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 Pas vraiment

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Tatie Lem



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MessageSujet: Pas vraiment   Ven 12 Aoû 2011 - 15:54


Comme je le disais dans ma présentation, j'ai la fâcheuse tendance à ne pas savoir dire les choses importantes, urgentes, pressantes, presque autant à l'oral qu'à l'écrit. À l'oral ça ne sort tout simplement pas; à l'écrit, la poésie, ma mythologie personnelle, le rythme et la voix que je me suis découverts au fil des années me permettent de tout aborder, mais je ne peux m'empêcher de crypter d'une manière ou d'une autre. Pendant les périodes particulièrement délicates, j'en suis venue à habiter dans mes textes.
Je suis ici et je m'exprime parmi vous car cette situation commence à m'insupporter. J'ai beau savoir quand, pourquoi et de quelle manière j'ai désinvesti l'oral, le corporel et le spontané au profit de l'écrit et du silencieux, j'ai beau être dépêtrée de mes principales entraves, et même si j'ai pu faire certains progrès, je ne parviens toujours pas à exprimer clairement certaines choses : simplement dire "il me manque", "tu m'as blessée", "excuse moi", "j'ai peur de...", "merci", "j'ai besoin qu'on m'écoute", "je veux qu'on reconnaisse que...". Je cherche donc un soulagement primaire dans l'énonciation la plus simple et la plus dénuée de cryptage possible de mon histoire, de mes réflexions à ce sujet, de ce qu'elle a encore de vivace aujourd'hui.

Mais pas seulement : j'ai besoin d'autres regards que le mien. J'ai passé un temps remarquable à réfléchir sur moi, sur ma famille, sur le monde, les liens et réseaux qui s'y tissent, les intrications et les possibles. J'en suis arrivée à des hypothèses, des reconstructions, j'ai pu dénouer des contradictions, réduire des incompatibilités. Cela m'a permis d'avancer, de résister aux envies suicidaires, de m'impliquer à nouveau dans mon existence et celle des autres, de m'émerveiller. Seule, ou presque. Je suis forcément passée à côté d'une somme d'éventualités inaccessibles à ma pensée et surtout de l'émulation de l'échange avec l'autre : c'est ce que je viens chercher également ici, car je pense que j'en ai besoin et je soupçonne ce manque de faire partie des raisons de mon espèce de plongeon actuel.

Je suis aussi une "Pas vraiment" : perplexe sur tout, capable d'envisager une chose et son inverse simultanément avec quelques jalons entre les bornes extrêmes et le pressentiment de plans parallèles et perpendiculaires. Les seuls éléments certains me semblent être mon état civil et les mathématiques. J'en viens à avoir peur de ponctuer ma prose par des points qui fixent les choses. "Ou pas. Mais peut-être. Quoique... Enfin si, mais non. Et ? Pas vraiment", voilà ce qu'il me faudrait en guise de ponctuation, pour clore la moindre de mes phrases, le dépôt d'un avis, le lâcher d'une pensée. Quand je me décris telle que je suis en train de le faire actuellement et comme je le ferai dans les paragraphes suivants, j'ai l'impression de ne jamais être juste, exacte, de jouer, d'interpréter, comme dans la vie parfois...

Parfois les choses progressent et se ramifient si rapidement dans mon esprit que je ne parviens plus à suivre, que je tourne en rond, que tout finit tronqué, incomplet. Parfois je perçois ma pensée, mon empathie et ma capacité de décision et de réalisation tellement inertes, lourdes et massives que je me sens idiote, inutile, vainement douloureuse, infiniment... au même titre que mon corps, bien souvent. Et depuis quelques temps, ça m'épuise. Ça me met à cran ou me fait me cantonner aux 2,05*1,60 m² de mon lit et aux quelques pouces de l'écran de mon ordinateur, seul moyen de goûter le monde sans provoquer une tempête intellectuelle et affective dans mon cerveau. Tout allait bien pourtant... et ça semble continuer, je ne me sens pas vraiment triste, pas vraiment sombre, pas vraiment inquiète; je ne retombe pas vraiment dans la mélancolie ou le souvenir... mais. Mais ! Certains accès d'angoisse, de sensation de vide ou d'absurdité totale du monde et de l'espèce humaine, de dégoût augmenté par des mises en abîmes de ces mêmes angoisses et ces mêmes dégoûts me prennent sans crier gare ces jours-ci. J'essaie de m'y opposer.

