Caramel

Age : 30 Inscrit le : 01 Fév 2007 Messages : 13697 Localisation : Lausanne - Suisse
 | Sujet: Re: Vidéo à méditer Lun 21 Juil - 18:23 | |
| Franchement, si on devait me bouffer quand je suis morte, sincèrement, si ca peut faire vivre des gens, personnellement, j'en ai un peu rien à carrer, moi... Je n'aurai plus précisément besoin de ce corps une fois morte, alors qu'il nourrisse les petits vers une fois enterrée, un lion ou un humain... Pour ce que ça change, hein.
Après, ce genre de film me gave parce qu'il joue sur le choc et embarque tout dans le même panier.
Oui, il y a des animaux qui sont tués dans des conditions inacceptables, et ça doit être combattu. Oui, il y a de l'expérimentation animale pas mal inutile, pour les cosmétiques en particulier. Oui, tuer des animaux juste pour pouvoir arborer leur peau autour du cou est relativement gerbant. Oui, certains cirques ont des conditions de vie et de travail pour les animaux qui sont immondes.
Mais dénoncer les abus, oui, ça serait crédible.
Vociférer débilement que les gentilles vavaches et les gentilles poupoules devraient être libres de gambader joyeusement sans méchant fermier qui vient leur voler leur lait ou leurs oeufs, c'est juste risible. Ces trucs là sont des animaux DOMESTIQUES. Les balancer dans la nature, soyez libres mes petits amis, ca revient juste à les tuer.
Et mélanger "libérons les vavaches" et "halte aux abus", ca fait perdre toute crédibilité au message important de respect des conditions de vie des animaux domestiques.
L'être humain est omnivore. C'est une réalité naturelle, et le nier est aberrant. Après, oui, on bouffe trop de viande. Même pour notre santé, bouffer de la viande chaque jour n'est pas supposé être une excellente idée. _________________ Quelle était la résistance de la chair ? Convulsivement, Tchen enfonça le poignard dans son bras gauche. La douleur (il n'était plus capable de songer que c'était son bras), l'idée du supplice certain si le dormeur s'éveillait le délivrèrent une seconde : le supplice valait mieux que cette atmosphère de folie. (André Malraux, La Condition Humaine)
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