentent qu'il y a un problème sans pouvoir clairement comprendre ce qui se passe, ce qui augmente la sensation d'être en danger.
Je sais bien tout ça.
Et d'ailleurs, ton histoire est toujours dans ma tête depuis que tu l'avais raconter en détail.
J'ai toujours a coeur de bien expliquer ce qui se passe a mes enfants.
Et je suis loin d'être comme ta mère.

Caramel a écrit:

Donc bah... Ouais, je pense que régler ça, ca s'impose. Que travailler sur comment tu peux expliquer / verbaliser ça à tes enfants, c'est aussi pas mal nécessaire (et qui sait, peut-être que ca pourrait calmer les "crises difficilement explicables" du premier. Pas certains, mais c'est possible que ça y joue son petit rôle...).
Les périodes de crises de mon grand ne correspondent même pas à mes périodes où je suis plus angoissée ou plus fatiguer. Parfois oui, parfois non. On arrive pas a faire de lien. On continu a tout noter dans une calendier (les crises, les possibles déclancheurs, comment on se sentait a ce moment, s'il est arriver quelque chose, etc, etc).
En gros, là les pistes qui seront évaluer avec lui, c'est un probable trouble d'oposition, des hythèses possible de TED ou Asperger... Mais bon, on est encore loin du diagnostique et on part pas en peur.

Caramel a écrit:

Pour le coup : pourquoi ca serait "impossible" de faire une thérapie ?
Pas d'argent pour aller au privé.
Et j'ai un peu oublier trop souvent d'aller aux rendez-vous que j'avais au CLSC avec une psy qui me coutait rien... Il est arriver trop de chose et j'ai skiper sans m'en rendre compte.
Faut que je pile sur mon orgeuille et ma honte et que je rappel. Être a nouveau sur les listes d'attentes.

Note : J'avais oublier combien c'est compliquer de juste se vider la tête ici lol
Mais je me suis ennuyer de vous tous.
Décidément, j'ai toujours autant de mal a m'exprimer par écrit et quand j'écris tout ce qui me viens en tête durant une crise d'angoisse, ça donne ce que ça donne.


Dernière édition par Ziel le Sam 6 Oct 2012 - 23:43, édité 1 fois (Raison : Manquait un bout de citation)
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