Hier par exemple, il m'a fallu plusieurs heures avant de me résoudre à me lever, me doucher, m'habiller et aller en courses avec mon copain. Il l'a fait seul les autres jours et l'idée de le laisser encore seul tout faire à la maison m'était insupportable. Une fois la résolution prise dans la colère et l'agressivité, il m'a fallu vaincre les manifestations d'angoisses à chaque étape : la prostration, le coeur qui accélère et insupportablement sonore, les pleurs, les douleurs au diaphragme et au thorax, les poings serrés jusqu'aux fourmillements, les pleurs, l'incapacité à parler, à regarder dans les yeux... J'ai ralenti ma pensée et contré le vide et la confusion, j'ai organisé les choses pas à pas, visualisé ce que j'avais à faire, pensé très fort à mon copain si patient juste à côté de moi, pensé à la satisfaction une fois les choses accomplies...
Et puis à un moment, mon copain dans une autre pièce, je me suis mordue le bras pour réduire un accès de pleurs (je n'employais pas ce moyen d'AM il y a quelques années) j'avais juste besoin d'une douleur brève et assez forte, besoin de mettre toute cette agitation dans un acte de violence contre moi pour me faire revenir, retrouver des contours tangibles, définis. Je ne pensais pas m'être mordue au point d'en avoir une marque et un bleu, même minime. Quand je l'ai vu ce matin... je me suis dit qu'il fallait faire quelque chose. J'en ai sommairement parlé à mon copain, j'ai bien vu qu'il tiquait un peu, même s'il est au courant de mon passé et de mes tendances (les cicatrices parlent pour moi de toutes façons) je pense que le voir réactualisé, là, ne lui a pas fait du bien si on m'autorise cette litote.

Voilà. Je pense connaître l'origine des accès que j'éprouve ces temps-ci, j'en parlerai plus tard, il faut que je poste ceci et me relise.

Merci beaucoup pour le temps que vous avez pris à lire ceci, vraiment.
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MessageSujet: Re: Pas vraiment   Ven 12 Aoû 2011 - 16:20

Salut, je me suis un peu reconnu dans le portrait, parce que j'ai été pas mal comme ça aussi. J'ai pas de formule magique mais je voulais déjà te dire que t'étais pas seule dans ce cas de figure, ou avec ce tempérament.

Avec le recul, parce que j'estime avoir un peu changé depuis...

1. Tu es lucide, mais tu restes trop théorique, trop "écrite". Comme tu le dis, tu cryptes, tu fournis des interprétations, mais tu ne te sens pas forcément "toi" jusqu'au bout des ongles. Pas 36 solutions, reviens à du direct, même, et surtout, si ça te fait peur.

2. L'expression exacte, ça relève quasiment de la légende urbaine. A l'oral, tu as des intonations, des silences, des expressions, des gestes, des "signes" qui parlent plus qu'une équation fleurie toute pleine de joli vocabulaire. C'est jamais parfait. La vie n'est pas parfaite, et n'a pas à l'être. Accepte les "à côté". La perfection et l'exactitude, c'est du domaine du "pas vraiment", pour détourner un peu ta formule Wink

3. Force-toi. Le monde n'est pas un écran d'ordinateur, ou une surface de matelas. J'ai beau être humain et te parler, je reste une solution de facilité. Je suis un amas de pixels sous tes yeux, si tu veux, tu me fermes ma gueule en faisant Alt+F4. Sors, vois du monde, essaie de te caler des activités (sportives, associatives), qui motivent un semblant syndical de sociabilité.

4. Pète un coup. Tu as le droit de ne pas tout contrôler, de réagir avec tes "originalités" (ou signes ostentatoires d'angoisse, si on peut dire). Personne ne va te manger. La pression, tu la subiras assez dans tes études, ton boulot, dans tout ce qui relève de l'administration, sans avoir à t'en coller une supplémentaire toute seule. Commencer par s'accepter comme on est, pour mieux se frayer un chemin dans la jungle des Autres.
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Gérard



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MessageSujet: Re: Pas vraiment   Ven 12 Aoû 2011 - 18:29

Pas grand chose à rajouter à ce qu'a dit Poumon d'acier, juste que je me reconnais pas mal dans ce travers de se perdre dans des "divagations théoriques", une faculté de tout intellectualiser finalement.
Mais j'ai réussi à m'en débarasser jusqu'à un certain point. Comment ? Par des exercices de lâcher-prise à l'hôpital de jour, qui m'ont beaucoup aidé à être plus directe. Tu devrais voir s'il n'y a pas des ateliers d'impro dans ta région, c'est une pratique qui aide beaucoup.
Par contre c'est clair c'est le genre de truc qui peut sembler insupportable sur le moment, mais en fait, plus ça prend aux tripes plus ça marche.
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Tatie Lem



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MessageSujet: Re: Pas vraiment   Ven 12 Aoû 2011 - 23:24

Ouep ouep ouep, tout ça m'est passé par la tête, "faut que ceci", "y a qu'à cela"... pour le moment j'ai du mal à prendre une initiative mais j'ai une rencontre qui se profile avec une nana que j'ai aidée pour un concours d'entrée dans les semaines à venir, je vais essayer de ne pas me défiler au dernier moment comme d'habitude.

