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 Un désespoir à double sens...

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Alptraumann



Nombre de messages : 34
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Localisation : Dijon
Date d'inscription : 04/08/2012

MessageSujet: Un désespoir à double sens...   Jeu 9 Aoû 2012 - 2:27

Le suicide, est une option qui m'a souvent accompagné ces dernières années. Et ce me fût, il faut bien l'admettre, une réelle façon de mieux supporter la vie que de me dire que je pouvais là faire cesser à tout moment. Cela l'a rendu moins hideuse et moins crasseuse, cette absurde existence.
Aujourd'hui cependant, cette envie est plus difficilement contrôlable, et je n'en suis presque absolument plus maître -> j'ai de plus en plus de mal à contenir mes pulsions.

Cela étant dit, je suis tombé l'autre jour sur un texte que j'ai trouvé d'une incroyable puissance et pertinence, et qui, soit dit en passant, explicitait formidablement mes propres considérations athéistes et matérialistes pour lesquelles je n'avais pas systématiquement des mots suffisamment appropriés pour me faire pleinement comprendre et ressentir ce qu'impliquait le fait de se suicider.

Ce texte, cette "lettre sur les suicide à l'usage des vivants", je souhaite là poster ici, en espérant notamment, que cela puisse permettre à certains de méditer sur ce qu'implique le fait de supprimer sa vie.
lettre sur les suicides à l'usage des vivants:
 
(Peut-être le contenu vous semblait-il évident cela étant, ou peut-être également le trouvez-vous contestable... Toujours est-il qu'il y a je trouve, largement matière à réflexion).

Tout d'abord, je souhaite en tout cas saluer la remarquable honnêteté du message, qui ne prend pas les lecteurs, et plus particulièrement les lecteurs suicidant, pour des imbéciles. Nous ne retrouvons pas dans ce texte les sempiternels "ne mourrez pas, la vie est belle", "le bonheur est à portée de main" ou " les choses finissent toujours par s'arranger", formules que je trouve quant à moi vides de sens et qui me font/faisaient dire "si c'est là vôtre seul argument, qui d'ailleurs n'en est pas vraiment un et qui d'ailleurs est trompeur, et bien j'ai compris, il me faut mourir".

En tout cas, alors que je voulais mourir par désespoir envers ce qu'est ma vie, la lucidité de ce texte(qui renforce mes considérations propres) me fait dire que peut-être, je vais finalement rester en vie par désespoir envers ce qu'est la mort.
La "mort" que je considère d'ailleurs comme un terme hyperbolique pour désigner l'inexistence dans l'après-vie. En accord total avec le texte sur la question, je pense en effet que le fait de se tuer ne constitue rien d'autre que de se précipiter vers le néant d'avant sa naissance. Et je pense dans cette optique, qu'il ne faut rien en attendre, que la cessation de son existence n'apporte absolument rien, pas même un repos, pas même un soulagement d'une seconde. Il est, je trouve, en définitive assez déplorable que la mort ne puisse être ce duvet dans lequel on puisse se recroqueviller, et se reposer éternellement d'une vie éreintante.
Toujours est-il que, malgré ces considérations, cette conviction que la mort n'est absolument rien, la tentation de me jeter dans le vide est grande en moi, et non sans rationaliser(en tout cas je crois être rationnel et j'essaie de l'être) , je ne peux m'empêcher de me dire que si devant moi, uniquement des souffrances m'attendent, ce que je présume, autant en finir tout de suite. Et c'est finalement la "préférence" du néant absolu sur l'enfer de toute une vie absurde.

Bref, je dois dire que j'hésite... Et je si je suis encore en vie aujourd'hui, c'est avant tout par possibilité de jouir du choix entre les 2. Tant que je suis en vie, je peux choisir entre la vie et la mort (tout comme quand on a les cheveux longs, on peut choisir de les garder long ou des les avoir courts. Exemple en comparaison risible, je vous l'accorde largement).

Il y a en tout cas de ma part un désespoir des 2 côtés, l'un envers ce qu'est la vie, l'autre envers ce qu'est la mort. Nous verrons lequel sera finalement le plus fort...

D'autres partagent-ils ce dilemme?

