Comme j'ai pu l'évoquer dans un autre sujet, je traverse une petite période de spleen. Dans ces moments là, je remets tout en cause et, hier soir, des événements m'ont poussé à réfléchir sur ma relation avec ma meilleure amie.
Morgane et moi nous connaissons depuis plusieures années, depuis le lycée. Les débuts n'ont pas été simples. Je suis sorti avec son meilleur ami de l'époque alors qu'elle était amoureuse de moi.

Je l'ai malmené en quittant, ressortant avec ce dit meilleur ami, sous ses yeux. Mais, après les années lycées, nous nous sommes retrouvés, à la faculté.
Pendant mes études supérieures, je la suivais, de loin. J'ai appris pour sa relation chaotique avec son copain alcoolique et drogué ou bien encore pour ses études qu'elle avait laissé tomber pour, au final, finir à l'usine.

Et puis, je suis revenu dans notre fief d'origine, à ses côtés. On a partagé nos soirées, notre passion pour les séries TV. Je lui ais présenté des amis que j'ai pu rencontrer durant mes études et on a organisé des périples à droite à gauche.
Mais, très vite cette relation aussi belle et puissante que violente et destructrice a montré ses limites.
J'ai eu un copain. Elle n'appréciait pas du tout la relation, jugée par elle trop proche, que mon copain avait avec son colocataire. Pour mon anniversaire,
Morgane, mon copain et son colocataire faisaient partie de la liste des invités. Ce soir là,
Morgane a incendié le dit colocataire, le poussant à quitter la soirée. Premier coup dur, amer.
Autre événement, un soir de crémaillère chez des amis initialement présentés par moi. Ce soir là,
Morgane, déçue d'une relation amoureuses terminée s'était mise en tête de "chopper". Ce soir là, dans la discothèque, elle n'avait que pour seule obsession de trouver le premier mec qui venait. Elle a laissé les trois quarts des invités de côté, s'est laissé peloter grassement par un mec qui semblait ne pas avoir inventé l'eau chaude. A la sortie de la boîte, je me montre volontairement odieux avec elle et je prends les devant en rentrant. A son retour, aux bras de ce jeune homme, elle me demande mon matelas gonflable pour aller dans un coin avec monsieur. Je lui jette au visage, claque la porte de la chambre et rumine. Derrière je l'entends vociférer à mon sujet. Une amie nous pousse à nous expliquer et je lâche tout. Je pleure en lui disant que je ne veux pas la voir se détruire avec le premier mec venu, qu'elle vaut mieux que ça et que je ne veux pas qu'elle tourne aussi mal que moi. Malgré ça, elle passe sa nuit avec le mec en question, l'éjectant dans la nuit.
Hier soir, j'avais promis de la rejoindre chez des amies à elle pour une soirée en boîte. Mais je travaillais aujourd'hui. Au dernier moment, je lui annonce que je suis fatigué (petit mensonge) et que je ne me vois pas la rejoindre. Elle trouve des prétextes, me fait culpabiliser. Mais je tiens le coup. Plus tard, dans la soirée, rongé par le remords je prends la route pour les rejoindre. Sur place, tout le monde est forcément plus alcoolisé que moi. J'ai mal au crâne, ils crient, je n’ai pas le moral, ils rient et parlent de mec, de baise et compagnie... Il suffit qu'une personne me chatouille de trop près pour que je hurle, prenne mes clics et mes clacs et rentre chez moi. Un peu plus tard, quand ils se décident à partir en boîte, je les entends parler sur moi, visiblement d'une façon peu élogieuse alors que j’étais assis non loin de là dans la pénombre.
Tout ça pour dire qu'une autre amie, extérieure à tout ça m'a mis face à l'évidence que notre relation avait changé. Je lui ais avoué que depuis l'épisode de mon anniversaire, notre relation avait changée. Les « Juju » étaient devenus des "Julien", les franches rigolades étaient parfois remplacées par des sourires gênés.
De plus, je m'inquiète de mes excès émotionnels face à elle qui se sont produits deux fois. Pourquoi tant de rage ?
Voilà, je voulais juste faire partager mon histoire avec ma meilleure amie pour que vous me donniez vos impressions.