En parler et lire vos réponses m'aident à envisager de concrétiser les choses : je manque de concret, voilà, je suis trop ancrée dans la théorie, c'est exact. J'ai envie d'envoyer un sms à une amie pour lui demander si elle est dans le coin, du coup Smile

Je sais que ça ira mieux, au moins en surface, dès la reprise des cours. J'ai eu une bonne année universitaire, bien remplie, avec quelques périodes de repli assez rudes à vivre mais rien de conséquent.
Mes études sont un peu originales (D.E. de psychomotricité), on a quatre heures par semaine de pratique, c'est assez difficile à décrire mais on éprouve, on s'éprouve, on verbalise, on expérimente, on vit parfois intensément l'exercice... ça peut aussi bien être par des techniques de relaxation, d'expression corporelle, de petites mises en situation, de mise à l'épreuve du corps et du psychisme. Je suis bien placée pour dire que l'écrit est très insuffisant pour s'exprimer, le verbal ne représentant qu'un pourcentage assez faible d'une communication au final. J'ai du mal à croire ce que me dit le non-verbal chez les autres. Paradoxalement, on me dit plutôt naturelle et expressive quand je parle. Pourtant j'ai parfois l'impression de me "surjouer", enfin... pfff, je sais pas. C'est tellement compliqué tout ça !
Mais je le redis, ça tend vers l'amélioration. Enfin je crois.

Les exercices de TP m'ont justement permis de comprendre plein de choses sur mon fonctionnement, j'ai pris quelques bonnes claques effectivement, et ils me manquent. Je réfléchis à reprendre la danse ou une autre pratique à la rentrée, je ne me suis pas encore décidée, j'ai de quoi faire dans ma ville.
Certains profs m'ont dit que j'avais effectivement du mal à lâcher prise, que j'étais trop cérébrale, et j'ai semble-t-il dans l'un des cours donné trop dans le ludique (ça s'y prêtait) : j'ai dit à la prof qui m'a fait la remarque que c'était un moyen de mise à distance, parce que je craignais de... quoi, au juste ? M'exprimer. Faire voir le fond ? Toucher quelque chose que j'ai patiemment pris le temps de mettre de côté ? Risquer de me mettre à parler de choses dont je crève d'envie de parler, mais qui coincent ?

Badwolf, avec quel type de praticien as-tu participé à ces ateliers d'impro ? J'ignore tout de toi, mais comment as-tu géré l'angoisse dans l'instant ?

Est-ce que cette façon de vous comporter et de penser revient chez vous dans les périodes où ça va moins bien ?
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Caramel



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MessageSujet: Re: Pas vraiment   Sam 13 Aoû 2011 - 0:40

Uhuh.

J'avoue que j'ai souris en voyant ce que tu étudies...

La psychomotricité, pour une nana qui dit avoir du mal à être dans le corporel et le spontané, c'est... Original, comme choix, non ?

Soit dit en passant... Ca pourrait AUSSI mine de rien être une piste de solution... Ouais bah, une psychomotricienne qui consulte une autre psychomotricienne, pourquoi pas hein ^^

________________
Profil partie de Loup Garou :

Nom : Johnny "Caramel" Waite
Age : 40 ans
Description physique : Taille moyenne, cheveux bruns avec parfois des reflets verdâtres, yeux globuleux
Origine : Insmouth, Massachusetts
Profession : vendeur itinérant
Particularités : Refuse obstinément d'évoquer son enfance, sa famille et sa ville natale. Vit au village par intermittence, en raison de son métier

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Caramel dit : Je peux faire Caca en paix ?


Ronge tes barreaux avec les dents
Le soleil est là qui t'attend
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MessageSujet: Re: Pas vraiment   Sam 13 Aoû 2011 - 0:42

Lunar_Excursion_Module a écrit:
Est-ce que cette façon de vous comporter et de penser revient chez vous dans les périodes où ça va moins bien ?
Écrire, intellectualiser, je pense pas. Mais je pense que c'est faute de moyens, pour ma part. J'écrivais régulièrement mais plus ça va, moins j'écris. Parce que pas d'inspiration, parce que j'ai déjà dit en substance les mêmes choses à une autre période, ou parce que je trouve l'écriture complètement futile, finalement.

Cela tient au fait que je trouve tout particulièrement futile quand je ne vais pas bien, et que je trouve difficilement d'intérêt à quoi que ce soit. L'expression ne m'intéresse plus vraiment, j'évolue avec entrain vers une forme de bêtise colérique primaire mais au final bien plus libératrice et "vivante" à mon échelle.