(Je tenais à préciser que l'intégralité du message provient d'un blog que je voulais au départ mettre en lien web. Mais, comme je suis nouveau sur ce forum, je me suis rendu compte qu'il aurait fallu que j'attende 7 jours, ce que je ne voulais pas, je l'ai donc mit en spoiler. Il faudra me le dire, si cela pose un problème. J'espère que non Embarassed )
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Wicked



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Localisation : Saint Germain En Laye
Date d'inscription : 31/07/2010

MessageSujet: Re: Un désespoir à double sens...   Jeu 9 Aoû 2012 - 9:18

Si tu veux éviter les problèmes de copyright/citer le blog où tu as trouvé le texte, donne le nom du blog.
Pour en dire plus sur le texte, il faudrait que je le relise une deuxième fois, mais j'apprécie une chose, c'est qu'il n'utilise pas des clichés (même si le ton un peu ampoulé m'agace).
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Invité
Invité



MessageSujet: Re: Un désespoir à double sens...   Jeu 9 Aoû 2012 - 9:45

Je ne suis pas certain de cerner ce en quoi ta vie te désespère, concrètement. Philosopher, c'est bien, mais prendre les problèmes à bras le corps et un par un, c'est généralement plus efficace, pour parler pragmatique.

Par ailleurs, et là c'est affaire de tempérament, mais je ne pense pas être sujet à un suicide "philosophique", mais bien dépendant de facteurs endo- ou exogènes, ou un mix des deux, mais fondé sur un seul raisonnement, je sais que ça n'arrivera pas. Ma vie n'est pas un essai ou un traité, j'ose espérer que la tienne non plus, tout amour que tu portes à la discipline.

Je souhaitais revenir sur un passage :

Citation :
Oui, lecteur, le suicide est une tentative d'inceste : nul ne peut revenir dans la terre natale, sauf à y rencontrer la négation de la vie. La vie est irréversible et unique. Il n'y a pas de continuité entre générations, pas de cycle, pas de répétition, pas de résurrection. Il faut donc non seulement apprendre à conserver l'enfance en soi, à perpétuer l'énergie de l'enfance, le don de s'émerveiller et la faculté de créer nativement, mais aussi remanier de fond en comble l'organisation et le déroulement de sa vie, éviter de la laisser s'enliser dans les routines, dans les mille esclavages qui en forment la texture quotidienne et, du coup, sont presque invisibles.
Franchement, si on en parlait avec des termes moins mélodramatiques, je trouve ça juste, et précisément assez encourageant. Ouais, c'est unique, et ? Tant mieux, non ? Les façons de gérer sa vie sont aussi nombreuses qu'il y a de personnes. Fais-en ce que tu veux, et à partir de là, les mille esclavages blablabla, à part concrètement la loi (parce que si tu commences à entreprendre un génocide, bah oui tu vas te retrouver au mitard), je ne vois pas trop ce qu'ils sont. Après tout, Diogène a décidé de vivre sa vie dans un tonneau, si c'est ton trip, go for it, c'est pas moi qui t'en empêcherais.

J'ajouterais que c'est justement parce que c'est pas facile et "tout tracé" que c'est d'autant plus gratifiant, de soi à soi, d'arriver à y faire son trou, et trouver la place que tu y veux. C'mon, don't be a pussy.

Pour ce qui est de la mort, j'ai une donnée qui influe sur ma réponse : je pense qu'il est bon de rappeler que nous sommes tous mortels (thank you Captain Obvious). Alors bon, de toute façon, entre tergiverser sur un choix ou vivre et mourir de toute façon, histoire d'avoir à son palmarès les deux "expériences" (même si le terme est mal choisi ici), et bien... le choix est pour ma part évident.