Je crois que ça répond à un besoin pour moi et ce n'est pas nécessairement un modèle à adopter, cependant. De nature "loup solitaire", quand je ne vais pas bien, je suis simplement dans la forme d'enfermement la plus simple. Je ne joins personne et ne laisse personne me joindre le temps que ça passe. Dans le cas contraire, c'est n'importe qui qui se prend l'orage dans la face, sur le moment je trouve toujours plein de trucs à reprocher à tout le monde, de façon totalement arbitraire et régulièrement injustifiée. Mais bon... J'ai appris à vivre avec ça, alors au final, je me dis que c'est pas la peine de me diaboliser ou d'en faire un récit de vie si terriiiible. J'ai juste mon caractère de merde, end of story.
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Gérard



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MessageSujet: Re: Pas vraiment   Sam 13 Aoû 2011 - 2:20

Lunar_Excursion_Module a écrit:
Badwolf, avec quel type de praticien as-tu participé à ces ateliers d'impro ? J'ignore tout de toi, mais comment as-tu géré l'angoisse dans l'instant ?

En fait c'était avec l'ergothérapeute de l'hopital de jour, qui avait une formation et un intéret particulier dans le domaine. Donc je ne sais pas dans quelle mesure ses collègues utilisent cela, en fait.
Sinon je suis chez une pote là, qui m'a parlé d'haptonomie, qui est une thérapie passant par le contact corporel, ça peut être intéressant aussi pour mettre en confiance etc, mais si tu fais la psychomotricité tu ne dois pas trop avoir de problèmes avec ce genre de choses.
Sinon, la gestion de l'angoisse sur le moment, j'avoue que c'était pas simple. Mais faut dire que ça faisait partie d'un travail plus large en HP, et je crois que ça m'aidait beaucoup à affronter cet exercice. Finalement quand on a vraiment envie d'avancer, pas mal de choses se débloquent ^^ En fait au début je me sentais surtout ridicule, un peu humilié, mais j'ai finit par comprendre l'intérêt de l'exercice et à y prendre goût. Ca, bien sûr, plus une bonne dose d'anxio quotidienne, mais bon, ça ne change rien au principe.
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Tatie Lem



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MessageSujet: Re: Pas vraiment   Sam 13 Aoû 2011 - 13:01

Caramel a écrit:
Uhuh.

J'avoue que j'ai souris en voyant ce que tu étudies...

La psychomotricité, pour une nana qui dit avoir du mal à être dans le corporel et le spontané, c'est... Original, comme choix, non ?


Ouep, c'est biscornu comme choix, il tombait pas sous le sens au premier abord ^^ Je rentrerai dans les détails du cheminement qui m'y a amené après, je voulais juste dire qu'en fait (et c'est mon année d'étude qui me l'a fait comprendre, les TP sont faits pour ça... nous ne sommes de toute façon pas autorisés à passer en deuxième année si les problèmes sont trop importants, ce qui n'a pas été mon cas) la force du verbal, l'importance que je lui ai donné dans ma vie et tout ce que j'y ai mis dedans a complètement dominé le langage corporel, que je lis bien mais que je ne prends pas en compte, que je remets sans cesse en question d'une part, et que je contrôle un peu trop quand c'est moi qui émets, même si c'est pas si contrôlable que ça. Ma mère est pareille, selon qu'elle s'adresse à sa famille proche ou à d'autres personnes : ses postures, le ton de sa voix, sa manière de prononcer, son regard changent, c'est flagrant. Ça arrive a tout le monde mais chez ma mère c'est au point que ma petite sœur lui ait dit, quand elle avait 7 ou 8 ans : "Mais arrête de prendre ton air snob quand tu parles à d'autres gens que nous !!"

Après, je suis complexée, je réfléchis trop à ce que je perçois, je suis parfois étonnée de voir la spontanéité des gestes des autres : aussi loin que je me souvienne mes parents n'ont jamais eu de geste de tendresse devant nous, si bien que quand j'ai vu des parents d'amis avoir des petites attentions entre eux, se prendre par la main, etc ... j'ai été très étonnée; de même, venant de mon père, les gestes de tendresse sont tellement rares envers ma soeur et moi que j'ai du mal à ne pas pleurer d'émotion quand je m'en remémore un ou quand un homme de l'âge de mon père me témoigne une sollicitude toute paternaliste.
Exemple : un prof de TP, à la fin d'un cours, qui me met une tape gentillette dans le dos en me disant d'aller voir le médecin parce que je traîne une crève et une déprime ostensible depuis deux semaines, je suis sortie fissa parce que paf, fontaine de larmes.
Cela dit, depuis que moi et ma soeur avons quitté la maison, mon père exprime beaucoup plus sa tendresse. Et je n'ai pas de difficulté à émettre des gestes de tendresse envers mon entourage proche, parfois du mal à les recevoir de mon copain quand ça va pas. Faut dire qu'il est collant et dit "je t'aime" cinq fois par jour Very Happy


Waouh, vive la digression.



Donc avant d'en venir à la psychomotricité j'ai fait une année de prépa Physique/Chimie Sciences de l'Ingénieur, validée mais j'ai pas continué et une année et demi de pharma, après j'ai tout arrêté, me suis renseignée, vaguement découvert la psychomotricité, foncé dans le tas pour avoir mon concours et pouvoir vivre sans trop de problème dans une grande ville financièrement parlant, et voilà. C'est un choix qui me convient je crois pour tout ce que la discipline rassemble, même si je n'ai pas fini de ne jamais être d'accord avec moi-même sur des tas de questions ayant trait à la psychanalyse, à la psychométrie.
Je crois que je suis condamnée à vivre le cul entre 5 ou 6 chaises en permanence, la sérénité c'est pas pour moi scratch

Bon pour le reste...plus tard, ça fait déjà un peu beaucoup là Embarassed

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Tatie Lem



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MessageSujet: Re: Pas vraiment   Mar 16 Aoû 2011 - 18:57

Poumon d'acier, j'aimerais bien trouver la "bêtise colérique primaire" dont tu parles ! Je suis assez rarement en colère, sauf contre moi ou des choses pour lesquelles il est difficile de désigner un responsable. Pour le reste, je m'isole aussi.
Si je n'arrive pas à écrire pendant trop longtemps, j'ai l'impression de ne pas exister.

Badwolf, c'est marrant que ce soit un/une ergothérapeute ! Il ou elle doit avoir un regard un peu différent qu'un psychologue ou un psychomotricien qui animerait. Je connais l'haptonomie assez vaguement pour en avoir entendu parler en cours, dans le cas de la grossesse. Cette année on m'a plutôt initiée à l'eutonie (technique de relaxation par régulation du tonus musculaire) qui selon les exercices a de bons effets sur moi et peu éventuellement servir à surmonter un trac, une tension, se raffermir, être toniquement adapté à la situation, donc à être un peu en confiance. Mais quand je suis trop anxieuse je n'arrive pas à l'utiliser. Je n'arrive pas à prendre de décision de manière générale.

Sinon hier j'ai réussi à parler de plein de choses à mon amoureux (après être passée par l'écrit, forcément) qui a d'ailleurs pu me parler aussi, ça a été dur par moments mais... contente.
Ça ne me soulage pas particulièrement, cela dit. Mais il me comprend mieux, comme ça.
J'ai encore envie de me faire du mal sans trop savoir pourquoi. D'ailleurs le bout de mes doigts est dans un sale état.
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Gulian



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MessageSujet: Re: Pas vraiment   Mar 16 Aoû 2011 - 21:07

Y'a pas de moyen de commencer à pratiquer l'eutonie avant le stade être trop anxieuse?
Quand tu dis que tu n'arrives pas à prendre de décision, c'est que y'a "trop de choix possibles" et tu te décides pas?

J'ai peur de mal avoir cerné le but du topic en fait là ^^' tu voudrais réussir à mieux t'exprimer à l'oral pour l'aspect plus naturel et direct que ça impose? Sans devoir et même pouvoir tout calculer à l'avance?

Lunar_Excursion_Module a écrit:
Est-ce que cette façon de vous comporter et de penser revient chez vous dans les périodes où ça va moins bien ?
J'pense que automatiquement quand on va pas bien comme solution de défense on revient à des choses qu'on connait bien, c'est presque une solution de facilité ouai. Les anciennes habitudes on sait faire. Et quand on se force à mettre en place une nouvelle façon d'agir/de penser, y'a un moment où la manière de base ressort donc quand ça va moins bien, moment de faiblesse disons, je pense.
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Tatie Lem



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MessageSujet: Re: Pas vraiment   Mar 16 Aoû 2011 - 22:16

Twet a écrit:
Y'a pas de moyen de commencer à pratiquer l'eutonie avant le stade être trop anxieuse?
Quand tu dis que tu n'arrives pas à prendre de décision, c'est que y'a "trop de choix possibles" et tu te décides pas?


Pour la pratique de l'eutonie (ou tout autre moyen de se relâcher et de se vider la tête), il faudrait que je m'y astreigne régulièrement, en fait. Dans certains cas, l'arrivée de l'anxiété est prévisible, comme lorsque je sais que je vais être confrontée à une situation particulière, mais en ce moment par exemple ça n'est pas le cas : le coup des courses il y a quelques jours, je rechignais à y aller mais je ne pensais pas me retrouver physiquement bloquée. J'ai vraiment été surprise par la violence de l'accès et des différentes peurs que j'ai pu ressentir : peur de m'habiller, d'être vue, de ne pas savoir quoi acheter, sachant que quand je sors angoissée j'ai du mal à parler j'avais peur aussi des contacts inévitables, etc... J'ai perdu pas mal de poids en peu de temps puis j'ai tout repris, voire plus, je ne sais pas, j'évite de me peser, ce sont mes vêtements qui me renseignent sur les variations. Sans mauvais jeu de mot, je digère pas cette reprise. Après être passée au-dessus de cette peur et avoir pu parlé ça va mieux, n'empêche que je ne suis pas allée cherché un colis qui m'attend au bureau de Poste (une balance, ahah !) bref... entre grosse paresse et évitement, mon coeur balance.