De mon côté donc, pas (plus) de dilemne, la pensée de la possibilité du suicide est un confort mental, mais ça reste du vent, concrètement. Quand ça ne va pas, y'a l'énergie du désespoir, d'autres ressources insoupçonnées pour faire bouger l'environnement sur lequel j'ai directement prise. L'apathie, j'ai déjà donné, merci.
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Chapelier



Nombre de messages : 3389
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MessageSujet: Re: Un désespoir à double sens...   Jeu 9 Aoû 2012 - 11:33

Le texte est jolie et bien écrit, il dit des trucs pas cons et qui je pense doivent toucher un bon pourcentage de candidat au suicide.
Je vois très bien le réconfort et le plaisir qu'on peut tirer de ce texte et je crois que si je l'avais lu il y a quelque années je me serais complétement retrouver dedans (enfin sauf certain partie spirituelle que je partage pas franchement mais passons).
Aujourd'hui par contre, je me suis construit un vision du suicide beaucoup moins lyrique assez proche de celle de Poumon d'ailleurs, donc ce texte m'émeut beaucoup moins mais je crois qu'il pourrait faire réfléchir pas mal de monde (ou pas).
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Alptraumann



Nombre de messages : 34
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Localisation : Dijon
Date d'inscription : 04/08/2012

MessageSujet: Re: Un désespoir à double sens...   Jeu 9 Aoû 2012 - 13:40

Wicked a écrit:
Si tu veux éviter les problèmes de copyright/citer le blog où tu as trouvé le texte, donne le nom du blog.

OK



Poumon d'acier a écrit:
Je ne suis pas certain de cerner ce en quoi ta vie te désespère, concrètement. Philosopher, c'est bien, mais prendre les problèmes à bras le corps et un par un, c'est généralement plus efficace, pour parler pragmatique.


Par ailleurs, et là c'est affaire de tempérament, mais je ne pense pas être sujet à un suicide "philosophique", mais bien dépendant de facteurs endo- ou exogènes, ou un mix des deux, mais fondé sur un seul raisonnement, je sais que ça n'arrivera pas. Ma vie n'est pas un essai ou un traité, j'ose espérer que la tienne non plus, tout amour que tu portes à la discipline.
C'est vrai que je n'ai pas évoqué les raisons de mon dilemme, et donc, les raisons qui pourraient me conduire au suicide.
Je tiens à dire que moi non plus, je ne pense pas être sujet à un suicide philosophique. Cela étant, la philosophie m'aide à trancher plus pertinemment entre la vie et la mort. Elle m'aide à peser le pour et le contre des 2 options, à rationaliser donc, c'est par conséquent un instrument et non une motivation, que de penser le suicide sous un angle que l'on peut qualifier de philosophique. Si je n'avais pas tenté de rationaliser, je pense que je me serais déjà suicidé à l'heure qu'il est.

Je dois dire que la vie m'est difficilement supportable, particulièrement ces derniers temps. Je suis seul et j'en souffre. Je n'ai quasiment pas d'amis, je n'ai jamais eu de relation amoureuse. Le fait est que j'ai beaucoup de mal à établir des relations et que je supporte très mal les remarques désobligeantes à mon égards. Lorsque des gens me font des remarques, se moquent de moi, me critiquent, je met généralement des jours à m'en remettre. Et puis, j'ose d'autant moins aller vers les gens que j'ai l'impression qu'ils me détestent avant même de me connaître. Je n'arrive pas à me défaire de ce sentiment.
En plus en ce moment, je suis complètement déboussolé, j'ai l'impression d'avoir perdu mon identité, ma personnalité, je ne sais pas qui je suis, je ne sais donc pas comment agir, parce que je ne sais plus ce que j'aime et ce que je n'aime pas, tout se mélange en une mélasse sans saveur. En plus j'ai 20 ans, je suis sensé être adulte, et je n'ai pas du tout la sensation de l'être, je n'arrive pas à endosser ce qui pourrait être mes responsabilités. J'ai l'impression que je n'ai cessé de souffrir durant toute ma vie et en vue de la rudesse du monde, j'ai le sentiment que mon avenir s'inscrira dans ce même chemin. Je me sens vulnérable et j'ai du mal à supporter toute chose, moi compris. Bref, j'ai l'impression qu'il n'y a aucune issue...