J'angoisse de plusieurs façons mais en général, soit j'ai trop de choix devant moi et je ne sais pas quoi faire, je cherche et je finis par planter comme un ordi en surchauffe à cause de trop d'applications ouvertes, soit j'ai soudainement peur de quelque chose, ou tout simplement de passer à l'acte.
Souvent les deux se mélangent.

Oui, j'aimerais pouvoir être plus directe, entre autres.
Et j'en ai assez de réfléchir toute seule, j'ai besoin d'un autre regard et d'une autre réflexion que les miens, j'ai la sensation d'avoir tout épuisé et de patauger.
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Gulian



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MessageSujet: Re: Pas vraiment   Mer 17 Aoû 2011 - 19:11

Je crois que des fois l'absence de choix est pire que le choix en lui même. Même si tu fais pas le bon, puisque de toutes façons souvent il n'y a pas de bon choix facile, au moins tu en fais un.

Lunar_Excursion_Module a écrit:
Oui, j'aimerais pouvoir être plus directe, entre autres.
Et j'en ai assez de réfléchir toute seule, j'ai besoin d'un autre regard et d'une autre réflexion que les miens, j'ai la sensation d'avoir tout épuisé et de patauger.
Tu parles des gens en général ou de tout le monde? Je pense notamment à ton copain fin il te connait mais ça passe pas mieux avec lui?
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Tatie Lem



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MessageSujet: Re: Pas vraiment   Mer 17 Aoû 2011 - 19:48

Si si, avec lui ça va, ça bloque de temps en temps sur certains sujets délicats, je suis parfois forcée de passer par l'écrit après des mois de rétention mais je finis toujours par m'exprimer, sauf accès d'angoisse, de pleurs... etc où je ne parviens pas à ouvrir la bouche.

De toute façon mon amour pour lui et notre histoire reposent en très grande partie sur ma sincérité totale et le fait que je puisse potentiellement tout lui dire et lui parler de tout, même de choses difficiles pour lui. Je ne pourrais pas sans.

Par choses difficiles pour lui j'entends surtout cette longue histoire avec un garçon, que j'ai eue avant de le rencontrer. Il est mort subitement un an juste après notre rupture douloureuse au possible, alors que j'étais encore amoureuse (entendre dépendante, fascinée, unique raison de rester en vie, etc). Je me résolvais seulement depuis deux semaines à tenter de ne plus souffrir et me convaincre que j'avais une chance inouïe de continuer à le voir et de faire de la musique avec, à me dire que le simple fait de le savoir en vie était suffisant quand d'un coup, il meurt, plus rien.
Ce garçon et moi ne parlions quasiment jamais des choses importantes, du coup je me pose des tas de questions,et je pense encore très souvent à lui.
Il a fallu que je travaille beaucoup sur moi pour que ma relation avec mon copain actuel soit sereine, mais par périodes je déconnecte, j'ai besoin de retourner dans le monde onirique dans lequel j'ai vécu longtemps en permanence juste après pour supporter la mort de mon ex.

Il le sait, on en a parlé dès qu'on a envisagé d'avoir une relation durable, il le comprend mais je m'en veux parfois, j'ai la sensation de ne pas être franche avec lui, et c'est insupportable.

Avec les autres c'est plus difficile, je crains assez leur regard et leur jugement tout en en ayant besoin et tout en ne réussissant pas à leur faire confiance quand ils émettent quelque chose de positif sur moi.
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MessageSujet: Re: Pas vraiment   Mer 17 Aoû 2011 - 20:55

Pour revenir aux posts précédents, tu ressens ton corps au quotidien ? Je veux dire, y prêter attention, quand tu te lave, que tu touche quelqu'un (tu as évoquée le sexe plus haut), quand tu mange quelque chose de bon, etc ?

C'est bateau mais l'avantage des sensations physique dans le fait qu'on ne puisse pas y échapper, c'est que t'es sûre d'être là, dans le présent : tu as une réponse directe, qui ne passera jamais par de l'intellectualisation.

Moins ignorer ton corps t'aiderais peut-être à ce qu'il ne force pas le passage par l'angoisse.
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Tatie Lem



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MessageSujet: Re: Pas vraiment   Mer 17 Aoû 2011 - 23:33

Oui, pour la conscience corporelle c'est bon je crois, même si... les douches ne sont pas particulièrement agréables parce qu'après avoir minci j'ai épaissi en très peu de temps, manger est quelque chose de pas anodin en ce moment et je suis portée vers des trucs très salés ou relevés ou sucrés, faut surtout pas me toucher ni me coller quand je suis énervée, mais dans l'heure suivante je peux être très caline et presque me foutre des proportions de mon corps.

Mais vu que mes journées se résument à un sacré néant en ce moment, les sensations ne sont pas variées ni appréciées à leur juste valeur, c'est évident, ce qui renforce d'autant plus le flottement et l'impression d'avoir une vie vide et un trop plein vaseux et confus interne qui en devient un vide en lui-même tant c'est difficilement saisissable.
Je sais que je dois me secouer. Mais je n'y arrive pas. Pourtant je suis passée par des trucs autrement plus difficiles et j'ai pu me lancer dans des petits boulots parfaitement improbables quand on connait mon manque d'initiative relationnelle (recrutement de donateur dans la rue pour une asso, serveuse, télé-enquêtrice) mais là...
J'ai l'impression de ne plus savoir concrétiser.

Quant au sexe... Oui. Je me demande si je n'ai pas un petit problème aussi. Quoique. Bref.
[Dévoilement encore plus impudique que le reste de ce sujet, je préviens]

Je précise qu'avec mon chéri, même si je me laisse moins toucher parce que je suis pas du tout copine avec mon corps en ce moment, pas de souci, vraiment. Ou de légers dû à ce que je vais exposer mais c'est pas très importants je crois.

Il se trouve qu'il y a quelques années, quand j'étais en classe prépa, j'ai fortuitement découvert l'orgasme purement physique grâce à l'angoisse pendant un devoir de chimie organique. J'étais très mal, au bord de la crise de larmes, à deux doigts de quitter la salle quand vlam. En fait sans m'en rendre compte j'avais croisé les jambes et dans la panique, j'ai contracté puissamment de manière répétitive quelques muscles, et voilà. Une fois découvert ce truc je n'ai pas pu le contrôler pendant quelques temps, puis une fois que j'ai su comment déclencher ça... ça a fini par remplacer l'AM.
Sauf que c'est devenu frénétique, dans n'importe quelle situation stressante si je suis assise, et quand je suis couchée. Parfois je ne peux m'arrêter qu'après une dizaine d'orgasmes, ça me met en retard, je n'y prends plus de plaisir, ça fait très très mal à certains muscles, je soupçonne certains bleus et certaines bizarreries veineuses sur mes jambes d'être imputables à cette exagération. Ça m'empêche même de suivre des conversations quand je ne suis pas toute seule. Mis à part un rougissement et une brusque montée en température, et peut-être un regard vide, ce n'est pas visible, donc... Parfois je commence sans m'en apercevoir et je me sens mal et perdue quand je me trouve dans une situation où je ne peux pas. Typiquement : verbalisation de ce qu'on vient de vivre juste après un TP, on est assis en cercle au sol, chacun s'exprime. Ainsi positionnée je n'y arrive pas, techniquement je veux dire. Bon.
En cas de stress immédiat où je me dois de vite réagir (examen, en cours quand j'ai la sensation que je n'arriverai pas à tout apprendre et que la notion ouvre des taaaaaaaas de pistes et que ça me donne le vertige, quand je me sens nulle, quand j'ai beaucoup de travail, avant une prise de parole en cours par exemple) ça a prouvé son efficacité pour me permettre de mener ce que je fais jusqu'au bout sans exploser. Parfois quand j'y pense avec amusement, j'arrive à me dire que j'ai un super-pouvoir, wouhou !
Mais en dehors de ça, comme en ce moment ? Ça ne sert à rien. Pourtant c'est quinze, vingt fois par jours, plus peut-être ? C'est chiant... mais ça m'empêche de réfléchir. Et peut-être, dans les périodes creuses, de prendre l'initiative de vivre. Et même si je suis assez au clair avec les histoires de honte vis-à-vis du sexe et de la masturbation, c'est quand même pas top pour l'estime de soi.
Bon.
Voilà voilà voilà, hein.
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MessageSujet: Re: Pas vraiment   Ven 19 Aoû 2011 - 10:56

Il y a d'autres moyens de ne pas réfléchir.

Je veux dire... là le truc c'est que t'es dans quelque chose que tu contrôle, mais ça t'enferme en toi-même en quelque sorte. Tu t'autosuffis à ta satisfaction quoi.
Peut-être chercher des trucs où tu puisses être dans l'immédiat mais également dans le partage ? C'est pas aussi jouissif qu'une solution magique mais au moins tu ne piétines pas toute seule dans ton corps et dans ta tête.

Parler sur le moment, cash, sans réfléchir aux tenants et aux aboutissants, ça permet aussi de ne pas exploser. Genre : là maintenant, je ressens ça. Sur l'instant.
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Tatie Lem



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MessageSujet: Re: Pas vraiment   Ven 19 Aoû 2011 - 18:41

J'avais une réponse excessivement longue, comme d'habitude, ça a planté, je recommence en essayant de synthétiser. Y avait un bout de racontage de vie et de "D'où c'est ce que c'est que LEM a tellement de mal à activer son appareil phonatoire pour prononcer des mots dans les moments où, pour une fois, ça présente une utilité notoire" mais bref. Urgh.