Poumon d'acier a écrit:
Fais-en ce que tu veux, et à partir de là, les mille esclavages blablabla, à part concrètement la loi (parce que si tu commences à entreprendre un génocide, bah oui tu vas te retrouver au mitard), je ne vois pas trop ce qu'ils sont. Après tout, Diogène a décidé de vivre sa vie dans un tonneau, si c'est ton trip, go for it, c'est pas moi qui t'en empêcherais.
Après avoir briser en soi les éventuels conditionnements et déterminismes socio-culturels pouvant compromettre un plein accomplissement, il ne reste en effet que la loi comme entrave. Tant qu'elle garantit les droits fondamentaux de chacun et protège tout un chacun contre les autres, elle est fondé. On pourrait cela étant, pointer du doigts le système répressif qui interdit par exemple, le fait de pouvoir consommer de la drogue ou de travailler au noir. C'est là, je trouve, une contradiction face à l'idée que la liberté consiste à faire tout ce qui ne nuit pas à autrui.
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Invité
Invité



MessageSujet: Re: Un désespoir à double sens...   Jeu 9 Aoû 2012 - 15:05

Alptraumann a écrit:
Je dois dire que la vie m'est difficilement supportable, particulièrement ces derniers temps. Je suis seul et j'en souffre. Je n'ai quasiment pas d'amis, je n'ai jamais eu de relation amoureuse. Le fait est que j'ai beaucoup de mal à établir des relations et que je supporte très mal les remarques désobligeantes à mon égards. Lorsque des gens me font des remarques, se moquent de moi, me critiquent, je met généralement des jours à m'en remettre. Et puis, j'ose d'autant moins aller vers les gens que j'ai l'impression qu'ils me détestent avant même de me connaître. Je n'arrive pas à me défaire de ce sentiment.
En plus en ce moment, je suis complètement déboussolé, j'ai l'impression d'avoir perdu mon identité, ma personnalité, je ne sais pas qui je suis, je ne sais donc pas comment agir, parce que je ne sais plus ce que j'aime et ce que je n'aime pas, tout se mélange en une mélasse sans saveur. En plus j'ai 20 ans, je suis sensé être adulte, et je n'ai pas du tout la sensation de l'être, je n'arrive pas à endosser ce qui pourrait être mes responsabilités. J'ai l'impression que je n'ai cessé de souffrir durant toute ma vie et en vue de la rudesse du monde, j'ai le sentiment que mon avenir s'inscrira dans ce même chemin. Je me sens vulnérable et j'ai du mal à supporter toute chose, moi compris. Bref, j'ai l'impression qu'il n'y a aucune issue...
Même si ça va probablement sonner comme un vieux poncif, ça, ça peut VRAIMENT s'arranger. Y'a pas de mode d'emploi, mais c'est déjà bien de reconnaître que tu n'es pas un animal solitaire et de te construire une carapace en proclamant que tu n'as que faire du regard des autres. C'est un piège "courant".
Envie de te dire qu'à 20 ans, c'est plutôt normal de se sentir en transition, on ne devient pas adulte par magie à une date anniversaire, c'est un process qui dure, et s'inscrit dans la durée. A toi de voir à quel rythme tu veux avancer avec ça, ceci en tenant compte de tes atouts et limites (autant être réaliste et ne pas se mettre tout seul en échec ou au contraire, se rouler en boule dans du coton).
Tu souffres ? Tu trouves ça cruel ? C'est la vie. Mais toute souffrance étant par essence relative, si elle te paraît intense, c'est qu'il y a nécessairement un contrepoint. Alors après, tu peux voir le verre à moitié plein ou à moitié vide. Mais l'auto-persuasion a un réel pouvoir sur ta "philosophie de vie" aussi...
Après, tu peux aussi "travailler" sur cette souffrance. En quoi la solitude est-elle dérangeante pour toi ? Penses-tu avoir quelque chose à prouver aux autres ? A toi-même ?
T'enfermer dans la philosophie ne casse-t-il pas une certaine spontanéité qui met une barrière entre toi et les autres en te blindant derrière une réflexion un peu trop "verbeuse" ?
Si tu cherches à éviter les remarques, ne fais-tu pas tout "pour plaire" au risque de te perdre, ce pourquoi tu aurais du mal à te situer ?