Métamorphe a écrit:
Peut-être chercher des trucs où tu puisses être dans l'immédiat mais également dans le partage ? C'est pas aussi jouissif qu'une solution magique mais au moins tu ne piétines pas toute seule dans ton corps et dans ta tête.

D'où mon intention de reprendre une pratique artistique ou sportive avec un groupe, qui sera d'ailleurs utile à ma formation et à mon futur métier.
Problème : oser. Oser faire ce foutu premier pas de passer le seuil d'une MJC, d'une association, de prendre le téléphone et d'appeler. C'est d'autant plus bête de ne pas y parvenir, car comme je le disais dans le précédent post je crois, je l'ai fait pour des choses autrement plus sérieuses et responsabilisantes, donc d'autant plus stressantes, d'autant plus liées à la peur de l'échec, etc... dans les petits boulots que j'ai exercés l'an dernier par exemple.
Mais non. Je marine et je larve. Blouargh. C'est complètement irrationnel, comme ma peur des araignées qui va du simple évitement à la paralysie.
Un premier pas, quoi. Est-ce que je n'arrive pas à le faire car au final je ne retire pas tant de fierté que ça, que j'ai toujours aussi peur de téléphoner alors que je l'ai fait pour des stages et des démarches toute cette année ? Certes, toujours au dernier moment, toujours la voix serrée par la panique, toujours si je ne peux l'éviter grâce à une correspondance par mail ou courrier mais bref, je l'ai fait, et ça ne facilite pas. Pfff.

J'ose pas imaginer le jour où je serai diplômée et amenée à faire une prise en charge toute seule. T'façon ça sert à rien, j'en suis pas encore là. Déjà les étapes avant.
Stop cerveau stop cerveau stop cerveau, argh...

Métamorphe a écrit:
Parler sur le moment, cash, sans réfléchir aux tenants et aux aboutissants, ça permet aussi de ne pas exploser. Genre : là maintenant, je ressens ça. Sur l'instant.

Ce que j'ai fait hier avec mon copain lors d'un beau spécimen de crise de larmes/rage/ô monde absurde/ô mon être veule et coupable/ô je n'y arrive plus. Le démarrage a été compliqué, je lui ai un peu hurlé et crié qu'il n'avait pas compris ce que je lui ai écrit et lui m'a d'abord dit qu'il ne savait pas comment faire, que je devais voir un pro, que je ferais mieux d'en parler avec ma soeur mais on a réussi quand je lui ai méchamment rappelé que j'étais coincée et trop en bordel pour entendre ses doutes sur ses capacités à m'aider. Je lui ai demandé de me poser des questions basiques sur ce que je ressens au moment même, auxquelles je devais répondre par oui et non et que ça suivrait après. Ce qu'il s'est passé, j'ai dû lui répondre des trucs un peu flippants à certaines questions mais ça m'a sortie de l'état d'urgence, je n'ai rien cassé, je ne me suis pas fait mal, il était rassuré, j'ai même pu l'aider ensuite à avaler un comprimé d'anti-histaminique pour ses allergies bien chiantes alors qu'il n'y arrive jamais.
J'ai une chance inouïe d'être avec lui, vraiment. Jusqu'à quand va-t-il encaisser, aussi ?

Sinon je viens de tilter que ça une bonne dizaine d'années que je ne m'étais pas laissée consoler de cette manière, je veux dire, en parlant. Chouette, quand même.

Et merci, le fait d'en parler ici, de vous lire et d'avoir quelques réponses doit y être pour quelque chose
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aline11



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MessageSujet: hola    Dim 21 Oct 2012 - 13:04

Very Happy [b][i][left] j suis toute nouvelle sur le site, jai vu que t es inscrite depuis l an dernier .

J ai pas trop l habitude, mais je devrai m en sortir, du moins j espère Exclamation Exclamation Exclamation Exclamation Exclamation rendeer
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Ziel



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MessageSujet: Re: Pas vraiment   Dim 21 Oct 2012 - 14:38

aline11 a écrit:
Very Happy [b][i][left] j suis toute nouvelle sur le site, jai vu que t es inscrite depuis l an dernier .

J ai pas trop l habitude, mais je devrai m en sortir, du moins j espère Exclamation Exclamation Exclamation Exclamation Exclamation rendeer
Perplexité... scratch
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Tatie Lem



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MessageSujet: Re: Pas vraiment   Dim 21 Oct 2012 - 14:43

Ziel : Je pense qu'elle a vu que j'étais connectée, du coup elle a cherché un de mes post pour s'adresser à moi, puis elle m'a envoyé un MP.
aline11 : J'ai répondu Cool Comme je te l'ai dit, si tu veux t'adresser directement à quelqu'un, préfère les MP !
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Ziel



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MessageSujet: Re: Pas vraiment   Dim 21 Oct 2012 - 14:50

J'ai eu droit à un MP moi aussi cheers
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MessageSujet: Re: Pas vraiment   Aujourd'hui à 7:07

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