(questions sans à-priori, à prendre comme telles, non comme "agressives", je n'en sais rien, seul toi peux nous le dire)

Alptraumann a écrit:
Après avoir briser en soi les éventuels conditionnements et déterminismes socio-culturels pouvant compromettre un plein accomplissement, il ne reste en effet que la loi comme entrave. Tant qu'elle garantit les droits fondamentaux de chacun et protège tout un chacun contre les autres, elle est fondé. On pourrait cela étant, pointer du doigts le système répressif qui interdit par exemple, le fait de pouvoir consommer de la drogue ou de travailler au noir. C'est là, je trouve, une contradiction face à l'idée que la liberté consiste à faire tout ce qui ne nuit pas à autrui.
Je trouve semi-contradictoire ton histoire de déterminisme et conditionnement, puisque ce qui te fait souffrir semble assez conforme auxdits conditionnements, et "conventionnel".
Quant à tes exemples, du mal à déceler leur pertinence, en toute honnêteté... Quel rapport ?
On pourrait partir en HS sur ces questions, mais vraiment l'impression que ça desservirait le fondement de ton sujet.
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Alptraumann



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MessageSujet: Re: Un désespoir à double sens...   Ven 10 Aoû 2012 - 2:08

Poumon d'acier a écrit:
Envie de te dire qu'à 20 ans, c'est plutôt normal de se sentir en transition, on ne devient pas adulte par magie à une date anniversaire, c'est un process qui dure, et s'inscrit dans la durée.
Oui mais, tout de même, ma période d'adolescence est maintenant achevé...


Poumon d'acier a écrit:
En quoi la solitude est-elle dérangeante pour toi ? Penses-tu avoir quelque chose à prouver aux autres ? A toi-même ?
Je dirais que, j'ai envie d'aimer et de me faire aimer. Pour la joie et le bien être que cela procure. J'ai envie de me sentir complice avec des personnes, j'ai envie d'appartenir à un groupe, un groupe dans lequel je pourrais laisser libre court à ma spontanéité et dans lequel on ne se moquerait pas de moi pour autant. Je voudrais qu'on m'estime, parce qu'elle est assez faible, mon estime de moi.
Et je crois que d'une certaine façon, l'am m'aide à combler un vide affectif. C'est comme ça que je le ressens en tout cas.

Poumon d'acier a écrit:
T'enfermer dans la philosophie ne casse-t-il pas une certaine spontanéité qui met une barrière entre toi et les autres en te blindant derrière une réflexion un peu trop "verbeuse" ?
La philosophie m'a permit de briser en moi bien des conditionnements, de faire s'effondrer les murs de bien des cellules. Mais il est possible qu'elle en soit une nouvelle au final, et qu'elle soit hélas, quelque peu rédhibitoire à l'action. Mais toujours est-il que la philosophie me semble être une libération face à la déraison et aux déterminismes socio-culturels.


Poumon d'acier a écrit:
Si tu cherches à éviter les remarques, ne fais-tu pas tout "pour plaire" au risque de te perdre, ce pourquoi tu aurais du mal à te situer ?
Je n'irais pas jusqu'à dire que je fais tout pour plaire, mais je fais tout pour ne pas déplaire en tout cas. C'est d'autant plus le cas lorsque je suis face à des personnes par lesquelles j'ai envie de me faire apprécier. C'est là un dilemme, car c'est face aux personnes par lesquelles je voudrais me faire apprécier que j'arrive le moins à être moi-même. Le jugement des personnes par lesquelles je n'ai pas spécialement envie de me faire apprécier m'importe un peu moins( bien qu'ils soit quand même douloureux) et je suis alors un peu plus spontanée.Mais globalement, j'ai peur que l'on me déteste ou que l'on me méprise.
Le fait que j'ai du mal à me situer vient plutôt du fait que mon esprit s'est un peu cassé la gueule il y a 2 ans, je crois avoir été dans un état s'apparentant un peu à la dépersonnalisation et déréalisation, et c'est depuis ce temps que je suis un peu déboussolé me concernant.
Poumon d'acier a écrit:
(questions sans à-priori, à prendre comme telles, non comme "agressives", je n'en sais rien, seul toi peux nous le dire)
Oui oui, pas de problème, je l'ai compris. ^^[/quote]

Poumon d'acier a écrit:
Quant à tes exemples, du mal à déceler leur pertinence, en toute honnêteté... Quel rapport ?
Et bien, une répression représente une entrave à ma liberté d'action et par conséquent, une barrière au fait de pouvoir mener ma vie comme je l'entends. Dans les pays comme la france cette répression reste bénigne, mais plus elle est forte, moins on peut contrôler sa vie. A défaut de vouloir contrôler sa vie, on peut vouloir contrôler sa mort en se la donnant.
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